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La liberté de la presse écrite au XXIe siècle
Letteron Roseline
CNRS EDITIONS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782271114181
La liberté de la presse écrite s'incarne en France dans la loi du 29 juillet 1881, monument législatif associé au régime républicain. Elle est à la fois le fruit d'un long combat et le point de départ d'une construction juridique et économique qui confère à la presse un statut très privilégié. Evoquer la liberté de la presse au XXIe siècle conduit à s'interroger sur les menaces qui pèsent sur elle, en particulier avec le développement d'Internet. Peut-on concilier liberté de communication et respect de la vie privée, secret des sources et respect des prérogatives des juges, droit à l'oubli et accès à l'information ? A toutes ces questions, et à bien d'autres, les intervenants sollicités par le Centre Thucydide (Université Panthéon-Assas) et le Centre d'histoire du XIXe siècle (Université Paris-Sorbonne) se sont efforcés d'apporter des réponses. Cette approche pluridisciplinaire de la liberté de presse donne ainsi toute son actualité au propos de Thomas Jefferson : "Notre liberté dépend de la liberté de la presse, et elle ne saurait être limitée sans être perdue."
Libertés publiques, entre progrès et menaces Les libertés sont l'affaire de tous. Leur protection ne consiste pas seulement à proclamer des droits, mais aussi et surtout à assurer leur garantie. Les libertés ont toujours évolué en même temps que les mentalités et les revendications sociales. On observe actuellement à la fois un élargissement du champs des libertés et une demande de sécurité qui les menace. Par ailleurs, internet et l'IA bouleversent le domaine de la protection des données personnelles. Quelles sont les libertés publiques et existe-t-il des libertés plus fondamentales que d'autres ? Comment les garantir ? Quelles normes les protègent ? Quelles sont les atteintes aux libertés et comment y remédier ? En s'appuyant sur des exemples précis, Roseline Letteron met en perspective le système français avec d'autres modèles internationaux. Un ouvrage éclairant.
La laïcité est aujourd'hui dans la tourmente. Incarnée par la célèbre loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, intégrée à la Constitution et associée au principe républicain, elle semblait pourtant relever du patrimoine historique et juridique français. Elle est désormais concurrencée et contestée. Concurrencée par d'autres systèmes, comme le sécularisme américain ou les régimes qui refusent toute séparation entre les Eglises et l'Etat, et contestée aussi au nom de la liberté religieuse et du multiculturalisme. Même le principe de non-discrimination se fait alors, paradoxalement, l'instrument d'une mise en cause de la neutralité religieuse. Au cours d'une "Journée des Libertés" co-organisée par le Centre d'histoire du XIXe siècle de Sorbonne Université et par le Centre Thucydide de l'université Panthéon-Assas, historiens, juristes, spécialistes de relations internationales et des sciences humaines se sont penchés sur le principe de laïcité et la crise qu'il traverse. Le présent ouvrage est le fruit de leurs regards croisés.
Des cortèges du XIXe siècle aux Gilets jaunes d'aujourd'hui, la manifestation n'a cessé de susciter le débat. Parfois considérée comme un rassemblement séditieux, elle est aujourd'hui l'objet d'une liberté qui se traduit par un droit d'investir l'espace public pour faire valoir une revendication. Mais cette liberté est fragile, d'abord parce qu'elle s'exerce dans la rue - lieu où doit être garanti l'ordre public - et qu'elle impose ainsi une constante recherche d'équilibre entre la liberté d'expression et le maintien de l'ordre. Cette liberté est aussi fragile juridiquement car son régime repose sur un décret-loi de 1935 - texte de circonstance adopté à la suite des émeutes du 6 février 1934 - désormais intégré au Code de la sécurité intérieure. Le régime déclaratoire que ce décret met en place semble bien peu adapté à une époque où les manifestants se mobilisent sur les réseaux sociaux.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.