Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Astrolabe. Récit du voyage
Lesson Pierre-Adolphe ; Di Piazza Anne ; Abélès Ma
INDES SAVANTES
49,00 €
Épuisé
EAN :9782846544870
L'Astrolabe commandée par Dumont d'Urville quitte Toulon le 22 avril 1826 pour gagner les mers du Sud par le cap de Bonne-Espérance. Elle rejoint l'Australie, puis la Nouvelle-Zélande, avant de parcourir l'Océanie : Tonga, Fiji, îles Loyauté, Nouvelle-Guinée... A Vanikoro, les épaves des deux navires de La Pérouse sont retrouvées. Son devoir accompli, Dumont d'Urville quitte Vanikoro et se dirige vers les Mariannes puis effectue la géographie du détroit des Moluques, et de là l'Astrolabe traverse les îles de la Sonde et reprend le chemin du Cap, puis de la France. Le 25 mars 1829, l'Astrolabe arrive à Marseille. Les savants participant à l'expédition font une riche moisson pour la géographie, l'ethnologie et les sciences naturelles, saluée au retour par Cuvier et de nombreux scientifiques. Transcrit et publié aujourd'hui pour la première fois, le récit de Pierre-Adolphe Lesson possède une grande qualité descriptive et littéraire, contrastant avec le style "sec, formé de phrases brèves, hachées et sans grâces" de son commandant Jules Sébastien César Dumont d'Urville. A l'écart des comptes rendus marqués par l'émerveillement de la découverte, ce récit au plus près des hommes offre au lecteur une histoire des rencontres remarquables entre des mondes étrangers les uns aux autres : Français et habitants autochtones bien sûr, mais aussi Français et habitants britanniques et hollandais des stations navales, et plus encore officiers, sous-officiers et simples marins. Qualités et défauts des hommes comme de la politique de la Royale donnent du caractère à cette oeuvre. Sa prose fleurie et intransigeante fait vivre les gens autour de lui. "Nous avons vécu de cette vie de contact ou les hommes apprennent à se connaître jusqu'au fond de l'âme".
Tout au long de la période médiévale, les théologiens cherchent à imposer les principes et dogmes de l’Eglise chrétienne à une société empreinte de pratiques superstitieuses et de survivances de rites païens. Ulrich de Pottenstein, clerc autrichien du XVe siècle, nous rapporte un témoignage de ces croyances hétérodoxes (observation des signes ou du temps, divination, magie) au travers de son commentaire du premier commandement rédigé en langue allemande, une des oeuvres catéchétiques majeures de cette période. Membre de l’école théologique de Vienne, ce clerc, en se référant notamment aux Pères de l’Eglise (Saint Augustin, Saint Thomas), dresse une liste de superstitions, connues de tous au Moyen Age mais dont le sens peut échapper au lecteur d’aujourd’hui, comme par exemple lorsqu’il est question de personnages surnaturels comme Percht ou de chaussures déposées dans l’arbre du Bilwiz. Cet ouvrage propose une analyse de ce texte en rappelant le contexte historique et religieux prévalant lors de sa rédaction, en présentant les différentes sources utilisées dans ce travail d’édification religieuse de la société laïque et enfin, en détaillant les différentes superstitions rapportées par l’auteur et en les comparant à celles mentionnées par ses contemporains.
Gros coup de coeur Pocket Jeunesse. L'histoire du plus jeune garçon sauvé par Oskar Schindler, aussi intense que Le journal d'Anne Frank , enfin en poche.Alors que tout semble perdu pour Leon Leyson, déporté à l'âge de douze ans dans un camp de concentration, un homme ? un nazi ? lui redonne espoir. En l'employant comme ouvrier dans son usine, Oskar Schindler fait du petit Leon le plus jeune inscrit sur sa liste. Une liste qui sera synonyme de vie pour lui mais aussi pour des centaines d'autres juifs pris dans les filets nazis.
« Par un matin d'août, d'une exquise suavité, dans le jardin fleuri du Moulin d'Andé, en Normandie, les honorables Honinbo Pé-réshu et Meijin Ru-bo, assistés de Judan Ruzo, s'adonnent à leur méditation favorite. Elle consiste à poser alternativement des pions noirs et blancs sur un damier carré et quadrillé: 19 lignes de côté, 361 intersections. Jeu ponctué d'étranges exclamations japonaises: Atari, Ko, Shimari! Deux adversaires face à face, une partie de deux heures, une victoire aux points: le go fait son entrée en France. Par la grande porte: celle de la littérature, Péré-shu, c'est le romancier Georges Perec, auteur des Choses et de La Disparition. Celle des mathématiques: Ru-bo n'est que l'équivalence nippone du mathématicien-poète Jacques Roubaud, talentueux auteur des sonnets d'Epsilon. Ruzo: Pierre Lusson, maître assistant à la faculté des Sciences de Paris. Tous les trois viennent de concocter un Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go, paru aux éditions Christian Bourgois. »
De Seattle à Gênes, en passant par Prague, Millau, Porto Alegre, Washington..., ils ont fait l'actualité. Plus un sommet international ne peut se faire à l'abri de leurs cortèges théâtraux ou de leur "action directe". Leur cible: la mondialisation libérale, impulsée selon eux par les institutions financières, et favorisant les multinationales. Qui sont donc ces nouveaux contestataires, qui mettent sur les rails ce que d'aucuns appellent un nouveau mai 68, mais à l'échelle planétaire cette fois-ci?
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.