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LES MAINS PRONONCEES
STEPHANIE FERRAT
ARBRE A PAROLES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782874064517
Des textes brefs donnant une écriture poétique dense, précise, sans excédent. Une écriture poétique pour retrouver cette rigueur si nécessaire dans l'utilisation des mots, tout en dévoilant leur possible fulgurance, l'inédit de lents surgissements depuis leur alliance. Telle est la première impression que donne à son lecteur les textes qu'il découvre dans ce livre au Titre en apparence énigmatique : Les Mains prononcées. Chaque instantané de la parole engage tous les autres, une parole en attente, une parole d'attention face à ce qui est présent, et tout autant, face à ce qui s'échappe à l'instant même de la saisie, de l'oeil ou de la main, avec cet effort permanent de capter ce qui résiste dans ce qui est, comme en témoignent ces quelques mots : quelque chose de silencieux / s'est allongé dans le corps.
Grant R-G ; Ferrand Franck ; Alglave Stéphanie ; F
5 000 ans de conflits à travers le monde. De 2450 avant J.-C. à la guerre en Afghanistan de 2010, des combats primitifs aux attaques nucléaires les plus dévastatrices, voici présentées la progression des conflits et les anecdotes qui y sont attachées. Abondamment illustré par des documents historiques, des photographies et des peintures, cet ouvrage donne différentes visions de la guerre et des affrontements. Projeté à travers les siècles et aux quatre coins du monde, le lecteur découvre les enjeux politiques, géographiques ou religieux qui sont à l'origine de 1001 batailles.
L'atelier est un silence où se posent les yeux. En eux existent des troncs, des larves avortées. Tout ce qui vit autour laisse une trace dans le regard. Rien ne s'annonce, tout est d'abord silence ou creux. Une faille aspire le monde en son manque. Stéphanie Ferrat
Brûle dans la nuit, brûle de toi venu au monde. Dans un joli désordre de sentiments fiévreux, s'abandonner au silence et à la nuit. Les feux sont hauts qui dévorent les reliques d'un passé de cauchemar. Brûle mon corps dans l'épaisseur d'octobre. Tout seul et entravé aux jambes. Je marque le pas au seuil de tes exigences. Je séduis l'impossible, j'arrache aux ultimes lueurs des lambeaux vifs. Bien loin de toute duplicité s'ancre mon regard. Renaissance au calendrier des rêves de feu. Ainsi l'ancrage maritime, ainsi les porteurs d'eau de leurs mains fécondes. Brûle dans mes jambes saccagées, brûle jusque-là, au plus près des os qui s'effritent en certitude. Tourbillon de la nuit que je serre contre moi, en quête de réconfort affectif durable. La mer échoe mes pensées dans l'aube foisonnante. Monstres issus de cerveaux en ébullition, mer douce à ma joue de tous les horizons.
Pierre Coran est ce?le?bre de par le monde comme poe?te pour la jeunesse et fabuliste. Voici en ce livre un autre regard, un autre chemin, celui d'un homme qui e?crit a? l'aube, au milieu de sa fore?t, un peu comme autrefois Lu Yu ou Po Chu Yi, " loin des affaires " et " n'en faisant qu'a? sa te?te " mais pour une ode a? la vie. En souriant, je l'appelle souvent " mon poe?te chinois ". Ces aubes sont avant tout mosai?ques, e?clats de sens, courtes fugues, rimes le?ge?res, saisons d'e?corces comme de peau. Mais nul repli et pas seulement le poe?me pour "mettre sa nuit sur la table", comme le disait Cocteau. Pierre Coran y voit pluto?t "un horizon sans a?ge dont les ciels se partagent encore au gre? des jours a? nai?tre" (Carl Norac)
La première chose qui m'est venue à l'esprit en écrivant ce livre, c'était le souvenir de mon père qui m'apprenait à lire quand j'avais cinq ans, lui qui n'était pas allé plus de trois ou quatre ans à l'école primaire, lui pour qui l'écriture était "utile". Assise sur ses genoux, sage, docile, désireuse de savoir ce que cachaient ces signes mystérieux, je suivais le chemin de ses larges doigts sur les lignes de La petite chèvre turbulente. Il dissipait, avec le dévoilement de ce premier livre, la brume qui me cachait l'autre sens des mots quand ils sont fixés sur le papier. Il ouvrait les portes de mon émancipation. Il me montrait le chemin de mes futures évasions."