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Feu les écoles normales (et les IUFM ?)
Lethierry Hugues
L'HARMATTAN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782738425331
Pour la première fois sur la terre, la nature, la vérité, la raison et la philosophie vont donc aussi avoir un séminaire. Pour la première fois, les hommes les plus éminents en tout genre de science et de talent (...), les hommes de génie vont être les premiers maîtres d'école d'un peuple ! " Le rapport Lakanal (2 brumaire, an III, 23 octobre 1794) ne pouvait pas prévoir que la première Ecole normale durerait si peu de temps ! Dès l'époque apparaît la contradiction entre savoirs disciplinaires et savoirs pédagogiques. Certes, on relève la création d'une Ecole normale à Strasbourg en 1810, mais il faudra attendre Guizot pour concevoir en 1833 l'idée d'une généralisation de l'institution, et c'est dix ans après la Commune de Paris que la IIIe République procédera à une véritable " normalisation ". En entrant dans le corps, on coupe avec sa famille, sa religion, sa région, sa classe. Le but est d'écarter toute position partisane. En réalité, les idées pacifistes et syndicalistes pénétrèrent, comme le prouve l'étude de la presse, au grand dam des autorités. Mais, dans les années 1960, il n'y a plus de " vocation " : c'est l'école post-normale ; l'identité vacille. Le concours d'entrée devient concours de circonstances. Comment tirer un trait sur l'histoire de l'Ecole normale et créer une culture commune aux trois corps constitués par les clercs (les universitaires), les guerriers (les " hussards noirs ") et les agriculteurs (la hiérarchie qui veille au grain) ?
Ecrire. Oui mais comment ? Ce livre apprend la maniere et le style ... en les pratiquant. On le conservera comme une bonne bouteille, après l'avoir lu d'un trait ! Car il nous délivre de l'angoisse de la page blanche et du silence du lecteur et vous redonne foi en vous-même et dans les autres : bibliothécaires, libraires, éducateurs en feront leur miel.
Altermarxiste ? Géographe radical ? Cet ouvrage aide à comprendre les liens entre options politiques et philosophiques ainsi que les directions dans lesquelles peuvent s'orienter aujourd'hui recherches et mouvements "altermarxistes" sur les différents continents. Difficile de ne pas passer par la case Lefebvre. Certes il demande un effort mais on n'y trouvera néanmoins aucun jargon inutile ni discussion de salon : seulement des références à Pascal, Schelling, Heidegger, Sartre, Clouscard... Une femme, un honnête homme du XXIe siècle - qu'il soit citoyen, militant, étudiant, enseignant - y puisera, à travers Henri Lefebvre, une arme pour l'intelligibilité du monde ainsi que pour la pratique.
La crise économique, les mouvements sociaux, posent plus que jamais la question du militantisme. S'agit-il: de se sacrifier pour la cause (supposée toujours " juste ") ou / et de construire dans le même temps des savoirs concernant le social, son histoire, les idéologies qui l'accompagnent... ? de construire aussi des capacités d'organisation personnelles et collectives (prise de parole, gestion des budgets...) et des attitudes dans la vie? Et ce, qu'il s'agisse d'un mouvement humanitaire, syndical, social ou poli-tique (féministe, anarchiste, écologiste, communiste, trotskiste, etc.). Ou encore des " sans ", des " alter ", de l'éducation populaire... L'investissement militant est source d'enrichissement malgré les désagréments qu'il procure parfois. L'ouvrage contient de nombreuses histoires de vie qui aident et qui orientent le lecteur dans sa propre définition de l'activité militante, souvent moquée (ou glorifiée) sans qu'on s'interroge suffisamment sur ses ressorts.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.