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Le catalogue (pour Mémoires). Montre-moi ta bibliothèque et je te dirai qui tu es
Lequenne Michel
SYLLEPSE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782849502341
Idée originale qu'une autobiographie sous forme de Catalogue d'oeuvres des trois mille ans de littérature qui ont jalonné le parcours de l'auteur sur près d'un siècle. Et quelle vie! Pas un événement de ce siècle, politique, culturel, voire scientifique... dont il ne se soit mêlé et ait été plus ou moins acteur. Passé de la révolte à la révolution, c'est l'histoire du monde d'en bas qu'il a partagé et qui a déterminé les cahots de sa vie. Par sa fraîcheur, sa franchise, son cheminement alphabétique plein de surprises, cet ouvrage fait souvent penser à un nouveau Montaigne qui aurait réuni des Essais en phase avec les grands drames de notre époque. Il y a de nombreux points communs entre ces deux Michel: non seulement la passion des livres et des savoirs anciens aussi bien que modernes, mais un goût profond de la vie dans ses moindres aspects, une énergie des sentiments trouvant toujours à s'exprimer dans la colère ou le rire, la hardiesse de l'esprit devant les problèmes les plus ardus et les questions les plus élevées. Il y a aussi des différences éclatantes: à l'inverse du grand bourgeois bordelais, Michel Lequenne n'a jamais envisagé de prendre sa"retraite"au milieu des volumes de sa"librairie". Strict contemporain du trotskisme et du surréalisme, son engagement révolutionnaire incessant dont ce livre rapporte les épisodes marquants, est inséparable d'une conception de l'humanité suspendue aux perspectives de son émancipation, sans aucune résignation devant les faiblesses des hommes ou les malheurs du temps. Tout le progrès accompli entre l'humanisme sceptique et l'humanisme révolutionnaire, ce n'est pas le moindre mérite de ce Catalogue de le rendre sensible à ses lecteurs."
Greenpeace vient de fêter ses vingt-cinq ans. D'où vient cet organisme, qui l'a fondé, quelles sont ses ressources, comment travaille-t-il, quels sont ses objectifs ? A travers l'histoire de Greenpeace et de quelques-unes de ses campagnes, ce livre analyse les forces et les faiblesses de cette organisation internationale et évalue sa stratégie.
Bounoure Micheline ; Bounoure Vincent ; Lequenne M
Qui a ressenti l'ébranlement transmis à longue portée par l'art mélanésien n'en reviendra plus", affirment les auteurs de ce recueil. Spécialistes réputés des arts océaniens, ils en ont étudié aussi ce que ne sauraient montrer les meilleurs musées : les légendes, les mythes et les contes, plus foisonnants en Mélanésie que partout ailleurs dans le Pacifique, et pourtant restés méconnus du public occidental. Ce Légendaire est le premier ouvrage jamais consacré à les présenter, dans leur exubérance et leur subtilité. Les défis poses par ces vestiges éparpillés d'univers mentaux définitivement disparus, ce livre n'en dissimule ni la gravité ni l'ampleur et seuls des surréalistes comme Micheline et Vincent Bounoure, conjuguant leur savoir d'océanistes et leurs dons de poètes, étaient en meswe de les relever. Ils montrent également comment "invention plastique et imagination légendaire" se font écho en Mélanésie, notamment parce que l'une et l'autre témoignent du "plus grand effort immémorial pour rendre compte de l'interpénétration du physique et du mental, pour triompher du dualisme de la perception et de la représentation, pour ne pas s'en tenir à l'écorce et remonter à la sève", selon la formule d'André Breton. Aux antipodes de l'ethnologie ethnocentriste, insiste Michel Lequenne dans son avant-propos, ce recueil s'inscrit dans une anthropologie du point de vue surréaliste, définie dans un précédent ouvrage comme une "anthropologie du désir". "Que l'homme, aujourd'hui en peine de survivre, mesure là ses pouvoirs perdus", disait encore Breton. C'est ce qui fait du legs des civilisations sauvages, de ce même point de vue, une contribution essentielle à tout projet d'émancipation intégrale de l'espèce humaine.
Comment un fils de tisserand génois devient-il le "Très magnifique Seigneur Don Cristobal Colon, Amiral de la mer Océane, vice-roi et gouverneur des îles et de la terre ferme des Indes, capitaine de la Mer pour le Roi et la Reine", pour mourir dans l'amertume, disgracié? En quatre voyages, de 1492 à 1504, Christophe Colomb "invente" l'Amérique et l'ouvre à l'Europe comme mirage de Paradis, devenu bientôt enfer de la colonisation. Michel Lequenne reprend à la base toutes les recherches antérieures et dégage la pensée, négligée jusqu'alors, du Génois. Dépassant les thèses contradictoires, il démontre que Colomb, "découvreur" d'un "Nouveau Monde", partit avec la conviction qu'il existait bien un continent manquant, "inconnu des Anciens".
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.