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Des couvents fragiles. Pour une archéologie des établissements mendiants (France méridionale, Corse,
Lenoble Clément ; Blanc-garidel Fabien
CIHAM
55,00 €
Épuisé
EAN :9782956842682
Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin-top : 0cm ; mso-para-margin-right : 0cm ; mso-para-margin-bottom : 8. 0pt ; mso-para-margin-left : 0cm ; line-height : 107% ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 11. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; } Malgré une présence importante, aujourd'hui encore, de nombreuses traces de couvents mendiants médiévaux, l'historiographie ne s'est pas suffisamment arrêtée sur la question de leur fragilité. Grâce aux recherches archéologiques et historiques les plus récentes, il est désormais possible d'apporter des réponses aux questions de l'installation, de l'implantation et du rôle de ces couvents dans les sociétés et les espaces urbains médiévaux et modernes. En outre, ce livre traite aussi des relations des communautés religieuses avec les fidèles, de leurs spécificités spatiales et dévotionnelles - en lien avec leur apostolat - et de leurs rapports avec les choses matérielles. Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin-top : 0cm ; mso-para-margin-right : 0cm ; mso-para-margin-bottom : 8. 0pt ; mso-para-margin-left : 0cm ; line-height : 107% ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 11. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; } Dans de très nombreuses villes, les couvents médiévaux ont été comme effacés de la topographie urbaine. En Languedoc, en Provence ou en Ligurie, la disparition très fréquente de ces établissements n'a pas été suffisamment soulignée par l'historiographie, sans doute parce qu'il reste, malgré tout, quelques beaux monuments qui font oublier quantité de destructions. La Révolution française, la vente des biens nationaux et les suppressions napoléoniennes ne sont pas seules responsables. C'est cette fragilité des couvents des ordres mendiants que ce livre tente de saisir en mêlant les avancées les plus récentes des recherches archéologiques et historiques dans ces régions de l'arc méditerranéen qui va des Pyrénées orientales à la Riviera ligure, jusqu'à remonter, au nord, en Auvergne, Dauphiné et Savoie. Les reconstitutions architecturales, l'étude du bâti et des matériaux de construction, l'archéologie funéraire et l'analyse des sources écrites apportent un nouvel éclairage aux dynamiques de l'installation, de l'implantation et du rôle des couvents dans les sociétés et les espaces urbains médiévaux et modernes. Ce sont aussi les relations des communautés religieuses avec les fidèles, leurs spécificités spatiales et dévotionnelles - en lien avec leur apostolat - et leurs rapports si particuliers avec les choses matérielles que ce livre s'attache à retracer. Avec les contributions d'Alain Badin de Montjoye, Simone Balossino, Silvia Beltramo, Agnès Bergeret, Fabien Blanc-Garidel, Aurélie Bouquet, Claire Bourguignon, Aurora Cagnana, Aymat Catafau, Jacques Chiffoleau, Sandrine Claude, Isabelle Doray, Patrick Ferreira, François Guyonnet, Margot Hoffelt, Philippe Jansen, Fanny Lelandais, Clément Lenoble, Véronique Lelièvre, Egle Micheletto, Jean-Marc Mignon, Emmanuel Moureau, Antonio Musarra, Céline Pallier, Fabienne Ravoire, Hélène Réveillas, Amélie Roger, Elodie Sanchez, Barbara Strano, Robert Thernot, Antonella Traversa, Alain Venturini.
L'Afrique et Madagascar ont été, aux XIXe et XXe siècles, un continent parcouru en tous sens par des missionnaires, catholiques comme protestants. Ils ont laissé beaucoup de témoignages. Cette anthologie réunit des documents inédits - souvent à usage interne - qui permettent de revivre un certain nombre de faits saillants de leurs actions, ordinaires ou extraordinaires. La variété des textes et des illustrations emmène le lecteur du Maghreb à l'Afrique du Sud ou du Sénégal à la Tanzanie voire aux Congos ou en Zambie, du Burkina Faso à Madagascar en passant par toute la côte du Golfe de Guinée, le Rwanda ou le Burundi. Autant d'occasions d'évoquer, appareil scientifique à l'appui, la Mission dans tous ses états, ses difficultés et ses réalisations, dans des époques et des milieux différents. Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur les Ecritures Missionnaires Créé en 2001, à l'initiative d'enseignants-chercheurs de l'Institut Catholique de Paris, le Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur les Ecritures Missionnaires, GRIEM, est rattaché à l'ISTR (Institut de Science et Théologie des Religions). Le GRIEM se donne pour tâche d'explorer, dans une perspective historique et comparatiste (XVIe-première moitié du XXe siècle), la diversité des formes d'écritures suscitées par les missions catholiques et protestantes et par la figure du missionnaire : Diversité des genres littéraires et scientifiques Diversité des vecteurs de communication (textes et images, cartographie, peinture, photographies, cartes postales, films, expositions et autres rituels sociaux...) Le GRIEM veut favoriser le développement des recherches sur les missions, en promouvant l'édition critique de textes et documents missionnaires inédits ou difficiles d'accès.
Docteur en philosophie et lettres, membre du Conseil international de la langue française (Paris), Michèle Lenoble- Pinson a enseigné la grammaire et la lexicologie françaises aux Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles). Elle s'intéresse à la réforme de l'orthographe, à la terminologie et à la féminisation des noms de métiers. Elle a mis à jour Le français correct de Maurice Grevisse. Guide pratique des difficultés (2009).
Ce cinquième numéro des cahiers de Netsuds résulte de la collaboration de chercheurs bordelais qui travaillent sur l'Afrique: ceux du Groupe de recherche international du CNRS (GDRI) Netsuds et ceux de l'Equipe d'Accueil en Sciences de l'information et de la Communication de l'Université Michel de Montaigne, Médiations, Information, Communication, Arts (MICA). Il s'agit de contribuer à mieux comprendre les conditions et formes d'usages des Technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les médias d'Afrique subsaharienne, dans leurs manifestations les plus contemporaines. Loin des théories et des concepts fort bien présentés ailleurs, il s'agit ici d'être au plus près des pratiques réelles des émetteurs (journalistes, animateurs, blogueurs...) comme des récepteurs qui, de plus en plus, braconnent sur la Toile et grossissent les rangs des "cyberjournalistes" voire des "cyberdémocrates". A partir d'études de terrain en Afrique de l'Ouest francophone comme anglophone, mais également au Cameroun ou au Mozambique, par des docteurs qui sont aussi pour la majorité d'entre eux des professionnels du secteur, ce dossier permet de mieux comprendre comment le fax d'abord puis, surtout, le numérique et le téléphone portable, ont modifié le paysage de la presse écrite ou du secteur de l'audiovisuel d'une Afrique qui veut rentrer de plain-pied dans la modernité sans renier ses traditions.
La Fin de Méroé est bien connue en Nubie, par les tombes royales de Qoustoul et Ballana, et par les fouilles de capitales à Faras et au Gebel Adda. Pour documenter la période dans la région de Méroé même, la Section française a sondé en 1987-1990 les monuments du site d'el-Hobagi. Des sept grands tumulus à sépultures souveraines, tous enclos d'un mur d'enceinte très original, deux ont été fouillés. Chaque tombe procure un armement exceptionnel, emblématique de la royauté méróitique. On compte aussi une série étonnante de récipients en bronze gravés de motifs ou de scènes et ayant servi au culte. L'un d'eux porte l'inscription en hiéroglyphes la plus tardive de l'Empire (REM 1222). La datation du matériel et le radiocarbone situent el-Hobagi au ive siècle, au début, donc de l'époque charnière du transfert de la capitale vers Soba. Le cimetière d'el-Hobagi est postérieur au cimetière nord. des Bore de Méroé, et contemporain à la fois des dernières pyramides du cimetière ouest et des cimetières Garstang 400 et 500. Y est soulignée la persistance d'un Etat méroïtique dans le Soudan central, quand la Nubie fait sécession. L'interprétation ne permet pas d'affirmer qu'el-Hobagi succède à Méroé ; pour autant, par leurs rites funéraires, les personnages enterrés là - peut-être des ethnarques Noba comparables aux rois Nobades de Nubie - affirment leur appartenance à l'Empire méroïtique.
Longtemps restés en marge de l'histoire académique, les ordres militaires de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem et du Temple ont pourtant occupé une place centrale dans la société et la vie religieuse des XIIe-XIIIe siècles. Particulièrement bien documenté, le Midi de la France a constitué un espace de prédilection pour cette forme inédite de vie régulière apparue dans le sillage de la Première croisade et de la réforme grégorienne. Les deux ordres établirent un dense réseau de commanderies, qui furent autant de pôles ouverts sur les sociétés locales et où s'épanouit une vie culturelle et spirituelle longtemps insoupçonnée. Préfacé par Jacques Chiffoleau, le présent ouvrage regroupe douze essais, initialement parus entre 2005 et 2021, entièrement mis à jour et illustrés. A partir de trois axes directeurs - l'encadrement social et religieux, les cultures écrites, les croisades-, il s'agit de rendre compte des apports de l'auteur à l'histoire des villes, des sociétés aristocratiques, des pratiques administratives fondées sur l'écrit, de la seigneurie justicière, de la réception des croisades... Autant de questions que les riches archives produites par les commanderies ont permis d'envisager à nouveaux frais.
Si saint Pierre et saint Paul étaient devant les inquisiteurs, aussi bons chrétiens qu'ils fussent et qu'ils soient, les inquisiteurs les traiteraient assez mal pour leur faire confesser l'hérésie" , plaidait Bernard Délicieux devant Philippe le Bel en 1303. C'est sur le Midi de la France, où ceux que l'Eglise traquait et condamnait comme hérétiques se qualifiaient eux-mêmes de "bons hommes" , qu'a porté l'essentiel des études de Jean-Louis Biget : rassembler ici trente-quatre de ses articles écrits depuis 1971 permet de faire ressortir toute la richesse et l'unité d'une recherche majeure sur les dissidences religieuses dans la France médiévale. Né en 1937, Jean-Louis Biget, élève, maître de conférence puis professeur à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, a concentré l'essentiel de ses travaux sur la région languedocienne médiévale, principalement Albi, et fut précurseur dans la relecture des mouvements hérétiques de l'Occident médiéval ; il est aujourd'hui une référence de premier ordre en ce qui concerne l'histoire des hérésies languedociennes et de l'Inquisition, en France comme à l'étranger. Dans ce livre fort de plus de neuf cents pages, il porte son regard sur les nombreux aspects des dissidences languedociennes médiévales.
Le site de Brandes (Huez-Alpe d'Huez) est un unicum en Europe. Pour exploiter un minerai argentifère au profit du dauphin, une agglomération - l'argenteria de Brandis - s'implante à plus de 1800 m d'altitude, directement sur les chantiers extractifs. La singularité de ce site tient à la complémentarité des éléments qui le composent : une fortification de type shell-keep, une église paroissiale entourée de son cimetière, les habitations dans lesquelles vivent les mineurs et leurs familles, les mines à ciel ouvert et souterraines, les ateliers de minéralurgie, les aménagements hydrauliques, les archives. Un habitat permanent à cette altitude pour cette période est le seul exemple connu à ce jour. Ce coron est une création artificielle probablement voulue par le dauphin et c'est avec le revenu des mines de Brandes qu'il fait construire, en 1236, son lieu de sépulture dynastique dans la collégiale Saint-André, au coeur de Grenoble. Résultant des recherches conduites depuis 1978, un important corpus mobilier de plus de 1000 objets de la vie quotidienne des hommes et des femmes de Brandes entre le XIIe et le XIVe siècle (cuir, céramique, verre, pierre, bois, os, textile, métal) a été photographié, dessiné, restauré et est présenté et analysé ici au sein d'un riche catalogue exhaustif. Ce corpus montre combien ce mobilier est riche, à la fois parla diversité des domaines représentés, mais aussi et surtout parce qu'il éclaire de façon inédite le niveau de vie et de pensée des mineurs d'argent au Moyen Age. Les artéfacts sont présentés dans leur contexte d'usage et de découverte. En publiant ici les résultats de leur travail, les nombreux spécialistes ayant participé à l'étude de ce site livrent une image parfois surprenante de cette population.
Résumé : " Alleu " est l'un des termes les plus employés pour désigner la propriété foncière au Moyen Age central. Quant à l'" alleutier ", petit ou grand propriétaire libre, il est une figure traditionnelle de l'historiographie, classiquement opposée au vassal, au tenancier et au serf. Les alleux sont le plus souvent documentés au moment où ils sont absorbés par une seigneurie ; les alleutiers semblent donc chroniquement menacés de tomber sous la coupe de plus puissants qu'eux. Ils continuent pourtant d'apparaître dans les sources, ce qui est généralement interprété en termes de résistance. Les auteurs de ce livre réévaluent les rapports de l'alleu avec la seigneurie et la féodalité dans la France, l'Italie et la Catalogne des Xe-XIIe siècles, c'est-à-dire avant la redécouverte du droit romain et la formation de la doctrine dite du " domaine divisé " qui a défini les droits respectifs des seigneurs et des tenanciers. A la lumière des recherches récentes sur les évolutions socio-juridiques propres à cette période ? dont l'interprétation a été profondément renouvelée depuis vingt ans ? il apparaît que l'alleu n'est pas une butte-témoin de la propriété romaine, un îlot de liberté qui résisterait au féodalisme avec plus ou moins de succès. Il se distingue de la tenure ou du fief, mais imparfaitement, inégalement selon les régions considérées. Il désigne une terre librement conservable, transmissible et aliénable et, en ce sens, il est bien une propriété foncière. Mais la propriété de ce temps ? comme déjà, à certains égards, celle de Rome ? doit être comprise comme relative, dépendante de la condition personnelle du propriétaire et de sa situation par rapport aux pouvoirs supérieurs. C'est ainsi que peuvent être résolues les apparentes contradictions que présente la documentation et notamment celle-ci : que l'alleu soit par excellence la terre du noble mais qu'il puisse pourtant appartenir à un serf.