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Cournot sociologue
Leroux Robert
PUF
12,17 €
Épuisé
EAN :9782130535416
Le nom d'Antoine-Augustin Cournot (1801-0877) est aujourd'hui bien connu des économistes et des philosophes, mais très peu des sociologues. Pourtant son ?uvre diversifiée comporte une réflexion sociologique féconde et originale. Cet ouvrage cherche à la dépister, à l'analyser, et à la contextualiser. Cournot sociologue soulève des questions essentielles qui intéressent pleinement la sociologie naissante : il réfléchit sur la place de la biologie dans l'étude du social, pose le problème du rôle de la psychologie, s'interroge sur l'application de la statistique, cherche à dégager une théorie du hasard, s'interroge enfin sur la rationalisation des sociétés humaines. Mieux : il se demande, tout simplement, qu'est-ce qu'une société ? Est-ce l'agrégation d'une multitude de consciences particulières, ou est-ce, au contraire, une réalité autonome, distincte de ses parties, qui a sa propre vie ? Cournot n'a certes pas apporté de réponse définitive à cette question mais, comme beaucoup de sociologues classiques, il l'a posée avec perspicacité.
Brunschwig Luc ; Le Roux Etienne ; Howard Robert E
Il a fallu que je me taille un chemin vers le trône à coups de poing et d'épée... et pendant que je bataillais, j'ai autant versé mon sang que les hommes que je menais au combat. J'ai mérité de poser cette couronne sur ma tête !
« La beauté seule procure le bonheur à tous les hommes, et tout être oublie ses limites dès qu'il subit son charme. Aucun privilège, aucune dictature ne sont tolérés pour autant que le goût et que l'apparence belle accroît son empire. Cet empire s'étend vers les régions supérieures jusqu'au territoire où la raison règne avec une nécessité inconditionnée et où prend fin tout ce qui est matière; il s'étend vers les régions inférieures jusqu'à la terre où l'instinct naturel gouverne en exerçant une aveugle contrainte et où la forme ne commence pas encore; même à ces confins les plus extrêmes où le goût est dépossédé du pouvoir législatif, il ne se laisse pas arracher l'exécutif. Le désir insociable est forcé de renoncer à son égoïsme et l'agréable qui autrement ne séduit que les sens doit jeter sur les esprits aussi les lacets de sa grâce. [...] Loin des arcanes de la science, le goût amène la connaissance au grand jour du sens commun et il transforme ce qui est l'apanage des écoles en un bien commun à toute la société. »
Il fallait l'universitaire québécois Robert Leroux pour nous dire, traversant l'Atlantique, ce qu'est la réalité au quotidien du woke et comment une prétendue déconstruction des savoirs aboutit à la destruction de la connaissance. Un cri d'alarme puissant. Un éloge de la raison. L'université connaît une crise sans précédent. Elle est violemment attaquée, en ses divers aspects, par des extrémistes de gauche et par des militants zélés, tels les wokes, pour ne prendre que cet exemple. Mais ces attaques se heurtent à une résistance. Des chercheurs rigoureux s'y opposent ; des chercheurs qui sont, d'ailleurs, souvent marginalisés et peu respectés dès lors qu'ils défendent une vision traditionnelle du savoir. Il y a donc deux universités qui s'affrontent, et qui sont destinées à se quereller sans espoir de réconciliation. Un tel sujet a été rarement abordé. Il reste pourtant essentiel. Idéologie contre savoir ; tel est l'enjeu. Un enjeu qui concerne la pérennité de l'université. L'université va-t-elle s'autodétruire ou parviendra-t-elle à survivre à cette nouvelle emprise ? Il s'agit d'un moment décisif pour elle et pour les disciplines que l'on y enseigne. Une telle problématique doit être analysée à la lumière de débats qui ne trouvent leur originalité que lorsque les arguments des deux groupes sont minutieusement examinés. D'où la nécessité d'un tel ouvrage.
Dès ses débuts, la doctrine de l'industrialisme a mobilisé des auteurs de diverses tendances. Bien sûr, le nom de Saint-Simon y a souvent été étroitement associé, mais il ne faut pas oublier qu'il ne représente que le versant socialiste ; celui qui relève du libéralisme a été, quant à lui, pratiquement occulté. Ce livre se propose de combler cette lacune. Il insiste sur le fait que la première génération de libéraux français du xixe siècle (J.-B. Say, Constant, Droz, etc.) a fourni des éléments cruciaux qui permettront quelques années plus tard à deux inséparables amis, Charles Comte et Charles Dunoyer, de définir l'industrialisme dans une forme plus achevée qui s'oppose radicalement, sous plusieurs aspects, au saint-simonisme. Preuve que le terme " industrialisme " est extrêmement polysémique. Le machinisme, la production de la richesse, l'ère des métiers et de la spécialisation, l'irréductibilité du progrès, la question de la liberté et de l'individualisme : tels sont, en bref, les principaux thèmes que l'on trouve sous la plume des industrialistes d'inspiration libérale. Mais chez Comte et Dunoyer, l'industrialisme apparaît comme une sorte de philosophie de l'histoire dont le but est d'identifier les étapes sinueuses de l'idée de liberté. Ce faisant, ils partent d'un constat, voire d'une inquiétude : la liberté est fragile et n'est jamais, somme toute, acquise définitivement.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.