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Prêtres et pasteurs. Les clergés à l'ère des divisions confessionnelles (XVIe-XVIIe siècles)
Léonard Julien
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753549050
La fracture confessionnelle qui touche l'Occident chrétien au XVIe siècle révolutionne durablement la place des clergés dans les sociétés et leur emprise sur les fidèles. Le principe originel du luthéranisme, puis des réformes de type suisse, du sacerdoce universel a été largement relativisé par la mise en place progressive d'un clergé protestant, mais il a ouvert une brèche que l'on peut suivre à l'époque des controverses et qui continue de fixer une différence fondamentale entre les deux camps. Pourtant, des influences réciproques et des contacts sont observables dans des zones de coexistence confessionnelle : les espaces de frontières peuvent faire figure d'observatoires privilégiés pour comprendre les influences réciproques entre clergés, jusque dans leur façon d'interpréter et de considérer le ministère pastoral et de forger leurs identités professionnelles et sociales. La formation des clergés, leur organisation, leur action, les oppositions auxquelles ils doivent faire face, leurs interactions, les points communs, voire les sociabilités de leurs membres sont ici étudiés à travers des pratiques très diverses (prédication, conférences et controverses, sociabilités érudites, missions, encadrement institutionnel, pratiques liturgiques, répression des déviances, ou encore définition de mémoires concurrentes). Ces études de cas nous plongent dans le processus de définition d'identités cléricales qui se constituent certes souvent contre l'autre, mais aussi, plus subtilement, en fonction de l'autre et sur des fondements communs.
La formation des clercs est une des préoccupations centrales des Eglises chrétiennes à la fin du Moyen Age et à l'époque moderne. Toutefois, elle a souvent donné lieu à des études considérant de manière découplée les enjeux liés à la vocation, la professionnalisation et la construction identitaire des membres du clergé. Les travaux ici rassemblés proposent à l'inverse de montrer comment s'articulent ces facettes, en examinant les orientations prises, les moyens investis et les dispositifs choisis pour présider à la fabrique du clerc. Tous les temps de la formation (initiale et continue) sont envisagés, du côté des formateurs comme des postulants, permettant d'observer les mobilités sociales et spatiales, l'imposition de normes ou encore l'émergence d'identités de corps souvent concurrentes (catholique, protestante, orthodoxe) mais qui s'observent et s'influencent mutuellement. Ainsi, les interrogations portées par l'ouvrage contribueront à stimuler les comparaisons entre clergés chrétiens européens.
Sans concurrence, ce manuel professionnel s'est imposé, depuis sa parution, comme la référence dans son domaine en étant adopté aussi bien dans les écoles d'architecture que dans les écoles d'ingénieurs de la construction. Compte tenu des nombreuses évolutions de la réglementation, en particulier la toute nouvelle réglementation environnementale (RE2020) cette huitième édition est également très attendue des professionnels qui, dans un volume maniable, apprécient que soient ici rassemblées des informations techniques dont les sources, toujours précisément indiquées dans ce manuel, sont dispersées dans la réalité. Précision scientifique rare dans le bâtiment, chaque obligation réglementaire est accompagnée de la référence détaillée du texte (lois, décrets et arrêtés) consultable sur Legifrance. Sommaire Première partie : La conception - La réglementation - Les données d'entrée de la conception - Bases sur les lots techniques - La qualité environnementale du bâtiment - Organiser la production des études. Deuxième partie : La réalisation - Appels d'offres et gestion des marchés de travaux - Organisation du suivi de chantier - La sécurité sur le chantier - La réception. Glossaire - Bibliographie - Index - Florilège des documents administratifs les plus utiles. Nouveau : lexique français/anglais
Si les événements traumatiques touchant des enfants ou mettant en jeu la construction sociale et littéraire de l'enfance affectent notre époque, suscitent des réactions émotionnelles fortes et mobilisent des formes nouvelles de diffusion médiatique du scandale, le phénomène est ancien. Des guerres de Religion à la révocation de l'édit de Nantes, dans une société encore très fortement marquée par la prégnance du fait confessionnel et par l'encadrement religieux des groupes et des individus, le facteur principal de scandale est de nature spirituelle. Le religieux est générateur de normalisation et de contrôle, mais il est aussi, en creux, producteur de scandale. Comment et pourquoi l'enfant, individuellement ou en groupe, peut-il être au coeur des processus de fabrique du scandale ? Certains scandales construisent l'enfance comme catégorie. Leur mise en récit littéraire permet de percevoir l'évolution des normes sociales et culturelles, mais aussi des émotions au cours de l'époque moderne.
Si les recherches sur le terrorisme et la radicalisation se sont multipliées en réaction à l'actualité criminelle, peu s'intéressent spécifiquement au cas des femmes et mineurs terroristes. Ils demeurent une minorité peu étudiée. Quelles sont les spécificités de la réaction sociale, dans son aspect répressif et préventif, à l'égard des femmes et mineurs radicalisés et/ou terroristes ? L'oubli en la matière n'est-il qu'apparent ? Ces populations particulières font-elles l'objet d'un traitement judiciaire et pénitentiaire différencié, soit parce que la loi l'exige (pour les mineurs), soit parce que la pratique se l'impose (pour les femmes) ? Ce traitement différencié interroge quant à son existence et son efficacité : le terrorisme ne serait-il pas un phénomène extraordinaire qui devrait appeler une réponse judiciaire ordinaire, y compris pour les femmes et les mineurs ? Ce livre est issu de deux journées de recherche organisées les 5 et 6 décembre 2018 par l'Institut François Gény (EA 7301) à la Faculté de droit, sciences économiques et de gestion de Nancy (Université de Lorraine), portant sur Les femmes, les mineurs et le terrorisme. Les actes de cette manifestation tentent d'apporter des réponses à ces questions importantes pour le droit comme pour notre société.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.