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Le monde des sphères. Tome 1, Genèse et triomphe d'une représentation cosmique, 2e édition revue et
Lerner Michel-Pierre
BELLES LETTRES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782251420349
Ce livre est la première étude d'ensemble consacrée aux sphères célestes, depuis leur invention par les Grecs au Ive siècle avant J.-C., jusqu'à leur disparition à l'aube des temps modernes. Pendant de longs siècles, d'étranges objets peuplant l'immense espace compris entre la lune et le firmament étoilé ont évolué dans le ciel et fait tourner la fabrique du monde. La prise en compte de ces corps constitutifs de la machinerie du ciel relève d'abord de l'astronomie physique, mais leur existence concerne plus encore, pendant la période médiévale, les philosophes - il leur incombe notamment d'en scruter l'essence mystérieuse et d'en imaginer les propriétés -, ainsi que les théologiens, qui inscrivent toute l'économie du salut dans l'édifice cosmique auquel ils ont ajouté la couronne du ciel empyrée. C'est à étudier la naissance et la vie des sphères célestes, ces êtres singuliers et improbables que jamais ?il humain ne vit, ni oreille n'entendit, que le lecteur est ici invité.
Il n'existe pas à ce jour d'édition critique du De revolutionibus orbium coelestium (Nuremberg, 1543) de Nicolas Copernic (1473-1543) avec traduction française et commentaire. L'objectif de cette publication est de combler cette lacune avec cette première édition critique et bilingue, fruit du travail d'une équipe interdisciplinaire qui s'est déroulé sur plusieurs années. Le volume I contient une introduction divisée en six chapitres consacrés à la biographie de Copernic, à ses travaux astronomiques mineurs, à la préparation et à la présentation d'ensemble du De revolutionibus, à la réception de l'héliocentrisme de 1540 à 1616, à la question des précurseurs, et à l'histoire du texte. Ces chapitres sont suivis d'une série de dix-sept annexes sur des thèmes particuliers. Un index des noms (anciens et modernes), ainsi qu'un index géographique, terminent ce premier volume. Le volume II contient l'édition critique du De revolutionibus fondée sur le texte de l'édition princeps, corrigé à l'aide du manuscrit autographe de Copernic qui, fait exceptionnel, a été conservé. Elle est suivie de l'édition des passages les plus importants du manuscrit non retenus dans l'édition de 1543. Tous ces textes sont accompagnés d'une traduction française en vis-à-vis. Un index des noms de personnes et des noms géographiques cités par Copernic, ainsi qu'un lexique de la langue technique de Copernic, complètent ce volume. Le volume III contient un sommaire analytique du De revolutionibus, les notes relatives à chacun des six livres, une série de dix-sept notes complémentaires dans lesquelles sont abordés des problèmes ou des sujets plus généraux concernant les diverses sections de l'ouvrage, et les notes aux passages de l'autographe non retenus dans l'édition princeps. Cet ensemble de notes, qui constitue un commentaire textuel, historique et technique, est suivi d'un appendice consacré à la condamnation de l'héliocentrisme en 1616 et à la censure du De revolutionibus, et d'un dossier iconographique. Ce volume est complété par quatre index : index des noms anciens et modernes, index géographique et Index rerum notabilium. Plusieurs compétences ont été nécessaires pour mener à bien ce travail. Les ressources de la science astronomique et mathématique, mais aussi de la philologie, de la philosophie et de l'histoire ont dû en effet être mobilisées. Seule une collaboration de spécialistes dans ces différents domaines a permis d'être à la hauteur de l'enjeu : fournir un texte critique, accompagné d'une traduction française exacte et rigoureuse et d'un commentaire analytique visant à aborder les innombrables problèmes posés par un ouvrage qui est à l'origine de la vision moderne de l'univers.
Résumé : Deuxième partie du Monde des sphères, La Fin du cosmos classique a pour objet la mort des sphères célestes, dont la naissance et la vie ont été étudiées dans le premier tome. Les orbes porteurs des planètes ont été les premiers à disparaître de la machinerie du ciel, lorsque leur existence s'est trouvée contredite par une série de phénomènes célestes spectaculaires. L'étude du débat passionné qui mit aux prises les meilleurs astronomes, dans le dernier quart du XVIe siècle, est l'occasion d'un réexamen du rôle central que l'historiographie a prêté jusqu'ici à Tycho Brahe. La sphère des fixes, elle, a résisté plus longtemps. Bien que théoriquement sans nécessité dans les systèmes prônant la mobilité de la terre, certains auteurs l'ont conservée parce qu'elle leur permettait de penser encore le monde comme totalité une et ordonnée. En ce sens, Copernic et Kepler sont restés fidèles à la figure idéale du cosmos héritée des Grecs. En revanche, Bruno, Gilbert, Galilée et Descartes, pour d'autres raisons philosophiques ou théologiques, n'ont pas hésité à faire éclater l'enveloppe protectrice du monde, et à affronter en pensée un univers immense, sans forme ni limite, expression nécessaire, ou seulement probable, de la puissance infinie de Dieu.
Résumé : Le père est psychologue, la mère écrivaine féministe à succès, le fils champion de l'équipe de débat au lycée : en apparence, les Gordon sont l'incarnation de la classe moyenne américaine blanche, aisée et progressiste. Mais en cette fin des années 1990, les façades proprettes de Topeka, au Kansas, commencent à se lézarder sous la montée insidieuse d'une violence qui révélera bientôt son vrai visage, celui d'une nation déboussolée, rongée par les frustrations, prête à se jeter dans les bras du conservatisme le plus revanchard. Masculinité toxique, faillite des idéaux, vacuité de la parole publique et retour des vieux démons de l'Histoire : en auscultant la famille Gordon, Ben Lerner se livre à une archéologie passionnante de nos sociétés occidentales modernes, dont il dévoile les faux-semblants avec une acuité et une ambition narrative peu communes.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.