Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lumière nomade
Leuckx Philippe
MEO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782930702902
Chez Philippe Leuckx, la magie heureuse des mots s'apparente à la dentelle. Dès lors, l'exil est douceur, et non douleur. Ombre et lumière se déclinent à fleur de peau, même si, à la fin, "les pieds sont trop lourds" : trop lourds au seuil de la nuit ? Car la nuit, plus qu'une "lumière nomade", semble révéler au poète des "terres désolées". Dès lors, reviendra-t-il à une "écume qui pointe" ? La lumière transpose, mais elle peut aussi cingler : pour éclairer plus impitoyablement, soit plus lucidement encore que ne le fait, pour lui, la nuit, "les terres désolées" ? En attendant, la lumière va, se pose, balbutie, étire ses impressions, construit une atmosphère davantage de ville que de champs. Même si "parfois l'âme des blés convoque" l'auteur, lui "intime les mots d'enfance et de grange", le "somme de revenir à plus de densité". Soit à davantage de matière (le blé : le pain) - la lumière étant immatérielle. Mais il nous avait prévenu : "On demeure presque sans voix, le filet d'émotion contenu". (Monique Thomassettie, extraits de la préface)
Leuck Olivier ; Goumi Michel ; Gozard Ivan ; Hauch
Le résumé de cours. Il vous permettra d'accéder à une connaissance synthétique des notions. Les méthodes : elles vous initieront aux techniques usuelles qu'il faut savoir mettre en place. Le vrai/faux : il testera votre compréhension du cours et vous évitera de tomber dans les erreurs classiques. Les exercices, avec des indications : souvent tirées d'annales de concours, ils vous entraîneront aux écrits comme des oraux. Les corrigés : toujours rédigés avec soin, ils vous aideront à progresser dans la résolution d'exercices.
En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un "Monseigneur". Celui-ci emmène l'enfant, "candidate" à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'Etat et d'Eglise : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances. Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part "licite" dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour "recoller" ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité. Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.
Que faire lorsqu'on subit un licenciement aussi brutal qu'arbitraire et que le mot "chômage" devient imprononçable ? La question, douloureuse, enfonce dans la sidération Sandrine, ex-cadre commercial d'une firme pharmaceutique. Avec, en filigrane dans la solitude et l'opacité des jours vides, la soif d'un père absent depuis l'enfance, qui vient de mourir et dont elle occupe la baraque déglinguée. Jean-Marc, lui, se demande si le stress post-traumatique lui permettra de reprendre son travail de professeur après avoir été agressé par un élève. Sa brève rencontre avec Sandrine, ivre morte le soir de son licenciement, ravive son vieux désir d'écrire. La jeune femme lui serait-elle tombée de nulle part, comme la Bird du Baiser cannibale, son roman fétiche, pour devenir le personnage qu'il attendait ? Encore faudrait-il la retrouver…
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la "parfaite épouse, mère de famille et enseignante" que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée… Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.