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Cahiers du cinéma Hors-série N° 5, avril 2025 : Alfred Hitchcock
LES CAHIERS DU CINEM
CAHIERS CINEMA
13,90 €
Épuisé
EAN :9782377161300
Alors même qu'il a disparu il y a 45 ans, le nom d'Alfred Hitchcock reste aujourd'hui encore synonyme de cinéma. La reconnaissance désormais définitive de celui qu'on a longtemps surnommé "le maître du suspense" a démarré, en France, dans les années 1950, dans les colonnes des Cahiers du cinéma à couverture jaune, sous l'impulsion des futurs cinéastes de la Nouvelle Vague. Cette reconnaissance a été l'objet d'une lutte farouche tant Hitchcock était, à l'époque, généralement considéré comme un artisan efficace et habile, mais pas davantage. Elle a, au fil du temps, porté ses fruits, faisant de lui un auteur porteur d'un style et d'une vision du monde. C'est donc tout naturellement qu'à travers ce nouvel hors-série des Cahiers du cinéma nous revenons sur le regard et l'univers d'un cinéaste dont la puissance et l'invention formelles ouvrent à une forme de morale, voire même de métaphysique. Ce numéro spécial sera donc d'abord l'occasion de revisiter les très riches archives de la revue à travers les entretiens que le cinéaste d'origine anglaise a donnés à François Truffaut, Claude Chabrol ou Jean Douchet, ainsi que de nombreux articles que les critiques de l'époque - à ceux déjà cités on peut ajouter les noms de Rivette, Rohmer, Godard, Luc Moullet ou Jean Domarchi - ont consacrés à son oeuvre et qu'il est passionnant de (re)lire aujourd'hui. A ces textes et entretiens véritablement historiques, s'ajoutent, sur le modèle des hors-série précédents consacrés à Clint Eastwood, Jacques Demy, David Lynch ou François Truffaut, une série d'approches plus contemporaines. Les regards de cinéastes d'aujourd'hui sur une oeuvre qui n'a cessé de fasciner se mêlent ainsi à des réflexions et documents sur les relations complexes et parfois toxiques qu'Hitchcock entretenait avec ses actrices (Grace Kelly, Kim Novak, Tippi Hedren...), sur la Politique des Auteurs dont il est un symbole, sur sa période anglaise plus méconnue ou encore, sur son travail avec son compositeur de prédilection, Bernard Herrmann, sans oublier ses rapports avec l'art ou avec la télévision. Le travail formel du cinéaste ne sera pas oublié à travers des pages de photos commentées ainsi que sa descendance considérable depuis les années 1970 jusqu'à aujourd'hui, de Brian De Palma à Chantal Akerman, en passant par David Lynch ou Dario Argento... Enfin, une filmographie commentée sera proposée à la fin de ce numéro, à travers un mélange de critiques d'époque et de textes contemporains, et mettra l'accent sur les chefs d'oeuvre d'Hitchcock (Les Enchaînés, Fenêtre sur cour, Vertigo, La Mort aux trousses, Psychose, Les Oiseaux...) mais également sur des films un peu moins célèbres (par exemple, L'Ombre d'un doute, Les Amants du Capricorne, Mais qui a tué Harry ? , Le Faux Coupable ou encore Pas de printemps pour Marnie). Une manière de mélanger l'histoire et le présent qui entend redonner son ampleur à une oeuvre tout à la fois très populaire et toujours un peu méconnue qu'il est absolument urgent de redécouvrir. Numéro coordonnée et dirigé par Thierry Jousse et Marcos Uzal.
Comme à chaque mois de mai, le Festival de Cannes est l'occasion pour les Cahiers de se pencher sur le cinéma en train de se faire. Wes Anderson, qui présente en compétition The Phoenician Scheme, donne à la revue un entretien exclusif, tandis que la rédaction fait part de ses attentes, pointant les films les plus intrigants des différentes sections qui constitueront la saison cinématographique 2025-2026. Mais le tapis rouge n'a plus l'innocence violente du luxe sans conscience : nul n'ignore que le cinéma aussi doit se confronter aux temps politiques troublés qui sont les nôtres. C'est pourquoi nous nous focalisons sur les films cannois filmés en pleine guerre, en compagnie des cinéastes Sepideh Farsi, Sergueï Loznitsa et les frères Arab et Tarzan Nasser. La célébration toute l'année des 130 ans du cinéma ouvre ce mois-ci à une conversation avec Barbet Schroeder, importante figure de la Nouvelle Vague qui a cofondé Les Films du Losange avec Eric Rohmer avant de s'aventurer sur des routes parfois lointaines (Etats-Unis, Colombie, Nouvelle-Guinée...) pour signer des documentaires et des fictions toujours surprenantes, interrogeant des incarnations du mal. Les sorties du mois, si elles frayent vers le fantastique, n'en sont pas moins ébranlées par les incertitudes mondialisées, qu'il s'agisse du conciliabule burlesque du G7 de Guy Maddin (Rumours, avec Cate Blanchett), des inquiétudes sociétales d'un Kiyoshi Kurosawa, qui nous a également accordé un entretien sur Chime et Cloud, ou des embardées plus directement horrifiques des Maudites et de Sinners. Le Journal fait aussi la part belle aux portraits et aux entretiens, au gré de festivals, d'expositions et de rétrospectives. Le cinéma classique n'est pas en reste ce mois-ci, entre un album de photographies inédites du tournage de Faust de F. W. Murnau, les films anglais d'Alfred Hitchcock et des ressorties et éditions dvd de Robert Bresson et Jean Cocteau.