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La valise trouvée
Lesage Alain-René
ACTES SUD
36,42 €
Épuisé
EAN :9782743304300
Rien de moins romanesque que la vie d'Alain-René Lesage (1668-I747). Rien de plus romanesque que son ?uvre. Le jeune Victor Hugo considérait que l'Histoire de Gil Blas de Santillane était le meilleur des romans qui aient jamais été écrits. A cette époque paraissait la seule et dernière édition des ?uvres complètes de Lesage. C'était en 1828. Près de deux siècles après, il est temps de réhabiliter l'un de nos plus grands écrivains du XVIIIe siècle. Le meilleur de Lesage est dans le récit bref, la narration preste, ramassée, nerveuse et pleine d'esprit. La Valise trouvée est bien pour nous une valise retrouvée : à partir d'une situation connue - un groupe de "devisants" qui se racontent des anecdotes pour passer le temps - jaillit une source de récits. Lesage élabore une véritable encyclopédie des individus, la forme épistolaire lui permettant une polyphonie propre à offrir un reflet quasi intégral de la société. Nul n'est moins homme de lettres que lui, même s'il écrit des lettres, nul n'est plus incisif à l'égard de ses confrères. Son idéal reste celui de l'honnête homme, mais il apparaît bien comme un honnête homme pour notre temps, dans ce livre retrouvé, savoureux, l'un des plus plaisants qu'on puisse imaginer.
Résumé : " Un de ces livres qu'il est bon de relire après chaque invasion, après chaque trouble dans l'ordre de la morale, de la politique et du goût, pour se calmer l'humeur, pour se remettre l'esprit au point de vue et se rafraîchir le langage ". Sainte-Beuve
Turcaret, ancien domestique devenu un riche financier trompeur et sans scrupules, fait bénéficier de ses prodigalités une Baronne qu'il aime et qui en fait à son tour profiter un jeune Chevalier dont elle s'est entichée. Grugé par tous, démasqué puis ruiné, il finit aux mains de la justice, tandis que le valet Frontin empoche son argent et triomphe: "Voilà le règne de Monsieur Turcaret fini; le mien va commencer." L'étincelante pièce de Lesage est ainsi, en 1709, le miroir d'une époque où aristocrates désargentés et riches bourgeois partagent les mêmes distractions tandis que leurs valets songent à quitter la domesticité pour s'établir. Deux ans plus tôt, dans une petite pièce en un acte, Crispin se faisait le rival de son maître pour courtiser une jeune fille dont il empocherait la dot à sa place. Deux comédies de l'argent qui circule avec la même légèreté que les paroles dans un monde de fourberies allègres où l'on dupe à l'envi.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.