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La Minute Du Bonheur. ET AUTRES PAGES RETROUVÉES. CAMILLE LEMONNIER
Lemonnier Camille
SAMSA
22,00 €
Épuisé
EAN :9782875930088
L'oeuvre de Camille Lemonnier (1844-1913) est monumentale. Romans, nouvelles, mémoires, textes sur l'art : son apport à la littérature française du tournant du XIXe siècle est considérable et largement méconnu, peut-être parce que la France. qui l'avait fêté de son vivant, ne l'a pas suffisamment conservé dans son patrimoine littéraire. En cette année du centenaire de la mort de l'auteur, il s'est imposé, tandis que Philippe Roy lui consacrait sa première biographie d'ample envergure (parue aux mêmes éditions), d'exhumer la part de son oeuvre créatrice devenue pratiquement introuvable. Il s'agit des très nombreuses fictions courtes qu'il avait publiées dans les périodiques les plus divers, en Belgique et en France, et qu'il n'avait jamais réunies en volume. Jacques Detemmerman et Gilbert Stevens se sont chargés de ce travail d'archéologues des lettres et ont de la sorte porté au jour un gisement ignoré, dont bien des pages rivalisent avec les meilleures de celles dont l'auteur lui-même avait garanti la pérennité. Dans sa préface, André Guyaux, professeur à la Sorbonne, éclaire et souligne l'intérêt et la qualité de cette pêche miraculeuse, inscrite désormais dans le cadre d'une oeuvre majeure, que l'on a le plaisir, cent ans après la disparition de Lemonnier, de mesurer à sa juste dimension.
Avec pour toile de fond la lumière rouge et démoniaque du laminoir, Lemonnier raconte parallèlement la dépravation progressive de Clarinette Huriaux et l'irrépressible montée de la violence sociale. Dans cet univers scellé par le mythe éternel du Feu, la femme découvre "la joie cruelle de sa perversité toute-puissante", tandis que lentement gronde la révolte ouvrière à laquelle la grève apportera une éclosion brutale.
Cette oeuvre (édition relié) fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou uniquement disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Il faut lire le livre de Hommel, il compte parmi ces livres d'Histoire essentiels à la compréhension de notre Histoire, il est des plus passionnants, ce qui ne gâche rien. L'histoire de Marie est poignante, shakespearienne, qui pourrait lui résister ? Au milieu du XVe siècle, une jeune princesse d'une vingtaine d'années, cultivée, qui rêve déjà de la Renaissance à venir, jette les fondements de l'Europe, de la Belgique, le tout au centre d'une véritable histoire d'amour - rares en ces temps de mariages politiques arrangés -, qu'elle vit avec le jeune et beau Maximilien, qui deviendra son mari et "Empereur des romains"... Marie de Bourgogne, née à Bruxelles le 13 février 1457, fut duchesse de Bourgogne, de Brabant, de Lothier, de Gueldre, de Limbourg et de Luxembourg, comtesse de Flandre, d'Artois, de Bourgogne, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur, de Charolais et de Zutphen, marquise du Saint-Empire, dame de Frise, de Malines et de Salins. Fille unique du duc de Bourgogne Charles le Téméraire (1433-1477), et d'Isabelle de Bourbon (1437-1465), elle passe l'essentiel de ses années de règne (1477-1482) à défendre ses droits à l'héritage de son père, disputé par le roi de France, Louis XI. Son mariage, en 1477, avec l'archiduc Maximilien d'Autriche, oriente en effet pour près de deux siècles la géopolitique de l'Europe. Maximilien et Marie connurent un mariage heureux. Elle est la mère de Philippe le Beau, le père de Charles Quint... Marie meurt accidentellement le 27 mars 1482 des suites d'une chute de cheval dans la forêt de Wijnendaal, lors d'une chasse au faucon en compagnie de son époux, elle n'a que 25 ans ! Quelques jours s'écoulent entre sa chute et sa mort, ce qui lui laisse le temps de dicter en détail ses dernières volontés. Elle repose en l'église Notre-Dame de Bruges.
Jeune homme brillant mais solitaire, Stéphane forme avec sa s?ur une sorte d'équipe d'opposition en révolte contre les desseins de son père, qui veut entraîner son fils vers une carrière au barreau. Attiré par leur caractère, leur esprit de liberté, et puis le théâtre, Stéphane fréquente des amis très différents du son milieu familial. Nous sommes fin des années '50. Un professeur de grec et de latin l'initie au bonheur de rester chez soi pour disserter sur les choses de la vie en écoutant Béla Bartók. Par ailleurs, Nini, professeur de ballet ? et amie de sa mère ?, l'initie à l'ivresse de la performance scénique. L'étude le passionne dans l'absolu et, au-delà de ses rêve de ballet et de théâtre, Stéphane réussit brillamment ses humanités classiques. Le père de Stéphane sera-t-il sufisamment conquis par l'estime sociale dont bénéficie son fils pour lâcher l'emprise qu'il continue d'exercer sur lui ? Entre le silence du dialogue intérieur et les mystères de l'amitié, le hasard d'une rencontre verra Stéphane se rendre à Paris, peut-être vers l'indépendance ?
La justice est un levier de démocratie et un acteur politique d'importance. On lui reproche souvent d'être une institution prédatrice ou un instrument au service des dominants. Dans cet essai, Manuela Cadelli n'évince pas la critique, elle souhaite dépasser le cadre descriptif de l'analyse et se hisser à un niveau normatif - certains diront utopiste - car l'Association syndicale des magistrats (dont elle est la présidente) défend la thèse selon laquelle le pouvoir judiciaire peut et doit être un moteur d'émancipation et de liberté. L'auteure propose ainsi une grille de lecture de l'institution qui consiste à distinguer le réel et le récit. Avant tout, il est important d'attirer l'attention sur ce point de vue particulier, qui peut d'ailleurs être recommandé pour chaque institution, que ce soit un centre culturel, un cabinet d'avocats ou une maison médicale, même si la justice belge est, on le devine, une institution particulière car elle est le fruit de la réflexion du Constituant et de la révolution de 1830. Il est dès lors intéressant, lorsqu'une institution est critiquée ou évaluée, de distinguer les promesses et le récit qui l'ont fondée, du réel qu'elle révèle au moment de l'analyse. Confronter le récit au réel ou le mythe et les promesses à l'évolution et au fonctionnement d'une institution ainsi qu'aux pathologies dont elle souffre, s'avère indispensable pour analyser quelles sont les solutions et les rêves que son mythe fondateur permet d'envisager pour affronter le présent et proposer un avenir prometteur. Ces trois angles d'analyse sont envisagés dans les trois parties de cet essai, mais doivent également être distingués d'un autre champ de critiques : celui des individus qui font - parfois défont - l'institution. Manuela Cadelli est consciente d'un certain désespoir face au réel mais qu'il faut penser la restauration et la concrétisation d'un récit à la hauteur des attentes du justiciable, du voeu du Constituant et des défis qui sont posés aujourd'hui à la démocratie. Face à cette nécessité, il ne faut nourrir aucun scrupule, aucun complexe. Voici le propos et le combat. Il convient d'en assumer l'aspect hautement politique.
Voici un livre révélateur et donc incontournable sur une période cruciale de l'histoire de la Belgique en particulier, et de l'histoire européenne par extension ! En octobre 1830, le Royaume-Uni des Pays-Bas, dans lequel les Pays-Bas septentrionaux et méridionaux avaient été réunis en 1815, est démantelé au terme d'une révolution relativement brève. Penser qu'il s'agit là d'un simple tournant de l'histoire serait faire fi de la farouche opposition des orangistes. Le mouvement des partisans de la maison d'Orange, composé de l'élite (principalement francophone) de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie, a en effet tout mis en ?uvre pour obtenir le retour du Royaume-Uni. Dans les années 1830 en particulier ? alors que l'on se battait encore au sujet de la répartition du butin ?, ces orangistes ont ?uvré secrètement et en cheville avec le roi Guillaume Ier pour le rétablissement du royaume. Non sans prendre certains risques, car les autorités belges n'ont eu de cesse de les réprimer, de les chasser et de les priver de leur pouvoir. L'auteur remonte ici aux racines de cet orangisme belge. Elle a passé les archives au peigne fin pour en extraire une correspondance éclairante, souvent rédigée en secret. Ces sources lui ont permet de dresser un portrait unique et nuancé des orangistes, de leurs organisations, de leurs codes de comportement et de leurs stratégies politiques. Ce livre passionnant constitue en quelque sorte une première et une exclusivité en matière d'Histoire, à dévorer d'urgence !