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Le Colonel Ramollot
Leroy Charles ; Bailly Jean-Louis
ARBRE VENGEUR
7,00 €
Épuisé
EAN :9782379410055
Il n'est pas si loin le temps où se moquer d'un militaire, surtout avec des galons, était une tradition solide quoique risquée. On ose moins désormais rire de la formidable bêtise qui semble sourdre naturellement de cette institution qui a érigé le respect des ordres en absolu indépassable. La littérature y a perdu un joli champ de mines déconfites. Qu'on se souvienne alors avec délectation du Colonel Ramollot, cette baderne intégrale qui fit rire les Français pendant quelques décennies grâce à sa capacité à pousser à leur paroxysme les hautes qualités de notre peuple : ignorance abyssale, trivialité du langage, incapacité de raisonner, brutalité instinctive... Cet imbécile magnifique persuadé d'avoir toujours raison nous réjouit encore, faisant regretter cette belle époque où l'humour n'était pas abandonné aux cyniques provocateurs et bien pensants. Mais s'il faut relire Le Colonel Ramollot c'est qu'il s'agit avant tout d'un livre d'une formidable drôlerie sur le langage et sur la manière de le faire coïncider avec une figure caricaturale. "Au bloc, nom de Dieu ! "
Résumé : Le principe ? Une page, un poème, une question ! Sous le prétexte de nous parler de poésie, Eric Poindron nous balade sur les chemins de la curiosité dans un seul but : interroger notre rapport au monde, à l'autre. Loin d'une théorisation de la poésie contemporaine, ce Questionne toi toi-même, est avant tout un savoureux dédale littéraire, culturel, artistique. Poétique en fin de compte.
L'antonomase, figure de rhétorique autant qu'emploi modifié du nom propre, est ici abordée à travers ses nombreuses réalisations dans les discours de presse, où elle apparaît dans des énoncés comme : "Chirac fut surtout, ce 14 juillet, le Barthez de la cohabitation" ou "Dans le collectif avec qui j'ai dû négocier une journée entière à Gaillac, il y avait des José Boyé, des instits, des intermittents, tous fondus dans un truc nihiliste...". Une synthèse des travaux existants permet de préciser la place de l'antonomase du nom propre dans les approches rhétoriques et grammaticales et de faire apparaître les problématique linguistiques qui y sont liées : sémantique du nom propre, catégorisation, sens figuré, relations avec la métaphore. L'analyse de données attestées permet une description systématique des fonctionnements discursifs de l'antonomase, au niveau du groupe nominal antonomasique comme aux niveaux phrastique et transphrastique. Il s'en dégage une typologie basée sur le caractère in absentia ou in praesentia (selon que le référent-cible de l'antonomase, distinct du référent originel du nom propre, est explicitement mentionné ou non), ainsi que sur le type, prédicatif ou référentiel, de l'expression ainsi constituée. Ceci permet d'aborder les aspects sémantiques du phénomène, en relation avec sa dimension métaphorique. On traite en particulier le rôle et l'importance du co(n)texte pour la production de sens, ainsi que les dimensions coénonciative et dialogique. On fait enfin apparaître divergences et convergences sémantiques entre les deux figures de l'antonomase et de la métaphore et celle de la synecdoque.
David Eitan, bibliothécaire embastillé dans un centre de soin suite à un accident survenu le jour où il enterrait son fils de vingt ans, a toujours fait preuve de méfiance face à la société. Il déchaîne désormais ses sarcasmes avec un talent qui aligne les victimes, et d'abord lui à qui plus personne ne parle sinon un compagnon SDF qui l'attend à la sortie pour l'obliger à affronter ses démons et accessoirement enquêter sur cette mort qui ne passe pas. Père anxieux après avoir été un fils confronté au divorce de parents qui ont mis la religion au centre de leurs disputes, David est un mélancolique hargneux, une catégorie rare qui a le sens du dialogue à la hache. Trouvera-t-il une issue à ses errements ? Ce premier roman qui joue avec les codes sans tomber dans la parodie est un beau début.
Ce court roman obsédant d'Emmanuel Bove n'est pas seulement un hommage au romancier russe qui l'a influencé et une manière de nous rappeler ses origines slaves : avec cet épisode de la vie d'un raté qu'obsède l'aveu d'un crime que nous ne connaîtrons pas, flanqué d'une jeune femme qui ne comprend pas les fluctuations de l'homme qu'elle accompagne, il nous livre un de ses textes les plus aboutis. Désespéré impossible à plaindre, son héros rejoint le groupe de ces personnages qui veulent payer pour des fautes qu'ils ne sont pas sûrs d'avoir commises, coupables avant tout d'oser élever une voix que leur misère devrait éteindre. Personnage fugace, Changarnier, cousin exaspérant du Victor Bâton de Mes amis, est une des plus pathétiques créatures de l'univers bovien, un récalcitrant qui exige un respect qu'il sait pourtant illusoire. Un Bove nocturne et acide.
Sémion Ivanovitch Nevzorov croit son heure arrivée quand une Tzigane lui annonce une vie de richesses et de réussites. Ce petit employé de bureau, aiguillonné par une ambition qui se réveille, va déployer dans l'opportunisme aventureux des trésors d'imagination et une capacité à survivre au coeur d'une Russie en pleine ébullition révolutionnaire. Comte de pacotille, comptable pour des brigands, espion pour les Blancs, trafiquant quand il n'organise pas des courses de cafards, il enchaîne à un rythme endiablé les métamorphoses sans cesser de croire à son destin, devenant le héros d'un roman-feuilleton à l'écriture électrique. Un classique russe d'une modernité soufflante.
Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.