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Cahiers du cinéma N° 812, septembre 2024
LES CAHIERS DU CINEM
CAHIERS CINEMA
7,90 €
Épuisé
EAN :9782377161133
Megalopolis donne l'impression que Francis Ford Coppola, en architecte frénétique et généreux de la "? New Rome ? " de son film, ouvre au spectateur le carton à dessin débordant de ses plans, esquisses, et lui fait parcourir ses maquettes à taille réelle au pas de charge et en musique. Critique, entretien, texte transversal et portrait d'Adam Driver ouvrent les Cahiers de septembre, mois décidément foisonnant et furieux puisqu'y poussent aussi les Graines du figuier sauvage de l'Iranien en exil Mohammad Rasoulof et le poil à gratter de Ma vie ma gueule, film hélas posthume de Sophie Fillières, dont nous reparcourons à cette occasion la filmographie douce-amère. Cosmopolite, notre cahier critique regroupe aussi M. Night Shyamalan, qui répond à nos questions, ainsi que des films tibétain (Le Léopard des neiges), vietnamien (Viet and Nam), français (A son image et Vivre, mourir, renaître), ou encore franco-sénégalo-béninois (Dahomey). Richard Linklater, venu il y a peu à la rédaction des Cahiers, réapparait hors-salles avec Hit Man. La mort d'Alain Delon inspire à nos rédacteurs et rédactrices ainsi qu'au cinéaste Nicolas Pariser des approches variées qui explorent les crêtes de sa filmographie mais aussi ses béances et la persona unique de l'acteur. Nous revenons également sur les trajectoires du vidéaste Bill Viola et de l'actrice Gena Rowlands. Du côté des ressorties restaurées, une vaste rétrospective nous donne l'occasion de reparcourir l'oeuvre du documentariste américain Frederick Wiseman dans la rubrique Cinéma retrouvé, de dénicher des raretés à Cinemato Ritrovato à Bologne, de revoir sur grand écran le très frappant Johnny Got His Gun de Dalton Trumbo et de découvrir le très émouvant Bona de Lino Brocka. Portraits et inédits complètent l'actualité dans la rubrique Journal, où la rédaction des Cahiers donne des nouvelles des festivals.
Comme à chaque mois de mai, le Festival de Cannes est l'occasion pour les Cahiers de se pencher sur le cinéma en train de se faire. Wes Anderson, qui présente en compétition The Phoenician Scheme, donne à la revue un entretien exclusif, tandis que la rédaction fait part de ses attentes, pointant les films les plus intrigants des différentes sections qui constitueront la saison cinématographique 2025-2026. Mais le tapis rouge n'a plus l'innocence violente du luxe sans conscience : nul n'ignore que le cinéma aussi doit se confronter aux temps politiques troublés qui sont les nôtres. C'est pourquoi nous nous focalisons sur les films cannois filmés en pleine guerre, en compagnie des cinéastes Sepideh Farsi, Sergueï Loznitsa et les frères Arab et Tarzan Nasser. La célébration toute l'année des 130 ans du cinéma ouvre ce mois-ci à une conversation avec Barbet Schroeder, importante figure de la Nouvelle Vague qui a cofondé Les Films du Losange avec Eric Rohmer avant de s'aventurer sur des routes parfois lointaines (Etats-Unis, Colombie, Nouvelle-Guinée...) pour signer des documentaires et des fictions toujours surprenantes, interrogeant des incarnations du mal. Les sorties du mois, si elles frayent vers le fantastique, n'en sont pas moins ébranlées par les incertitudes mondialisées, qu'il s'agisse du conciliabule burlesque du G7 de Guy Maddin (Rumours, avec Cate Blanchett), des inquiétudes sociétales d'un Kiyoshi Kurosawa, qui nous a également accordé un entretien sur Chime et Cloud, ou des embardées plus directement horrifiques des Maudites et de Sinners. Le Journal fait aussi la part belle aux portraits et aux entretiens, au gré de festivals, d'expositions et de rétrospectives. Le cinéma classique n'est pas en reste ce mois-ci, entre un album de photographies inédites du tournage de Faust de F. W. Murnau, les films anglais d'Alfred Hitchcock et des ressorties et éditions dvd de Robert Bresson et Jean Cocteau.