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Béranger. Des chansons pour un peuple citoyen, avec 1 CD audio
Leterrier Sophie-Anne
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753522893
Béranger n'est plus qu'un nom qui ouvre les histoires de la chanson, auquel on ne rend qu'un hommage formel. Pourtant, le chansonnier a été, de son temps, si populaire que Pierre Larousse a pu écrire qu'il était, parmi ses contemporains, "aussi célèbre que Napoléon". La vie de Béranger est bien connue. Ce livre n'est pas une biographie de plus, mais une exploration de la culture musicale populaire du début du XIXe siècle, au prisme de ses chansons. C'est un essai sur la place de Béranger dans l'histoire de la chanson et sur les pratiques musicales de son temps, dans lequel on découvrira comment on apprend les chansons, comment on les interprète, quel est leur rôle dans l'éducation politique et dans les loisirs des hommes et des femmes d'alors. Le chansonnier écrit entre la Révolution, qui a donné une place nouvelle à la chanson comme vecteur d'idées, et le café-concert, qui en fera un moyen de divertissement de masse. Il est à la fois un homme du XVIIIe siècle, le meilleur représentant de la culture chansonnière révolutionnaire, et le fondateur de la chanson politique moderne. Il est aussi le dernier représentant majeur de la chanson non commerciale, sur timbre, offerte à toutes les interprétations. Ses chansons permettent donc d'approcher l'apprentissage de la démocratie sous l'angle de la culture populaire.
Le domaine de la chanson est vaste et divers, segmenté en territoires bien distincts : les termes de "chanson populaire", "folklorique", "traditionnelle", de "chanson française" renvoient chacun à des époques et à des espaces spécifiques. Les chansons anciennes qui font l'objet de cette étude engagent des acteurs très variés : des institutions patrimoniales qui gèrent des collections imprimées ou des fonds sonores, des équipes qui valorisent les chansons en les publiant, des chercheurs, des enseignants, des interprètes. Un CD réunissant des pièces illustrant chacun des articles est joint à l'ouvrage.
Résumé : La Révolution française et les secousses qu'elle a durablement engendrées en Europe ont souligné de manière inédite l'influence du Verbe sur la politisation collective. Selon quelles modalités le bouillonnement rhétorique de la Révolution a-t-il été assimilé, mis à distance et pour partie réinventé en Europe occidentale dans le demi-siècle qui a suivi ? Quelle a été l'incidence de cette rhétorique fondatrice dans la politisation d'individus de toutes conditions sociales ? Du monde anglo-saxon aux confins méridionaux de l'Europe en passant par le territoire flamand, la rhétorique de 1789 a fait l'objet d'adaptations profondes, quand elle n'était pas franchement rejetée. En France même, loin d'une diffusion de valeurs républicaines directement issue du Verbe révolutionnaire, les analyses présentées ici suggèrent toute la complexité des entrelacements argumentatifs dans la maturation progressive d'un modèle politique national jusqu'en 1848.
Exercer en prison quand on est professeur des écoles, c'est assurer une mission très particulière de l'Education nationale, au-delà de la lutte contre l'illettrisme qui est cependant prioritaire. Il y a d'abord le choc de l'immersion dans l'univers carcéral, puis la découverte des règles qui régissent cette microsociété. Des rencontres marquantes avec des hommes qui vivent dans l'attente : d'un jugement, d'une fin de peine ou simplement d'une visite au parloir, d'un courrier. Et il y a surtout un questionnement sur l'efficacité de la machine carcérale en terme de réinsertion. Par le biais d'anecdotes, de situations vécues, c'est une expérience professionnelle et personnelle de neuf années qui se raconte dans ce livre, témoignage de la réalité du monde carcéral.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni