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Un prince doit venir
Lepère Pierre
DIFFERENCE
18,25 €
Épuisé
EAN :9782729119478
Succédant au Ministère des ombres où Pierre Lepère traçait de Nicolas Fouquet le disgracié, un portrait attachant, Un prince doit venir évoque un autre mythe souterrain de notre Histoire, celui du duc d'Enghien. Après plusieurs tentatives d'assassinat perpétrées depuis le début du Consulat par les jacobins et les royalistes, Bonaparte est averti au début de 1804 (An XII de la République) de la présence à Paris de Georges Cadoudal, le rebelle chouan. Tout prouve qu'il fomente un nouveau complot avec la complicité des généraux Pichegru et Moreau. On annonce aussi l'arrivée imminente d'un prince venu d'Outre-Manche mais c'est en vain que le Premier consul fait surveiller les côtes normandes. Ce n'est donc pas des Bourbons restés en Angleterre et qui ne semblent pas vouloir en bouger que surviendra le péril. Talleyrand suggère alors le nom du duc d'Enghien, le seul prince du sang qui soit demeuré sur le continent. Bonaparte a entendu parler des actions militaires passées du prince, souvent parallèles aux siennes et saluées jusque dans le camp républicain et il doute que ce jeune homme puisse être l'âme d'une conspiration aussi lâche. Finalement, il se laisse convaincre par Talleyrand et la suite de cette ténébreuse affaire constitue l'un des épisodes les moins glorieux de sa trajectoire légendaire. Peut-être fallait-il donner cette victime innocente en gage aux nostalgiques de la révolution et en exemple aux jusqu'au-boutistes royalistes pour parvenir plus haut? En tout cas, deux mois plus tard, le 18 mai 1804, et sans rencontrer la moindre résistance, Bonaparte devenait Napoléon Ier.
Ennemis de la modération, certains écrivains ne travaillent que dans la fièvre. Et cela fait dire aux dames des quartiers tranquilles que ces gens sont des"exaltés". Cioran les résume tous quand il affirme n'avoir pas"écrit une seule ligne à température normale"et autrement que"dans un climat de règlement de comptes". Car c'est l'idée de mourir qui échauffe l'esprit de ces auteurs et les rend furieux. Le plus souvent, l'espèce humaine s'efforce de ne pas y penser. Mais eux ne décolèrent pas. Jugeant la plaisanterie très mauvaise, ils ressassent ou remâchent leur mécontentement... Pierre Lepère a répertorié, de 1532 à 1859, une grande partie de ces"véhéments"ou de ces"frénétiques"pour lesquels les livres étaient des"insomnies". Il a voulu"rédiger une légende de l'excès, à partir d'existences contradictoires, placées sous le signe de l'éclair, de la fureur et du choc"."
Sauveur, écrivain maudit à la dérive, est recueilli à La Folardie, château près d'Alberage, dans l'Est de la France, par Nadège Prière. Qu'est-il venu faire en ce lieu, chez cette femme ? Expier, se racheter, guérir, lever le secret sur le meurtre d'Antonin, cousin de son hôtesse, vagabond mystique qui fut son compagnon aux Saintes-Croix, dans une Camargue imaginaire qui évoque par bien des côtés une enclave de l'enfer ? Dans un long monologue, sombre, illuminé, Sauveur plaide, s'accuse, ruse, se rend, retisse les fils d'une histoire enténébrée par la folie et sublimée par l'écriture.
Crimes et suicides se succèdent à Crayencourt, une commune résidentielle de Seine-et-Marne, qu'on appelle aussi "la ville des roses". Est-ce parce que le Club Minos, boîte de plaisir et de jeu, vient d'être acheté par un mafieux russe exilé ? Est-ce en raison de la guerre intestine que se livrent le maire et son premier adjoint, PDG de la société de surveillance Ibis Sécurité ? Qui tire les ficelles ? Qui sont les tueurs à l'oeuvre ? Pourquoi les services secrets s'intéressent-ils à cette petite ville autrefois paisible ? Autant de mystères que la commissaire Annie Pasture aura à démêler avec l'aide d'un jeune journaliste audacieux.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.