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Les chemins du communisme libertaire en Espagne (1868-1937). Volume 2, L'anarcho-syndicalisme travai
GIMENOLOGUE MYRTILLE
DIVERGENCES
16,00 €
Épuisé
EAN :9791097088118
Apre?s avoir retrace? les moments forts de la rencontre entre des prole?taires espagnols et l'anarchisme au temps de la Premie?re Internationale, l'auteur aborde ici les conditions de l'e?mergence de la CNT, seule organisation de masse porteuse d'un projet re?volutionnaire communiste libertaire a? partir de 1919 en Europe. Mais au cours de la longue gestation de l'anarcho-syndicalisme, synthe?se fluctuante et composite du syndicalisme re?volutionnaire et de l'anarchisme communaliste, le projet de sortie du capitalisme ? sans phase de transition, avec abolition de l'E?tat, du salariat et du marche? ? fut confronte? au re?visionnisme d'une partie du mouvement syndicaliste en fonction duquel la classe du "travail" devait s'adapter au "panorama e?conomico-industriel du monde" avant d'envisager de succe?der a? la bourgeoisie. Cet ouvrage retrace les e?tapes et les modalite?s de ce de?bat fondamental, et pas si inactuel, sur fond d'une guerre sociale qui prit bien souvent des allures de "guerre civile à l'essai".
Résumé : "Qui dépend d'un salaire, quelle que soit sa forme, ne peut se considérer comme un homme libre. [...] Ni gouvernement, ni salaire ! " (Tract anarcho-communiste, Barcelone le premier mai 1892). La genèse du processus qui a mené à l'expérimentation du communisme libertaire en Espagne en 1936-1937 nous fait remonter aux années 1868-1872, quand les idées et pratiques anarchistes en cours d'élaboration dans le creuset de l'AIT, puis de l'Internationale anti-autoritaire, se combinèrent avec le fond anti-étatiste, anticlérical et anticapitaliste d'une partie des classes populaires espagnoles. Il n'est pas mauvais de revisiter ces temps où le capitalisme fut déjà perçu pour ce qu'il est : un moment de l'histoire où l'énergie humaine est posée comme la première des marchandises.
Résumé : Le 20 juillet 1936 le coup d'Etat échoue dans une partie de l'Espagne du fait de la résistance de la population qui s'adonne aussitôt à la dépossession des possédants. En Catalogne l'Etat est à terre, les plus grands patrons et propriétaires ont fui. Le mouvement ouvrier le plus radical et le mieux armé du camp républicain se retrouve maître de la situation. Pour autant, les leaders de la CNT-FAI n'appellent pas à la mise en route du communisme libertaire. Ils vont "collectiviser" le secteur productif sous l'égide de l'Etat non aboli, maintenir le salariat et inciter la classe ouvrière à s'adapter à l'organisation scientifique du travail. Simultanément, une partie de la militaneia et de la base du mouvement s'engage dans une sortie plus radicale du capitalisme, notamment en Aragon. Cette "minorité nombreuse, active, puissante, guidée par un idéal [...] continuait à travers l'histoire une lutte commencée au temps de Bakounine et de la Première Internationale." (C. Leval)
Le 19 juillet 1936, Saragosse tombe aux mains des troupes de la réaction soulevées contre la légalité républicaine. La chute de la "perle anarchiste" représente une terrible catastrophe pour le camp libertaire. En Catalogne et en Aragon, des volontaires se mobilisent pour reprendre la ville et, pour la plupart, l'offensive ne peut se dissocier de la mise en oeuvre du communisme libertaire. C'est ce que retrace cet ouvrage, ancré dans des récits d'hommes et de femmes engagés à divers titres dans ce processus révolutionnaire en armes, que les anarchistes se retrouveront peu à peu seuls à poursuivre. Les Giménologues ont rencontré ces rescapés - ou leurs enfants - dans la foulée d'un premier livre traitant de la révolution espagnole, Les Fils de la nuit, élaboré autour des souvenirs d'Antoine Gimenez. Ces témoins se nomment Engracia, fille de Florentino Galvan, membre du Conseil d'Aragon ; Petra Gracia, jeune libertaire de Saragosse (et future mère du théoricien anarchiste Tomas Ibanez) ; Emilio Marco, milicien de la colonne conduite par Antonio Ortiz ; Hélios, fils de Juan Penalver, centurion d'Emilio ; Isidro Benet, du Groupe international de la colonne Durruti, et son fils César ; Antoine, fils de Manolo Valina, homme d'action de la CNT-FAI. Dans la continuité des Fils de la nuit, les Giménologues tentent à nouveau d'articuler les histoires particulières et l'analyse des questions collectives. Ils ont ajouté des développements de leur cru sur la nature du projet communiste libertaire, ainsi que sur la polémique, encore entretenue de nos jours, à propos d'une supposée cruauté spécifique des anarchistes espagnols.