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La clandestinité. Etudes sur la pensée russe
Lesourd Françoise
L'HARMATTAN
40,50 €
Épuisé
EAN :9782343130132
Les régimes autoritaires ou totalitaires, à toutes les époques, frappent d'interdit, et donc condamnent au secret, de multiples aspects de la vie politique, sociale, intellectuelle, religieuse... Au fil de l'histoire, nombreuses sont les manifestations de la culture russe qui ont été contraintes à se cacher. Ce recueil présente certains des phénomènes les plus caractéristiques de cette situation, sans prétendre à l'exhaustivité. Mais on verra aussi que le secret, cultivé comme un véritable mode d'existence, n'est que partiellement une conséquence de l'oppression politique. Mandelstam, bâillonné par la répression stalinienne qui le conduisit à la mort, revendique dès ses débuts en poésie (les années 1910) le non-dire comme constitutif de l'expérience poétique. Lorsque la perestroïka est arrivée, certains poètes comme Viktor Krivouline ont refusé une prétendue liberté d'expression qu'ils soupçonnaient d'apporter un nouveau conformisme, plus insidieux. Le concept de clandestinité, dans toute sa complexité, reste donc à définir. Ce recueil propose quelques pistes et montre la diversité des approches possibles. Ce volume est dédié à la mémoire de Jean-Marc Négrignat, notre collègue et ami, qui a enseigné à l'ENSLSH de Lyon, et dont on trouvera ici un article inédit : "Le samizdat, un gisement de mémoire pour aujourd'hui". Nikita Struve, directeur des éditions Ymca-Press, qui a participé à ce colloque, nous a quittés en mai 2016. Que ce recueil soit donc également l'occasion de rappeler son souvenir.
Plante aux propriétés psychotropes, le khat est cultivé et consommé dans la Corne de l'Afrique depuis des siècles en toute légalité, et suit illégalement à travers le monde les diasporas est-africaines. Des étals des marchés de Addis-Abeba, à une saisie douanière à Calais, Céline Lesourd suit les trajectoires d'une marchandise ambivalente : en passant les frontières, en s'exposant à de nouveaux bastions moraux, le catha edulis devient une drogue, qui, dit-on, financerait le terrorisme islamique. Aux côtés de paysans, de grossistes, de commerçantes et d'anciennes contrebandières, ce sont les enjeux économiques et politiques d'un commerce international qui se profilent. Aux côtés des consommateurs, ce sont les distinctions sociales, les fantasmes sexuels et les exaltations identitaires et religieuses qui se (re)cristallisent autour de ce rameau. D'hier à aujourd'hui, entre l'intime et le monde, cette enquête révèle ce que les hommes font du khat et ce que le khat et sa globalisation font aux hommes et, plus encore, aux femmes.
Résumé : Le Journal de la Roue rouge décrit pas à pas l'écriture de l'oeuvre majeure d'Alexandre Soljénitsyne : La Roue rouge. Dans ce "roman" (un peu comme Tolstoï dans Guerre et paix) l'auteur s'interroge sur ses propres origines, il les recherche dans l'histoire, et donc dans l'événement créateur de l'Union soviétique, la révolution de 1917. Il décrypte avec minutie l'enchaînement des faits, mettant en mouvement la matière historique, telle une roue que rien n'arrête dans sa course. Dès sa prime jeunesse, il avait entrevu l'édification de ce projet colossal. Mais ce Journal met en lumière la seule et même motivation profonde de tous ses livres, que ce soit La Roue rouge, Une journée d'Ivan Denissovitch ou L'Archipel du Goulag : écrire au nom des siens, témoigner au nom de tous ceux qui ont été anéantis, réduits au silence et calomniés. Derrière la masse des faits historiques, l'écrivain cherche les causes cachées, accessibles à la seule intuition littéraire. Il devient un super-historien, chargé non seulement de retrouver la vérité, mais de rendre justice à tous ceux que la Roue de l'histoire a écrasés. Chronique de l'écriture d'une oeuvre démesurée qu'il devra interrompre bien avant que soit réalisé le projet initial, Le Journal de la Roue rouge est aussi un véritable journal intime où se reflètent, au coeur même de l'atelier de l'écrivain, son itinéraire spirituel et intellectuel et les principaux faits d'une biographie personnelle qui se fond avec l'Histoire, ainsi lorsque la publication de L'Archipel du Goulag" explose " en Occident. Pour ceux qu'effraie le volume de La Roue rouge, ce Journal peut permettre de l'aborder plus facilement. Toutefois, il est une oeuvre au sens plein du terme, qui se suffit à elle-même et témoigne d'une expérience de création littéraire hors du commun.
L'auteur poursuit ici le travail engagé dans son dernier livre La construction adolescente (érès, 2005) sur les nouvelles formes d'expressions de la souffrance du sujet. Dépressions, stress, anorexies, suicides, scarifications, incivilités, violences, hyperactivités, toutes ces pathologies prennent place dans le nouveau lien social tissé par les parlottes postmodernes, caractérisées par ce qui s'échange entre deux individus quand le moi devient la seule référence. Le discours dominant du libéralisme économique a bien retenu la première leçon de la psychanalyse: la satisfaction est le but égoïste de toute vie humaine. Mais il a oublié la seconde qui en est inséparable: toute jouissance ne peut être que limitée, incomplète pour préserver la cohésion du groupe social. Ce livre propose une lecture des effets, sur la subjectivité, de notre croyance libérale en une réalisation possible de la jouissance individuelle régulée uniquement par la loi de l'offre et de la demande et de notre credo postmoderne: "Au nom du droit à la parole et à la différence, aucune modalité de la jouissance ne peut être interdite". Le sujet alors ne trouve plus que son corps ou le corps de l'autre pour faire arrêt à l'errance. Biographie de l'auteur Serge Lesourd est psychanalyste, professeur de psychologie clinique et directeur de l'unité de recherche en psychologie subjectivité, connaissances et lien social à l'université Louis Pasteur de Strasbourg.
Ce livre comprend une réelle connaissance des bases de l'éducation canine. Comprendre son chien, bien communiquer avec et tout devient tellement facile ! Dans le respect de l'animal, sachez que vous obtiendrez tout ce que vous voulez de votre fidèle compagnon ! Ce livre, à partir de situations concrètes vous livre des solutions pour adapter votre relation en fonction de votre propre environnement, donc également de vos contraintes (vie en appartement, sorties, vacances., etc...) Il prend la défense de la condition de vie des chiens que nous leur offrons en changeant notre vision des choses sur eux.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.