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L'autre public des matchs de football. Sociologie des supporters à distance de l'Olympique de Marsei
Lestrelin Ludovic ; Bromberger Christian
EHESS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782713222733
Comment peut-on soutenir l'Olympique de Marseille lorsque l'on a toutes ses attaches à Rouen, Paris, Bruxelles ou ailleurs? La passion pour le football n'est--elle pas solidement ancrée dans un espace, local et national, où s'agrègent les expériences conflictuelles et émotionnelles? Pourtant, les clubs français et européens disposent désormais d'un autre public. S'affranchissant des barrières territoriales, de nombreux supporters qui ne résident pas dans l'environnement direct des équipes participent pleinement à l'enthousiasme local. Que signifie cet engouement extraterritorial? Comment se manifeste l'identification à un club, malgré l'éloignement géographique? L'auteur analyse les pratiques de suivi des matchs, le rôle de la télévision, le fonctionnement des associations de supporters à distance. Autour des trajectoires de passionnés, les échos de cette ferveur sur leurs proches, le récit des voyages pour aller soutenir l'équipe, l'évocation des rapports noués avec les partisans locaux permettent de cerner les ressorts et les contours du supportérisme à distance.
Résumé : Si elle s'est installée dans le paysage des sports depuis plusieurs décennies, la figure du supporter demeure ambi-alente. Entre valorisation de la ferveur et inquiétude vis-à-vis de l'excès et du désordre, elle suscite un éventail de représentations allant du passionné obsessionnel, que l'on tourne en ridicule, jusqu'à l'excité des tribunes, que l'on condamne. Comment définir la condition de supporter ? Qui sont les membres des collectifs animant les rencontres sportives ? Quel rôle joue la télévision ? Pourquoi les matchs de football sont-ils marqués par des violences ? Cet ouvrage constitue la première synthèse disponible en français sur les formes de soutien exprimées autour du spectacle du sport, saisies dans une perspective socio logique. Il s'attache à restituer les logiques de l'engagement du public dans les compétitions qui rythment la temporalité des sociétés contemporaines. Dans un style accessible, l'exposé des recherches fondatrices et des travaux les plus récents dévoile la complexité et les nuances d'une réalité souvent réduite à des clichés.
Résumé : Qu'est-ce qu'une aurore boréale ? De quoi se nourrit l'ours polaire ? Comment se forme la banquise ? Qui habite au Groenland ? Comment l'humain s'adapte-t-il à ces températures glaciales ? Les immensités du Grand Nord, lointaines et mystérieuses, fascinent depuis toujours les enfants, soulevant bien des questions et des interrogations. Ses paysages à couper le souffle semblent receler mille secrets et légendes qui ont façonné leurs imaginaires, du royaume du père Noël à la construction d'igloos. Page après page, ce bel album documentaire - qui fait la place belle aux illustrations - distille des informations passionnantes sur la faune, la flore, la géographie, le climat, les cultures autochtones, l'écosystème et l'incroyable biodiversité de ces régions. Des forêts interminables aux fjords norvégiens, un beau livre pour s'aventurer au coeur du Grand Nord.
Sensuel, ambigu, magnétique, dans la lignée du Rêve des chevaux brisésC?est un drôle de spectacle auquel assiste Penny chaque jour de cet été passé à Bar Harbor, dans la maison familiale. Sa s?ur Suzie enchaîne les conquêtes d?un soir, multiplie les provocations et semble s?amuser à exposer sa débauche aux yeux de tous, surtout de ses parents. Une nuit, les gémissements de plaisir qui s?échappent du bungalow investi par Suzie et ses amants laissent place à l?horreur: elle est assassinée sous les yeux de sa petite s?ur qui a pris pour habitude de l?espionner depuis la fenêtre de sa chambre.Trois ans plus tard, Penny est à New York. L?identité du meurtrier n?a jamais été révélée et la vie suit son cours jusqu?à ce que le passé rattrape Penny: elle retrouve le journal intime de Suzie. Le fait de revivre ainsi la vie de sa s?ur pourrait-il la mener au tueur? Les interrogations laissent rapidement place à l?obsession: Penny doit devenir sa s?ur, au présent.Comme dans Le rêve des chevaux brisés, William Bayer excelle à parcourir les méandres du psychisme humain, à explorer les processus d?identification et de manipulation. C?est avec une étonnante intuition qu?il expose ambiguïtés et perversions dans un roman profondément original, où le lecteur est happé par un récit que rythment les contradictions du personnage principal jusqu?au retournement de situation final, et sa terrible réalité: le pire est toujours possible.Né en 1939 à Cleveland, William Bayer a travaillé pour le département d?Etat américain dans les années soixante. Il est l?auteur de nombreux romans, souvent noirs, dont Pèlerin récompensé par l?Edgar des Mystery Writers of America.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.