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L'intelligible connaissance esthétique
Lestocart Louis-José
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782296106987
L'intelligible connaissance esthétique, ce serait l'opération de déchiffrement et d'interprétation d'une oeuvre, d'un texte ou d'une image par un observateur ; une herméneutique en somme qui définit le processus, la mise en place du sentiment esthétique. Mais avant cette opération, il faut remonter à ce qui fait ce spectateur, sa psyché, les forces de son entendement, ses limites et ses résistances. Valéry s'est ainsi interrogé sur un Moi complexe (multiplex), ce qui le fonde et le constitue. Et avant lui Nietzsche, plus préoccupé qu'on veut bien le croire de Naturphilosophie, de psychologie expérimentale, de biologie, d'embryologie, de thermodynamique, de physique et de mathématiques non-linéaires. Son Eternel retour modélise d'une certaine façon, au su de ces diverses sciences, l'instrument d'un tel déchiffrement ; rejoignant en cela les neuro-scientifiques (et physiciens) contemporains. La leçon qu'on peut en tirer : il n'est d'autre connaissance que celle qui s'ancre dans une vision transdisciplinaire, et forcément réflexive.
Kapoula Zoï ; Lestocart Louis-José ; Allouche Jean
Art et science sont de vieux complices. L'art et la mathématique, par exemple, n'ont pas attendu le XXIe siècle pour se nourrir l'un l'autre. Depuis les architectures peintes de Piero della Francesca jusqu'au paysage mathématique de René Thom, les échanges continuent. Ils s'intensifient même et c'est plutôt notre regard qui les dissocie. Informatique, algorithmie, cognition offrent de nouveaux champs et paradigmes aux artistes contemporains. Mais à l'inverse, le scientifique trouve dans l'art et l'esthétique de nouveaux terrains susceptibles d'être soumis à l'expérimentation, à la réflexion. Dépassant la question de la beauté, l'esthétique, science de l'expression et de l'expressivité, touche à l'oeuvre d'art, mais aussi aux créations de la nature et aux comportements humains. Ce livre, issu d'une recherche pluridisciplinaire, cherche à en dresser un état des lieux en France. Il interroge en particulier les rapports de l'art au thème de la Complexité, une pensée issue des travaux sur les systèmes complexes dynamiques (Ashby, Atlan). Une grande place y est laissée aux créateurs et à leurs expérimentations sensibles sur le temps et l'évolution. Des philosophes nous font entendre l'esthétique dans ses complexités, tels cet hommage d'un penseur à un ami mathématicien de renom ou ces promenades sémiotiques dans les jardins de Versailles. Enfin, les neurosciences, dans leur diversité et leur foisonnement actuels, questionnent la créativité, la perception, la représentation, en livrant les résultats des dernières explorations physiologiques. Un ouvrage unique, réunissant chercheurs et créateurs de multiples horizons, à même d'apporter de nouvelles interprétations sur l'art et l'esthétique.
Ce livre part d'un constat - la tutelle du réductionnisme issu du cognitivisme (années 1960-1970) - et du désir d'affirmer une complexité scientifique, philosophique et artistique, via la théorie des systèmes dynamiques. Deux parties d'abord. L'une philosophique : unité de la conscience et problème des attentats à l'aune leibnizienne ; l'autre artistique : installations sonores et visuelles, mouvements horizontaux, question du Je et de l'altérité, images composites (vidéo et cinéma expérimental), espaces topologiques cinématographiques et musique dans ses rapports avec le cerveau. Après un historique des systèmes dynamiques, la part scientifique traite, elle, de neurosciences non-linéaires, de biodynamique, de mesure de la complexité et de l'(anti-)entropie dans l'ontogenèse. En une vue transversale, ce livre opte pour une "métadisplinarité" et défend un cognitivisme non-linéaire.
Pasolini serait-il baroque ? Ses thèmes (dédoublement, leitmotivs du Narcisse et du miroir, théâtralité, mise en abîme, réflexivité...), démontrent une complexité inattendue au sein d'une oeuvre tendant vers l'infini, et nécessairement inachevée, en un questionnement à la fois existentiel et sacré.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.