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PREHISTOIRE DE L'ART OCCIDENTAL
LEROI-GOURHAN ANDRE
CITADELLES
193,40 €
Épuisé
EAN :9782850880643
Comment comprendre ceux qui ne nous ont laissé que des peintures murales et des couteaux ? C'est à l'art paléolithique que cet ouvrage d'analyse et de synthèse se limite. "Évoqué en 1947, commencé en 1956, publié en 1965, ce monument est entré depuis maintenant près de trois décennies dans l'histoire de l'histoire de l'homme" rappelle le paléo-anthropologue Yves Coppens dans son introduction. Préhistorien français disparu en 1986, André Leroi-Gourhan s'écarte des méthodes traditionnelles d'investigation afin d'essayer d'approcher la pensée et les modes de vie des hommes préhistoriques. Pour ce faire, il tente d'utiliser l'analyse stylistique comme un procédé plus ou moins absolu de datation. Cette étude de l'art des débuts, qui correspond à environ 8 000 ans avant notre ère, ne ménage ni richesse de la réflexion, ni hardiesse des hypothèses. Son but ? Permettre de montrer pourquoi les aspects artistiques de la vie paléolithique doivent être pris en considération afin d'établir une préhistoire de l'art cohérente. --Sandrine Fillipetti
Le préhistorien et ethnologue que fut André Leroi-Gourhan livre ici les premières synthèses de sa recherche qui devait déboucher sur l'ouvrage désormais classique: Le Geste et la Parole. Théoricien, André Leroi-Gourhan retrouvant la tradition des artistes-ingénieurs de la Renaissance savait aussi tailler un silex, manier d'anciens métiers à tisser et utiliser toutes les autres techniques qu'il a passé sa vie à décrire, classer, suivre dans leurs lentes évolutions historiques. C'est l'incroyable aventure de l'esprit humain et de sa capacité à transformer la nature sous les contraintes de la matière que Leroi-Gourhan explore ici. Et la grande héroïne de cette histoire, c'est la main. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.
Un demi-siècle de pérégrinations entre les sciences m'a conduit à réaliser une certaine image de l'homme dont la mise à l'épreuve exige la ressaisie sur des matières et sous des angles différents... La recherche des premiers hommes et, dans ces hommes, celle du capital intellectuel, m'ont vu emprunter les différentes voies qui se sont offertes, aboutissant chaque fois à une vision différente de l'homme en question... " Ce volume d'études menées au fil du temps reflète les multiples aspects de la démarche scientifique d'André Leroi-Gourhan. Ses premiers textes traitent d'art et d'esthétique et se réfèrent en particulier aux Eskimos et à l'Extrême-Orient. Puis l'auteur cherche à mieux définir l'ethnologie et la place qu'elle tient dans les sciences de l'homme. Les études suivantes sont consacrées à la préhistoire, à ses méthodes ainsi qu'aux principales fouilles opérées par André Leroi-Gourhan : s'en dégagent une vision ethnologique du passé et une archéologie du geste. Enfin les derniers essais rassemblés ici abordent l'art préhistorique comme moyen d'approche le plus sensible de la pensée de l'homme paléolithique. André Leroi-Gourhan est titulaire depuis plus de dix ans de la chaire de Préhistoire au Collège de France.
Résumé : "Aborder le problème de la religion préhistorique sans avertir d'emblée le lecteur qui s'engage dans la brume la plus épaisse, sur un terrain glissant et semé de ravins serait manquer de charité à son égard. [...] L'homme préhistorique ne nous a laissé que des messages tronqués. Il a pu poser sur le sol un caillou quelconque à l'issu d'un long rituel où il offrait un foie de bison grillé sur un plat d'écorce peint à l'ocre. Les gestes, les paroles, le foie, le plateau ont disparu ; quant au caillou, sauf un miracle, nous le distinguerons pas des autres cailloux environnants."
Résumé : Après les deux volumes d'Evolution et Techniques (L'Homme et la Matière et Milieu et Techniques) qui donnaient le cadre systématique d'une étude générale des techniques, de la préhistoire au début de la période industrielle, André Leroi-Gourhan dans Le Geste et la Parole, dont Technique et langage est le premier volume, donne une synthèse sur le comportement matériel de l'homme. Partant des observations de la neuro-physiologie, il montre que l'emploi simultané de la main et de la face mûrit dans le comportement d'un nombre important d'espèces depuis les origines. L'évolution du corps et du cerveau et celle des manifestations techniques et esthétiques permettent de dégager une véritable "paléontologie du langage". La notion zoologique du territoire est ensuite exploitée pour définir l'économie des sociétés de chasseurs-ramasseurs, les modalités de l'apparition de l'élevage et de l'agriculture, puis l'enchaînement des conséquences techno-économiques qui conduit aux techniques du feu (céramique, métallurgie), à la formation des classes sociales et au développement du dispositif urbain. Technique, économie, langage se coordonnent ici depuis le plus lointain passé jusqu'à l'examen des chances biologiques de l'homme futur, dans la recherche d'une image totale du développement humain.
?Lieux de spiritualité, les mosquées cultivent un sens profond et souvent mystique de la beauté : certaines comptent parmi les plus brillants accomplissements de l'histoire de l'architecture. A travers plus de soixante sites, cet ouvrage retrace l'évolution de leur structure et de leur décor à travers les siècles ? depuis leurs origines en Arabie, en passant par les chefs-d'oeuvre de Cordoue, Ispahan et Istanbul, jusqu'aux propositions contemporaines de Doha ou de Toronto. Entre Europe, sous-continent indien, Amérique du Nord, Afrique, Moyen-Orient, Russie et Caucase, c'est tout un monde d'idées et de formes qui se dessine. Aux côtés des plus fameuses créations des grandes dynasties de l'histoire islamique ? Omeyades, Abbassides, Mamelouks, Ottomans, Safavides ou Moghols ?, une sélection d'oeuvres majeures de notre temps vient démontrer la vitalité de l'architecture des mosquées à l'orée du XXIe siècle. Les photographies, pour beaucoup inédites, illustrent l'intérieur comme l'extérieur des bâtiments, ainsi que les jardins et fontaines qui leur servent de cadre. Les textes éclairent quant à eux les interprétations architecturales de la mosquée, mais aussi le style et l'iconographie de son décor. Calligraphie, céramique émaillée, mobilier et éclairage sont ainsi mis en lumière dans cet hommage à la splendeur de l'art islamique.
Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains. Cet "âge d'or" est un moment historique marqué par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir. Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice. Des oeuvres de Paul Bril à Adriaen Coorte en passant par Aelbert Cuyp, Gerard Dou, Gerard van Honthorst, Samuel van Hoogstraten, Gabriel Metsu..., sans oublier les incontournables Rembrandt, Vermeer et Hals, plus de 350 artistes et près de 600 oeuvres commentées accompagnent cette synthèse érudite et accessible, qui offre un éclairage renouvelé sur cette période phare de l'histoire de l'art.
La construction de l'Escorial marque le début communément admis du Siglo de Oro espagnol qui s'achève par l'accession des rois Bourbons au trône, toujours au monastère royal de l'Escorial, avec une apogée en 1635 au moment de l'édification à Madrid du nouveau palais du Buen Retiro. Après s'être illustré dans la géopolitique, l'économie et la littérature, l'Espagne connaît alors quelques uns des plus grands génies que la peinture ait donnés. Célèbre et méconnue à la fois, avec ses astres brillants et ses talents dans l'ombre, ses spécificités, ses retards et ses fulgurances ... Une période que le XVIIIe siècle eut vite fait d'oublier pour mieux laisser le XIXe siècle s'en éprendre. La visée de cet ouvrage est de faire découvrir par la peinture, à quel point l'or de ce fameux siècle avait été avant tout dans les mains de ses artistes et au bout de leurs pinceaux.