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Les ânes rouges. Généalogie des figures critiques de l'institution philosophique en France
Levent Jean-Marc
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782747537278
Les " ânes rouges " Dans son Propos du 5 mai 1931, Alain désigne ainsi " ceux qu'on ne peut atteler, qui ne croient rien ". " Ceux-là ont la foi, la foi qui sauve " écrit-il, en opposition à ceux qui montrent " un bonheur d'acclamer, d'approuver les comptes et de dormir, en haut, en bas, comme si les statuts pouvaient penser ". Par analogie, nous avons donné ce nom à différentes figures (Lagneau, Alain, Nizan, Politzer, Sarne, Beauvoir et d'autres moins connues) qui ont critiqué de l'intérieur l'enseignement philosophique dans le but de modifier son programme, ses modalités d'examens et pour dénoncer les moyens de légitimation et de reproduction de son institution. A la veille du XXe siècle, l'enseignement philosophique conquiert, en effet, une position privilégiée et voit son rôle renforcé par rapport aux autres disciplines scolaires, grâce, d'une part, au développement d'une pédagogie où les textes jouent un rôle essentiel, au détriment de la pure et simple répétition des manuels, et d'autre part à l'importance du baccalauréat et de son programme d'examen. Cette étude cherche à déterminer les structures de base de l'institution philosophique, à isoler les conditions politiques et économiques de son évolution, avec leurs incidences directes sur le développement de la pédagogie, et à éclairer la relation qui s'instaure entre l'enseignant et l'institution dont il dépend. Nous avons envisagé l'institution philosophique à partir d'une relation de pouvoir entre un lieu d'ancrage de la tradition, doté de règlements propres, de lieux spécifiques, de structures juridiques, administratives et hiérarchiques qui a pour fonction de constituer l'instance de contrôle global, le principe de régulation et de distribution de toutes les relations de pouvoir dans un ensemble social donné, et une communauté hétérogène d'individus réunis par un objectif commun. Cette relation s'inscrit dans l'exercice du pouvoir, non pas sous la forme d'une donnée institutionnelle, ni une structure qui se maintient ou s'abolit, mais une relation qui s'élabore, s'organise, évolue et se dote de procédures plus ou moins ajustées. Nous avons tenté de cerner l'évolution de l'institution philosophique au XXe siècle, à partir de pratiques discursives produites par des schémas de comportement et des types de transmission et de diffusion de formes pédagogiques, et à travers ceux qui les ont contestés et qui ont remis en question, un moment donné, la forme de rationalité en présence. L'institution est abordée ici dans une perspective historique aux prises avec un triple jeu celui de la vérité, du pouvoir et du rapport à soi.
Sur une île minuscule des Tropiques mise en coupe réglée par deux frères, une jeune femme à la beauté ensorcelante revient hanter son assassin. Plus près de chez nous, à la basse saison, un pêcheur découvre une belle fille étrange et solitaire qui semble avoir été apportée par la marée ; il s'en éprend, sans se douter de la catastrophe qui s'apprête à déferler sur la région. Un jeune ouvrier de banlieue se trompe de porte et croyant rejoindre sa dernière petite amie se retrouve aux prises avec une créature extraterrestre, aussi hideuse qu'irrésistible. Un riche Américain venu goûter aux plaisirs d'un Paris futuriste, très appauvri et quelque peu apocalyptique, connait une autre mésaventure de ce genre... Les textes contenus dans ce recueil fantastique, placé sous le signe d'Eros, sont les suivants : - Le moine et la Malgachine - Amor Fatie - La créature de l'autre monde - Fauna - Fille publique - Seconde chance - Desseins éternels - Le dernier voyage d'Abe Tsumbo - Noces Toutes les illustrations sont originales et de l'auteur.
La coexistence de deux systèmes bien différents d'expression du vrai dans la période la plus ancienne de l'histoire de la langue grecque appelait un examen méthodique. Comment s'explique-t-elle ? Que révèle-t-elle ? Pourquoi l'un de ces deux systèmes subit-il un affaiblissement constant, qui aboutira à sa disparition complète dans la prose du IVe siècle ? Comment faut-il expliquer qu'ils entrent l'un et l'autre en opposition avec les mêmes termes représentant le faux ? Une analyse rigoureuse et complète des faits enregistrés et des questions posées permet d'établir que les deux séries de concepts présents derrière les mots correspondent d'une part à des structures de cognition et à des pratiques de communication que l'on peut considérer comme archaïques et, d'autre part, au développement progressif d'une forme récente de vérité, reposant sur des mécanismes différents d'acquisition et de transmission, qui méritent d'être qualifiés de modernes. Parallèlement au développement de cette vérité, une transformation de la nature conceptuelle du faux se laisse percevoir clairement, si bien que l'extension ultime de son évolution, à la fin de la période considérée, derrière le verbe signifiant mentir, dire le faux, permet de bien comprendre ce qui s'est progressivement produit et de démontrer la pertinence de l'ensemble des reconstructions proposées. Par l'étude sémantique sont saisis, pour ainsi dire de l'intérieur, dans toute la mesure du possible, les mécanismes subtils et profonds de l'action de l'esprit qui ont, au fil du temps, généré une vision des choses et une appréhension nouvelles du réel, au terme d'une démarche reposant sur une modification des rapports entre le sujet en quête de connaissance et l'objet de son investigation. La description de l'histoire d'??????? se confond, dans ces conditions, avec celle de la pensée commune des Grecs et des progrès de l'esprit humain dont l'évolution ainsi captée porte témoignage. Au-delà des lexèmes et de leurs occurrences, les explications proposées conduisent ainsi le lecteur, par une plongée dans l'humain, à la perception dans la diachronie de quelques secrets fondamentaux de l'âme grecque et, à travers elle, pour reprendre une expression de Bruno Snell, à une sorte de "découverte de l'esprit" occidental. Jean-Pierre Levet, né en 1945, est actuellement professeur de langue et littérature grecques et de grammaire comparée des langues indo-européennes à l'Université de Limoges. Il a enseigné à Paris X (1968-1975) et à Poitiers (1975-1983). Les travaux de cet agrégé de grammaire, titulaire de deux doctorats d'Etat (Lettres et Sciences Humaines, Science Politique), portent sur la linguistique historique ainsi que sur la science, la logique et la philosophie grecques et leurs prolongements médiévaux.
Résumé : Spécialistes de la société et du pouvoir algériens, Jean-Louis Levet et Paul Tolila dénoncent dans ce livre sans concession la véritable nature du régime d'Alger et les blocages qu'il oppose à une relation apaisée avec la France. Quand l'Algérie en aura-t-elle fini de ses interminables débats mémoriels avec la France ? Plus de soixante ans après son indépendance, le passé ne passe pas et le pays reste figé entre statu quo, corruption et répression. Les légitimes aspirations de la jeunesse ? Sans réponse. L'Etat de droit ? Inexistant. La démocratie ? Tournée en ridicule. Après cinq ans de travail au coeur des réalités algériennes, d'échanges avec les principaux acteurs de la société, les auteurs dessinent une Algérie aux antipodes de la propagande officielle. Une propagande moquée dans les rues du pays par une majorité d'Algériens criant non pas leur rejet de la France ou du passé colonial, mais celui de leur propre gouvernement, de l'arrogance des pouvoirs en place, d'un système politique complice des pires iniquités. Les racines du mal algérien ? Le pouvoir prétorien, l'incroyable avidité d'une nomenklatura méprisant le peuple, les atouts économiques volontairement bridés au profit d'importations juteuses, la gangrène de la rente des hydrocarbures, l'explosion de tous les trafics et du marché noir. Paralysante et souvent corrompue, une administration tentaculaire accroît les blocages d'une société humiliée, devenue triste et dure pour les plus faibles. Une société, pourtant, dont la survie et la résilience soulignent la vitalité, culturelle notamment, face à un conservatisme religieux omniprésent depuis la " décennie noire " du terrorisme islamique... Entre l'Algérie et la France l'apaisement est-il possible, dégagé des instrumentalisations de l'histoire et des mémoires ? Confrontés aux mêmes enjeux - migrations, défi de l'eau, terrorisme, sécurité alimentaire, santé -, les deux pays ont tout pour s'entendre et se comprendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.