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La comédie atomique. L'histoire occultée des dangers des radiations
Lenoir Yves
LA DECOUVERTE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782707188441
Le bilan humain de la catastrophe de Tchernobyl d'avril 1986 a été définitivement figé avec le rapport adopté en 2006 par l'ONU et les gouvernements biélorusse, russe et ukrainien. Ce bilan minore considérablement le nombre de victimes, car il " ignore " de nombreuses séquelles constatées chez les millions de personnes exposées aux retombées radioactives et chez les 800 000 " liquidateurs " de l'accident. Et, en octobre 2011 un expert russe qui avait coordonné la rédaction de ce rapport a affirmé au Japon que la santé de la population touchée par les rejets radioactifs de la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, ne serait pas affectée? Comment expliquer cette scandaleuse culture du déni des effets de la radioactivité ? En se plongeant dans les archives, en remontant aux premiers usages intensifs des rayons X et du radium. C'est ce qu'a fait Yves Lenoir pour ce livre où il retrace la surprenante histoire de la construction progressive d'un système international de protection radiologique hors normes au sein de l'ONU, qui minore systématiquement les risques et les dégâts des activités nucléaires. On apprend ainsi comment les promesses de l'" énergie atomique " civile ont fait l'objet dans les années 1950 d'une intense propagande au niveau mondial : non seulement cette énergie satisfera sans danger les besoins de l'humanité, mais l'usage généralisé de faibles doses de radioactivité permettra de décupler la production agricole ! Surtout, Yves Lenoir révèle que les normes de protection des travailleurs de l'énergie atomique ou des populations qui pourraient être exposées après un accident nucléaire ont été définies par une poignée d'experts, en dehors de tout contrôle démocratique. Il explique leurs méthodes pour construire une " vérité officielle " minimisant les conséquences de Tchernobyl. Et comment ces procédés ont été mis en ?uvre, en accéléré, après Fukushima. Une remarquable enquête historique, riche de nombreuses révélations.
La notion "d'interculturel" souffre du succès de son emploi qui conduit à la fragiliser. Ses frontières restent instables et les textes qui lui sont consacrés témoignent parfois du flou ou de la diversité interprétative qu'elle génère. Ce constat induit la nécessité de poursuivre l'exploration de cette notion, en interrogeant d'autres concepts. Des fils pluriels entre interculturalité, instruction et socialisation sont ici tissés.
Ce ne sont pas les ouvrages de méthodologie qui manquent, mais il est rare de voir exposées les modalités mêmes mises en oeuvre dans leurs pratiques de recherche par les chercheurs pour recueillir et traiter les données. C'est précisément cet objectif que poursuivent les 21 contributions de ce collectif qui réunit 35 chercheurs de cinq pays différents : présenter les dispositifs et procédures mises effectivement en application dans le cadre de recherches sur les pratiques d'enseignement. Les différents textes présentent les procédures méthodologiques des plus diversifiées reposant sur l'analyse vidéoscopique seule ou accompagnée d'une ou de plusieurs entrevues individuelles (de planification, de rétroaction, d'autoconfrontation, d'explicitation, à caractère biographique) ou d'entretiens collectifs (focus groups) abordant différentes questions qui peuvent concerner également d'autres acteurs que les enseignants (par exemple, les membres de la direction, les parents). D'autres textes font appel à l'enquête par questionnaire, à de l'analyse textuelle, à des épreuves standardisées, à de l'observation directe en classe, etc. La variété des procédures d'analyse des données, qui s'appuient sur des démarches surtout qualitatives mais aussi quantitatives, est tout aussi grande. Plusieurs annexes disponibles viennent soutenir, expliciter ou enrichir les processus exposés. La multiplicité des dispositifs de recueil et d'analyse auxquels recourent les chercheurs constitue un témoignage riche et suggestif des approches méthodologiques appliquées à l'analyse des pratiques d'enseignement.
Le concept clef d'habitus, qui caractérise la théorie sociologique de Pierre Bourdieu, a l'immense avantage de s'inscrire le subjectivisme (phénoménologique, sartrien, etc.) et l'objectivisme (structuralisme, fonctionnalisme, etc.). Bourdieu met en évidence l'existence de sujets humains disposant d'espaces de liberté où s'inscrivent les interactions sociales, mais ancrés dans des structures sociales, elles-mêmes structurantes, où les sujets sont déterminés dans leurs pensées et pratiques par l'héritage culturel, par leur milieu de naissance et de vie durant l'enfance (socialisation primaire), par leur trajectoire de vie ultérieure (socialisation secondaire). Un habitus est modifiable, adaptable et peut en conséquence répondre de manière qualitativement supérieure aux exigences d'une pratique d'enseignement en plus grande adéquation avec la formation d'êtres humains. Les principes suivants, soutenus par deux préalables, l'éthique et la responsabilité, sont abordés : la reconnaissance de la dimension humaine ; une école éthique à fonction culturelle ; la structuration curriculaire à caractère interdisciplinaire ; le rapport dialogique dans les processus d'enseignement-apprentissage ; des processus d'enseignement-apprentissage doublement médiatisés.
S'inscrivant dans le contexte des profonds débats qui animent les systèmes éducatifs scolaires contemporains, le livre entend offrir une autre perspective que celles qui reposent sur des modèles déterministes, instrumentalisants, psychologisants, individualisants, sinon utilitaristes, et qui opposent les tenants d'approches qualifiées de traditionnalistes à ceux qui font la promotion de conceptions néolibérales qu'ils jugent progressistes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.