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Penser la nation. Mémoire et imaginaire en révolutions
Lévêque Laure
L'HARMATTAN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782296566668
Ce n'est pas le seul édifice social que la Révolution de 1789 a jeté à bas : la volonté refondatrice s'affiche jusque dans le calendrier, où la proclamation de l'An I installe la gestion de l'héritage mémoriel au coeur des enjeux symboliques qu'affronte alors la nation en construction, imposant d'emblée d'inventer de nouveaux rapports qui permettent d'ouvrir des perspectives d'avenir. Quand le sujet se mue en citoyen et que l'abolition des droits féodaux sape les bases sur lesquelles reposaient depuis des siècles l'édifice social et l'identité individuelle, définitivement refondée par l'égalité des droits, alors, avec l'effondrement des repères et l'aboutissement de la longue mise en cause des valeurs reçues, dans la tension extrême entre l'individu et la collectivité, penser la nation passe par une recomposition sans précédent de l'ensemble des référents, qui puise dans l'histoire les chaînes mémorielles capables de fournir des modèles propres à structurer une nouvelle identité collective - pour ne pas parler d'identité nationale , résolument fondatrice et valorisante, sans laquelle aucune reconstruction n'est pensable.
Cet ouvrage vise à analyser la mise en texte de l'Histoire et de l'idéologie au moyen d'une pragmatique du discours, dans un univers romanesque qui court de la période immédiatement post-révolutionnaire aux lendemains de la révolution de 1830, et jusqu'aux prémices de celle de 1848, en s'attachant particulièrement au processus de production littéraire en tant qu'il met au jour des pouvoirs d'intervention dans l'histoire et d'invention de l'Histoire.
Si l'identité s'est longtemps entendue au singulier, fruit d'une ontologie essentialiste qui affirme avec la force d'un principe que " ce qui est est ", avec son corolaire que " le non-être n'est pas ", le freudisme n'a pas peu fait pour reconfigurer cette catégorie ontologique, en l'ouvrant à une pluralité de possibles qu'allait explorer, poussé dans ses retranchements par l'exercice de l'hégémonie, que celle-ci soit linguistique, politique ou de genre, le champ des subaltern studies, accouchant d'identités plurielles, atypiques, métissées, rhizomiques ou atopiques, que les contributions ici réunies s'emploient à éclairer.
Lévêque Laure ; Bonfils Philippe ; Kocoglu Yusuf ;
A lire l'actualité, l'espace euro-méditerranéen évoque aujourd'hui massivement une zone de conflits, culturels, religieux ou économiques, plus ou moins ouverts, jusqu'à menacer le vivre ensemble de communautés que caractérisent pourtant, sur la longue durée, des pratiques d'échanges qui ont assuré, d'une rive à l'autre, une cohabitation renouvelée, sinon toujours pacifique. Les analyses ici réunies questionnent plus particulièrement trois leviers de l'intégration au sein de sociétés euro-méditerranéennes plongées dans une crise systémique aux implications tant politiques que sociales dont les retentissements relèvent de ce qu'Amin Maalouf appelle "identités meurtrières" : la question des langues qui, loin de la malédiction biblique qui condamne le babélisme, fait du multilinguisme un maillon cardinal dans la dialectique du même et de l'autre qui commande l'ouverture à autrui dans la permanence de soi à soi ; celle des politiques éducatives, décisives dans la formation de compétences sur lesquelles toute société entend asseoir son autorité, pour peu que ces compétences trouvent à s'investir dans le système ; celle, cruciale, des circulations dans un espace moins ouvert qu'il ne le dit où la nature de ces flux, touristiques ou migratoires, conditionne les termes de l'échange et le statut de ceux qu'il implique.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.