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Les jeunes. Suivi de On refait tout et de Réfection
Lescot David
ACTES SUD
17,30 €
Épuisé
EAN :9782742796151
Le phénomène des bébés rockers, la nationalité des joueurs de foot, la violence à l?école: trois questions de société qui concernent la jeunesse actuelle, revues à l?aune des rapports adultes-adolescents, et traitées avec le décalage comique et désabusé de David Lescot.Les Jeunes raconte la formation, l?initiation, l?ascension puis la dissolution d?un groupe de rock formé de trois très jeunes adolescents, baptisé ?Les Shwartz?. Parallèlement, on assiste au succès tout aussi éphémère qu?inexplicable de trois préadolescentes : ?Les Pinkettes?. Les deux groupes se croisent peu, hormis lors de séances de studio, et s?appréhendent sur le mode d?une rivalité hargneuse ou d?une indifférence hautaine. Trapier, manageur et dénicheur de jeunes talents, profitant du phénomène ?bébé rockers?, envoie les Shwartz participer à un festival catastrophique en Bourgogne, où vont se multiplier pour eux les périls au milieu d?adultes violents et malsains. Puis le mouvement s?accélère, vient le succès, la notoriété, pour les garçons comme pour les filles, son cortège d?excès et de perte de contrôle. Honoré, le bassiste sort avec Louna, la chanteuse, puis se la fait souffler par Igor, le chanteur. Louna, sous l?emprise de drogues, s?effondre en plein concert. Se dessine la déchéance des deux groupes, qui suit instantanément leur triomphe. Lorsque la voix d?Igor mue, les Shwartz n?intéressent définitivement plus personne. ?De plus en plus valorisée mais aussi récupérée dans la société actuelle, l?adolescence est à la fois un idéal, un paradis perdu, et un point aveugle. Adolescent, les enfants veulent le devenir le plus vite possible, et les adultes le rester le plus longtemps possible. C?est tout à la fois un rêve impossible et un marché juteux. En cela, l?adolescence est sans doute un bon sujet pour le théâtre. Mais à condition que ce théâtre soit à l?image de cette adolescence, et prenne la forme de ce qu?il raconte. ?Le rock?, c?est pour cet âge le rêve et l?échappatoire absolus, le fantasme le plus répandu, celui auquel chacun, ou presque, essaie lors de l?adolescence de donner réalité, avec des fortunes très diverses.? (David Lescot, note d?intention)PERSONNAGES : 3 garçons et 3 filles pouvant être joués par 3 femmes ; une dizaine d?adultes.On refait tout : Au match de barrage pour la sélection à la coupe mondiale, le but de ?notre équipe? est validé alors que le joueur a marqué de la main. Le scandale qui s?ensuit dans toute la presse pousse la fédération à faire rejouer le match, cette fois-ci légitimement remporté par ?nous?. L?arbitre, radié, convoque une conférence de presse pour révéler les malversations de la fédération nationale pour l?obtention de la ?nationalité nationale? du joueur phare de l?équipe. Le footballeur a joué dans l?équipe nationale alors qu?il n?avait pas encore la nationalité. Il est alors exclu par le sélectionneur et il faut à l?équipe rejouer tous les matchs auxquels ce Joueur a participé. Enfin, on lui retire sa nationalité, son expulsion est envisagée, la cote du président est en chute libre? Et les commentateurs de football médisent : ?C?est pour ça qu?il faut faire attention avant de refaire les choses.? PERSONNAGES : 7 hommes, 1 femme, 2 enfants, nombre indéterminé d?intervenants. Réfection : Dans le réfectoire du collège, trois groupes d?élèves bavardent de différents problèmes : table 1, la question est de savoir si les bouchées à la reine sont au porc ou à la dinde, au risque d?en faire manger à la jeune musulmane. Table 2, on discute du salaire du pion et on l?interroge. Celui-ci explique qu?il est là pour assurer la sécurité des élèves à la cantine. Mais tandis que le surveillant, quelque peu paranoïaque, expose ses angoisses aux élèves, à la table 3, un garçon balance le ballon d?un autre par-dessus le mur. Le propriétaire du ballon tente alors de blesser au cutter l?un de ses camarades. Le pion, impuissant, se fraie un chemin dans l?attroupement et convoque tout le monde chez le proviseur. PERSONNAGES : 1 homme, une dizaine d?adolescents. Pièces inédites à la scène.
Résumé : La Force qui ravage tout débute par un extrait de L'Orontea, qui a gardé assez mauvaise réputation à travers les siècles, à cause de son intrigue plus que légère et sa vision du rapport amoureux inquiétante, frénétique et en tout cas très instable. Or les spectateurs, qui ont suivi cette représentation ce soir-là, se mettent à se comporter de manière de plus en plus étrange et imprévisible, rebattant les cartes de leur vie sentimentale, puis se mettant à soumettre tous les autres aspects de leur existence au règne de l'amour. C'est lui désormais qui guide leurs comportements, leur mode de vie ou leurs choix professionnels. Au fil de ce temps continu se déroulent leurs histoires et leurs bouleversements, les relations qu'ils nouent, celles qu'ils brisent, celles entre eux ressurgies du passé, situations absurdes, renversantes, drôles ou tragiques, mais qui laisseront leurs vies sens dessus dessous.
MariageUne femme permet à un Maghrébin d'obtenir la nationalité française grâce à un mariage blanc. Elle planifie les douze journées qu'ils passeront ensemble (une par mois) dans l'année qui vient, afin d`apprendre à se connaître, pour donner des gages à l'administration. Elle est à la fois prévenante, prévoyante et prévenue. Lors des premiers rendez-vous, c'est elle qui mène le jeu, lui fait goûter des plats français jusqu'à l'écoeurement, fabrique le souvenir de leur première rencontre. Mais les données vont changer, l'homme devient de moins en moins passif: il s'oppose à la mémorisation froide et calculée des détails de leurs corps comme éléments de vie commune, montre qu'il connaît son corps sans même qu'elle le lui ait dévoilé. La sensualité de cet homme et le récit d'un épisode marquant de son enfance l'élèvent au dessus du personnage qu'elle a rêvé. Il faut ensuite apprendre ce que l'on ne peut deviner les gestes et les odeurs intimes. Viennent ensuite les incompréhensions, les scènes de la vie commune, les petites lâchetés, la violence... Mais l'homme la laisse, et elle attend en vain celui qu'elle nomme à présent son "mari", son "époux".L?AssociationDans un immeuble qu'ils ont déblayé et réhabilité, les membres d'une association s'affairent. Le couple des permanents, Rivoalan et Dora, tente d'encadrer les activités des membres et accueille les nouveaux venus, Mme Benita et son neveu Landry. Ce qui unit les personnages un goût et un rapport très personnels aux objets rares ou de consommation courante. Ils les fétichisent (Pernette est fascinée par les gadgets), les dilapident (le trio), les détournent systématiquement de leur usage normal (Landry), les personnifient (Dora)... Les activités de groupe leur procurent un certain apaisement, mais le temps de l'insouciance est de courte durée. Bientôt, l'immeuble est inondé et l'utilité publique de l'association, n'est plus reconnue. Les contours du groupe se redessinent. Syriex embrasse la fiancée de son ami, qui la lui abandonne et s'enfuit; Rivoalan, qui s'est résigné à la dissolution de l'association, voit Dora lui préférer Landry qui prend héroïquement la tête de la résistance. L'immeuble est assiégé, mais les assaillants ne parviennent pas à entrer. Pour le moment.
Résumé : Nouvellement élu président de la République, François Mitterrand met fin au monopole d'Etat de la radiodiffusion instauré à la Libération. Depuis son élection, les radios pirates foisonnent, un an plus tard près de deux mille radios libres sont recensées.
Charles Ponzi débarque en 1903 à Boston, jeune étudiant raté refusant de travailler, malgré l?offre d?un de ses oncles en Italie. Il vit de petits boulots et d?expédients jusqu?à ce qu?il apprenne qu?un compatriote, Zarossi, qui a prospéré grâce au commerce de cigares, s?est installé au Canada. Il y a monté une institution financière qui recueille les économies des immigrants en les attirant avec un taux d?intérêt mirobolant. Cette spéculation n?est possible qu?en système pyramidal, tant qu?il y a de nouveaux souscripteurs. Ponzi se fait engager chez le banquier Zarossi et a le temps d?apprendre tous les mécanismes de cette fraude. Le banquier s?enfuit en 1908 avec l?argent avant que la supercherie ne soit découverte. Ponzi se retrouve en prison pour un autre délit, au Canada d?abord, puis aux Etats-Unis pour avoir fait passer des clandestins d?une frontière à l?autre. Peu après sa sortie de prison, c?est en 1919-1920 qu?il met en place la technique d?escroquerie qui va porter son nom (quoique ce système de ?cavalerie? soit déjà auparavant connu et puni comme délit): il promettait à chaque investisseur un intérêt de 30 % en 45 jours et de 240 % en un an. Environ 40 000 personnes mordirent à l?hameçon en à peine un an. En fait, les intérêts des premiers étaient payés avec l?argent des nouveaux souscripteurs? jusqu?à ce que la confiance soit battue en brèche, que le rythme des souscriptions ralentisse et que la bulle n?éclate, faisant s?écrouler toute la chaîne pyramidale. Ponzi n?échappe alors pas aux procès qui s?enchaînent contre lui. Expulsé vers l?Italie, il entre au service de Mussolini en 1934 jusqu?à ce qu?il s?enfuie au Brésil où il finira sa vie. David Lescot utilise cette histoire vraie non pour reconstituer un pan de l?Histoire, mais plutôt parce qu?il a été frappé de la ressemblance avec des événements récents: ouragan à la Nouvelle-Orléans, spéculation incontrôlée puis crise financière majeure. C?est ce ?bégaiement de l?histoire?, et ce qu?il révèle des mécanismes économiques et de leurs faiblesses, qu?il a ici réussi à rendre clair, à dynamiser par une structure mobile et musicale. Le charme de l?escroc Ponzi tient autant à l?espoir qu?il allume chez ses victimes (une fortune rapide et sans effort) qu?à l?élégance avec laquelle il réussit à gripper la machine, une façon ?d?introduire une brèche poétique dans le réel?.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Résumé : Briser le langage pour toucher la vie ; faire entrer la métaphysique dans les esprits... Publié en 1938, alors qu'Antonin Artaud, quarante-deux ans, est interné depuis plusieurs mois déjà, Le Théâtre et son double est révolutionnaire. Affirmant la prééminence du corps sur le texte et du metteur en scène sur l'auteur lui-même, il défend le théâtre comme phénomène extrême, cérémonie magique, expérience directe du sacré. On a pu comparer ce livre mondialement célèbre à La Naissance de la tragédie, de Nietzsche, et c'est vrai - une puissance le traverse, un souffle poétique, qui nous ouvre à des forces nouvelles, nous anime et nous transforme.
L'essor de la tragédie grecque coïncide avec l'apogée de la démocratie athénienne au Vème siècle av. J. -C. Bien qu'historiquement daté, le genre tragique qui s'affirme avec Les Perses d'Eschyle (472 av. J. -C.) et s'étiole ou s'éteint avec Les Bacchantes d'Euripide, représentées après la mort du poète en 406 av. J. -C. et qui est intimement lié à la vie civique et religieuse de la Grèce classique, a traversé les millénaires. Il est sans doute la source majeure du théâtre européen à partir de la Renaissance ; il constitue encore de nos jours un répertoire dramatique vivant ; il est en train de redevenir l'une des bases de l'enseignement. Sur les centaines de tragédies écrites, composées et représentées dans le monde grec mais principalement à Athènes entre la victoire de Salamine et la fin de la Guerre du Péloponnèse, seules 32 pièces (7 d'Eschyle, 7 de Sophocle et 18 d'Euripide) ont été conservées. Nous possédons également les titres ou les arguments de nombreuses tragédies perdues ainsi que de nombreux fragments cités tout au long de l'Antiquité. Le présent volume peut être considéré comme un recueil intégral des textes tragiques que nous connaissons. La tragédie est un genre mixte où alternent les parties dialoguées dans un mètre proche de la prose et les parties chantées, qui mettent en jeu le Choeur. La grande difficulté pour un traducteur réside dans la transposition moderne de parties lyriques souvent obscures, écrites dans une langue savante et composite avec des rythmes très éloignés de la prosodie française. La traduction de V. -H. Debidour est à cet égard un tour de force : proche du texte d'origine, limpide et poétique en même temps.
Résumé : Enfants d'immigrés, Reda, Ismaël et Ben ont du mal à trouver leur place dans une société qui ne cesse de les stigmatiser. L'islam semble leur offrir le sentiment d'appartenir à une communauté : ils rejoignent le djihad en Syrie. Mais sur place, la violence et l'injustice d'un combat qui broie les individus leur crèvent les yeux et remettent en cause nombre de leurs certitudes. Drôle et émouvante, la pièce pose un regard lucide sur les préjugés comme sur les tabous de la communauté musulmane. Entre humour et phrases chocs, cette pièce qui triomphe auprès de tous les publics est devenue le point de départ d'un dialogue entre parents et enfants, enseignants et élèves, politiques et citoyens.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.