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Des hommes intéressants
Leskov Nikolaï ; Kreise Bernard
OMBRES
8,60 €
Épuisé
EAN :9782841420148
Dans l'hôtel d'une ville de province qu'ils occupent, des officiers tuent leur ennui en jouant frénétiquement aux cartes. Arrive un voyageur énigmatique, d'origine polonaise, qui, ne trouvant pas le sommeil, rejoint leur table de jeu. Il a un funeste pressentiment à propos d'un tout jeune cornette, et s'aperçoit soudain que son argent a disparu. Qui le lui a volé ? Les officiers se sentent humiliés et exigent d'être fouillés : ils se déshabillent complètement l'un après l'autre, mais le jeune cornette refuse catégoriquement de se plier à cette investigation, sort de la pièce et se suicide. L'argent n'est pas retrouvé. Le malaise s'installe, les soupçons se multiplient. A travers un propos apparemment léger, Leskov, l'admirable auteur de Lady Macheth du district de Misensk, brosse un tableau féroce de la nullité de petits aristocrates, imbus de leur honneur, pénétrés des valeurs de leur caste militaire, et prêts à céder à la délation calomnieuse d'un homme, à le tuer, simplement parce qu'il n'est pas purement russe.
Des voyageurs traversant un des immenses lacs russes demandent au moine singulier et colossal qui les accompagne de leur narrer ses aventures. C'est ainsi que cet étrange moine raconte comment sa mère, morte en couches, l'avait promis à Dieu et à la vie monastique et comment, pour avoir refusé ce destin, il fut poursuivi par une curieuse malédiction, voué à errer sur la terre russe, tour à tour prisonnier des Tatars, compagnons des Tziganes, expert et dresseur de chevaux des steppes, soldat et même criminel, échappant sans cesse à la mort pour tomber dans un autre péril. Conte symbolique et intemporel, Le Pèlerin enchanté est une extraordinaire odyssée à travers la Russie.
Leskov Nikolaï ; Derély Victor ; Savine Albert ; C
Ouvrez une porte sur l'univers de la Russie du XIXe siècle et son atmosphère envoûtante. Grâce à cette collection de textes bilingues, découvrez les plus grands auteurs de la littérature russe au plus près de leur talent, en savourant leurs textes originaux, annotés et expliqués en français. Les traductions françaises, qui retranscrivent fidèlement les spécificités de l'époque et du style de l'auteur, offriront à tous les amoureux de la culture russe l'occasion de profiter pleinement de l'oeuvre et de la langue. Pour la première fois, la collection des classiques bilingues, "Merveilles de la littérature russe", vous propose un roman de Nikolaï Leskov. Retrouvez celui que ses contemporains considéraient comme le plus russe de tous les écrivains russes, à travers un roman d'aventures sillonnant la Sibérie et les steppes méridionales. Le texte, qui a conservé l'ambiance et l'atmosphère de la fin du XIXe siècle, vous fera voyager aux confins d'un récit enchanteur. Un bateau vogue sur les flots du lac Ladoga. A son bord, un étrange passager intrigue les voyageurs. Un colosse en habit de moine. Pour répondre à leur curiosité, il accepte de raconter ses aventures, toutes si incroyables qu'ils ne sauront jamais démêler le vrai du faux. Né serf, puis dresseur de chevaux, vagabond et soldat, Ivan Sévérianitch Flaguine est finalement voué à devenir moine. Ce récit est une sorte de cheminement qui l'y a mené, de son étrange enfance dévote et à travers toute une série d'épreuves — et même trois crimes —, et un questionnement sur le sens de la vie. Tour à tour amusant, effrayant, émouvant et mirobolant, ce roman, qui entremêle le réalisme au fantastique, est l'un de ceux qui expriment le mieux l'esprit de l'oeuvre de Nikolaï Leskov. L'auteur laisse ici découvrir une des facettes admirables de son talent, qui consiste à suggérer, d'une part, le cheminement le plus obscur des âmes, tout en s'attachant avec minutie aux conditions "terrestres". C'est de là que découle la double vertu de ce roman : profondeur et diversité, continuité et fantaisie, en somme, vérité et poésie.
Leskov Nikolaï ; Benjamin Walter ; Derély Victor ;
Ce volume réunit pour la première fois le récit de l?écrivain russe Nicolas Leskov (1831-1895), Le Voyageur enchanté, et Le Narrateur: réflexions sur l??uvre de Nicolas Leskov, l?article que Walter Benjamin lui a consacré en 1936, l?un de ses textes les plus importants. Leur compréhension s?en trouve mutuellement enrichie.Ivan Sévérianitch Flaguine, colosse en habit de moine, traverse le lac Ladoga et raconte à ses compagnons les aventures qui l?ont amené à s?engager dans les ordres...Walter Benjamin voyait en Leskov l?une des dernières figures de cet art de raconter, appelé à disparaître. Il explore ici le sens et le destin de l?art immémorial du récit, dont la modernité entraînerait la fin. Le thème du déclin de l?expérience qu?accompagne l?effacement de la narration est au c?ur de sa philosophie. Que signifie raconter une histoire? Pourquoi cela devient-il si rare, si difficile? Préserver le fil de la tradition du récit, n?est-ce pas résister à l?appauvrissement progressif de l?existence? Telles sont les interrogations qui guident le texte de Benjamin, à la recherche d?une essence de l?art de raconter, en deçà des formes et des genres littéraires institués.« L?art de raconter touche à son terme. De plus en plus rarement nous rencontrons des gens qui savent raconter quelque chose, au sens propre du terme. De plus en plus souvent un embarras se fait sentir à la ronde, lorsqu?on exprime le souhait d?entendre quelqu?un raconter une histoire. Tout se passe comme si une faculté qui semblait nous être inaliénable, évidente entre toutes, nous était désormais retirée. Je veux parler de la faculté d?échanger des expériences. »L?étude de Benjamin s?étend certes bien au-delà du récit de Leskov, et c?est pourquoi sa portée en est si grande. Elle y reste pourtant profondément ancrée et l?on ne peut que mieux en saisir la richesse en ne la séparant pas de son point de départ.Quant au récit de Leskov, il vaut d?être lu et redécouvert à la lumière des analyses de Benjamin, mais également pour lui-même, pour sa singularité, l?expression profonde de la civilisation russe, sa tonalité ancestrale, « à la frontière du conte et de l?histoire vraie », comme le disait Gorki; dans des termes dont Benjamin s?inspire d?ailleurs pour conduire son analyse.
Publié en 1870, A couteaux tirés est un roman prémonitoire, "prologue d'un cataclysme inéluctable" incarné par les révolutions du siècle suivant. Entre roman policier et drame social, on y suit les nombreuses péripéties d'un groupe d'anciens nihilistes, devenus des êtres détestables cherchant à s'enrichir aux dépens des autres. Ce roman foisonnant et baroque est le pendant des Démons de Dostoïevski, autre grand roman antinihiliste. "Une radioscopie, à la fois minutieuse et luxuriante, de la société russe de l'époque. Un style inimitable, oscillant entre la prose classique et le skaz, cette technique narrative empruntée au parler populaire". Le Monde des livres "Rien ne manque à cette fresque polymorphe : moujiks, maîtres et serviteurs, folie, opprobre, paganisme, intervention de l'armée, le tout dans un contexte souvent théâtral voire mélodramatique". Le Courrier
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Récit de jeunesse de Jules Barbey d'Aurevilly (1808 - 1889), qui résume peut-être mieux que tout autre les caractéristiques et les mérites de l'art du narrateur. Publié en 1843, il se compose de cent cinquante petits chapitres épigrammiques ; bien que le récit soit plutôt long, il se ramène à un sujet très simple. La scène : les conversations et les réceptions du monde élégant parisien vers le milieu du XIXème siècle ; le personnage principal : Joséphine d'Alcy, jeune femme de vingt-sept-ans... Une charmante petite personne, au passé pas très clair, riche d'esprit et au fond sèche de coeur, résolue à se faire une situation dans la société. M. Baudoin d'Artinel s'éprend d'elle ; c'est un digne magistrat, resté veuf avec trois fils ; une sorte de beau ténébreux devient également amoureux d'elle : intelligent, sceptique et ardent, il a reçu le nom pittoresque d'Aloys de Synarose. Il fait impression sur la jeune femme qui, pourtant sans abandonner le vieillard, voudrait conquérir Aloys ; mais celui-ci devine le calcul et la mesquinerie de cette âme et réussit à vaincre la tentation. L'anneau qui est passé au doigt de Joséphine lors de son mariage avec le vieux magistrat, cérémonie à laquelle Aloys assiste, lui semble comme le légendaire anneau d'Annibal qui contenait un poison caché sous la pierre. Il s'agit ici d'un poison plus subtil, invisible, qui ne tue pas les hommes, mais l'amour. Sur le thème romantique, l'originalité de Barbey d'Aurevilly a modulé une quantité de brillantes variations, mordantes, ironiques, sentimentales, cyniques et poétiques avec un brio et un sens de la mesure qui ne se retrouvent dans aucune de ses autres oeuvres.
Résumé : Un collier de perles d'une valeur inestimable convoité par un millionnaire californien dont les comportements équivoques soulèvent les suspicions les plus invraisemblables, un ranch situé en plein désert autour duquel rôdent les personnages les plus étranges, un meurtre dont on ne connaît ni la victime ni le coupable, telles sont les premières pièces de cette mystérieuse affaire pleine d'imprévus et de rebondissements que le célèbre détective de la police d'Honolulu, Charlie Chan, résout, non sans péril, avec un calme et une maîtrise extraordinaires. "Pour réussir, dit-il en prononçant un de ses aphorismes favoris, pratiquons la patience. Le sage recule d'un pas pour mieux sauter". Charlie Chan, est un détective américain d'origine chinoise créé en 1925 par Earl Derr Biggers (1884-1933). Héros de six romans, il établit un pont entre ses cultures d'origine, mettant en application les principales facettes de sa personnalité : la politesse, la patience, la lenteur, la résignation, l'humilité, la prudence et l'humour, qu'il exprime grâce à d'innombrables aphorismes à la Confucius. Il fut également le héros d'une soixantaine de films réalisés entre 1926 et 1981 (avec divers interprètes), de séries pour la télévision, de dessins animés, de bandes dessinées, de feuilletons radio phoniques et même de jeux de société.
Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle petit décroître, vieillir, se décrépir. Et petit-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa de pouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature. Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il Inscrit la seconde où sa faculté de reconnaissance s'éteignit. Et parallèlement Il peint les tableaux successifs de sa déchéance physique, jusqu'à l'agonie, jusqu'aux soubresauts du râle, jusqu'à la dernière étincelle de conscience, jusqu'au hoquet final."