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Culture Clash. Punk rockers, big audio dynamite, dreadloks et video
Letts Don ; Nobakht David ; Loupien Serge
RIVAGES
18,95 €
Épuisé
EAN :9782743621575
Londres, 1977. Un DJ rasta secoue le Roxy Club, en mixant4u reggae dub entre les sets des Clash ou de Generation. En pleine explosion punk, Don Letts amorce un véritable choc des cultures et s'impose comme un des artisans de bon nombre des métissages musicaux à venir... Musicien novateur, réalisateur de documentaires sur le punk, Sun Ra, Jam, George Clinton ou plus récemment Damon Albarn, cet anglais d'origine jamaïcaine est depuis la fin des années 70 de toutes les aventures. Manager des Slits, complice de Johnny Rotten et de Joe Strummer, un moment proche de Bob Marley, Don Letts surfe sur les vagues d'un formidable mix culturel, explore aux côtés d'Afrika Bamba les débuts de la contre-culture hip hop new-yorkaise, puis forme en 1984 avec Mick Jones des Clash le groupe Big Audio Dynamite, véritable acte de naissance d'un electro rock taillé pour les dancefloors. Des rues de Brixton aux boutiques de King's Road en passant par les ghettos du South Bronx, cette étonnante autobiographie raconte son odyssée...
A Bologne, dans les registres de la justice pénale, entre 1343 et 1474, quatre-vingt-onze hommes sont accusés d'avoir abusé sexuellement de plus de cent trente enfants, garçons et filles. Ce livre analyse ces cas de pédocriminalité dans une optique de genre. Il dresse une sociologie des victimes puis des inculpés en s'attardant sur les sodomites, catégorie de pédocriminels en voie d'affirmation, s'intéresse ensuite à l'acte lui-même en intégrant l'extrême violence qui prend place avant le viol lui-même et les lourdes conséquences qui en découlent sur la victime, ses proches, la communauté, la morale, voire l'ensemble de la chrétienté, et enfin étudie les peines infligées aux coupables, de la difficile dénonciation du criminel à l'énonciation et à l'application de la sentence. En proposant une réflexion d'ensemble sur crimes, genre et châtiments, ce livre explore un sujet jamais traité auparavant par les médiévistes : le crime pédophile.
Jean-François Paul de Gondi, Cardinal de Retz (1613-1679), a fortement marqué les lettres classiques françaises par ses Mémoires, rédigées à la fin de sa vie et publiées en 1717. Souvenirs centrés sur la Fronde, mouvement complexe de révolte anti-monarchique ayant connu son apogée sous la régence d'Anne d'Autriche secondée par Mazarin (autour de 1650), les Mémoires de Retz dépassent largement le cadre historiographique d'une pure recension de faits. D'une part, le Cardinal, qui joua par ses intrigues un rôle majeur dans la Fronde, se présente dans toutes les contradictions de sa personnalité, se plaisant sans cesse à "avancer masqué", selon le mot de Descartes. Tour à tour archétype du conspirateur ingrat, de l'"artiste en fait d'intrigues" jusqu'au parangon de la générosité, on ne sait toujours pas trop quoi penser de ses Mémoires - tant sur le plan psychologique que sur celui de la vérité historique : "L'érudition et l'analyse, note Janet Taylor Letts, ont enseveli le livre sous un amas de notions plus ou moins claires du climat d'idées du XVIIe siècle"... Cette relecture de l'oeuvre majeure de Retz met en exergue son aspect éminemment baroque. Le "possible", l'"enveloppé" - tremplins pour l'imaginaire, réquisits nécessaires de l'art en général - animent constamment les Mémoires, qui se focalisent en outre sur les hommes de l'élite, les seuls à écrire véritablement l'Histoire : le Cardinal de Retz pensait en effet "que les grands événements dépendaient du talent qu'ont les grands hommes de voir les possibilités contenues dans une situation".
L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire. En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais. Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les "fauteurs de troubles" puis les expulser du territoire américain. A priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres...Après la série Kenzie-Gennaro, Mystic River et Shutter Island, Dennis Lehane s'attaque au défi de raconter la naissance de l'Amérique moderne sous la forme d'une flamboyante épopée. Noir et social, lyrique et intimiste, Un pays à l'aube démontre que Lehane est l'une des voix majeures du roman américain contemporain.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Leo Strauss se penche sur la signification du nihilisme allemand, qu'il considère comme la base culturelle du national-socialisme. C'est la seule fois où il parle du nazisme, lui qui en a connu les premiers signes en tant qu'Allemand et en tant que juif.Son analyse est simple et lumineuse. Il démontre que loin d'être un phénomène lié à la folie d'un chef capable de sidérer un peuple entier, le nazisme est enraciné dans l'histoire de l'Allemagne moderne et dans l'histoire de la modernité. Sa critique s'inscrit dans la tradition philosophique classique et dans la tradition biblique, l'une et l'autre radicalement opposées au nihilisme contemporain. La crise de notre temps est tout entière là, avec les moyens, donnés par la tradition, de la surmonter.Ce livre est composé de trois essais : " Sur le nihilisme allemand ", 1941, " La crise de notre temps ", 1962, et " La crise de la philosophie politique ", 1962.