Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'ARCHITECTURE DU FER
LEMOINE BERTRAND
CHAMP VALLON
48,00 €
Épuisé
EAN :9782903528713
Légèreté et transparence, rationalité et puissance des formes : l'architecture du fer fait aujourd'hui figure d'ancêtre reconnu de la modernité. Mais cet essor du métal, à travers une invention formelle infatigable et un goût du décor exubérant, participe aussi pleinement du concert foisonnant du XIXe siècle. Indissociable des grands programmes architecturaux apparus ou renouvelés par le développement de la société industrielle, l'architecture du fer est une des créations les plus originales du XIXe siècle, une de celles qui contribuent avec le plus de force à la définition de son imaginaire. En moins d'un siècle et demi, les essais empiriques des constructeurs, alliés ou concurrents des recherches physiques et mathématiques, doteront l'Europe d'un nouvel environnement architectural. Parmi les prototypes réussis, les serres du Jardin des Plantes (1834-1836) ou la gare de l'Est à Paris témoignent de la position d'avant-garde qu'occupait, en ce domaine, la France sous le second Empire. La fonte, le fer et l'acier, dont la résistance et l'élasticité se révèlent peu à peu aux bâtisseurs et aux théoriciens, vont se partager ou se disputer le premier rôle dans les ponts métalliques, ponts suspendus, serres, gares, marchés, grands magasins, églises, bâtiments industriels, sans oublier les expositions universelles, qui furent le lieu de toutes les audaces techniques et architecturales. Au triomphe du métal, fait écho pendant tout le siècle un débat passionné sur l'esthétique et la modernité du fer, qui oppose éclectiques et rationalistes : le fer est-il un simple moyen de construction ou la promesse d'une architecture nouvelle ? Avec l'Art Nouveau, le fer assurera l'union éphémère de la structure et de l'ornement, apothéose sans lendemain qui s'achève avec la Grande Guerre, l'avènement du béton armé et la radicalisation des doctrines esthétiques. Ce livre restitue la triple histoire du fer : celle d'une production industrielle et d'une technique de construction ; celle d'un matériau qui a permis et accompagné l'émergence de nouvelles typologies architecturales ; celle, enfin d'un objet de débat, au c?ur de l'effervescente recherche de nouveaux langages stylistiques propres au XIXe siècle.
Cet ouvrage offre un aperçu unique du processus de conception de 21 passerelles piétonnes et cyclistes. Contexte physique et historique, contraintes techniques, écologiques et économique ; culture, processus, sont quelques-uns des mots clés qui rendent chaque projet unique. L'auteur de projet, l'architecte et l'ingénieur Laurent Ney, révèle la complexité qui caractérise chaque conception d'ouvrage d'art et explique comment, grâce à une vision intégrée de l'architecture et de l'ingénierie, on peut aboutir à des objets qui s'insèrent de manière significative dans nos traditions. This book offers a unique insight into the design process behind 21 footbridges. Physical and historical context, technical constraints, ecology and economy, culture and process are some of the key notions that underlie each unique project. The designer, architect and engineer Laurent Ney reveals the complexity that characterizes each structure and how, through an integrated vision of architecture and engineering, we can achieve objects that fit significantly into our tradition.
L'Exposition universelle qui se tient à Paris en 1889 commémore le centenaire de la Révolution et doit consacrer la République nouvellement instaurée. Construite pour l'occasion, la tour métallique de Gustave Eiffel, ingénieur inventif et audacieux, est décriée dès sa mise en chantier: "odieuse colonne de tôle boulonnée", "gigantesque cheminée d'usine"... L'attraction de foire connaît pourtant un immense succès populaire. Utilisée comme antenne de radio puis relais de télévision, la grande dame du Champ-de-Mars survit à l'Exposition. Bertrand Lemoine raconte l'aventure de la Tour Eiffel, qui à conquis le coeur des Parisiens et a reçu 120 millions de visiteurs du monde entier. Aimer la Tour, c'est aimer Paris.
Longtemps l'image du monde vue du haut des cieux - la vue aérienne - est restée inaccessible au commun des mortels, et donc mythique. Seuls les dieux avaient le pouvoir d'englober du regard les constructions des hommes. De mesurer l'ampleur des paysages dans lesquels elles s'insèrent. D'apprécier les prouesses techniques mises en oeuvre. D'en comprendre le pian, l'organisation et fa fonction. De contempler enfin la beauté de ces monuments. le simple mortel, lui, se contentait d'une vision terrestre... Aujourd'hui, à son tour, il peut enfin profiter de ce privilège des dieux. Grâce à la photo aérienne. Et grâce à la formule exceptionnelle d'une mise en scène époustouflante oui multiplie les points de vue et démultiplie le format. Avec Notre histoire lue du ciel, le lecteur accède au plus spectaculaire des voyages que l'on puisse faire dans un livre. Ce cinquième volume, consacré aux prouesses architecturales min XXe siècle, est un tour du monde des plus étonnantes réalisations de l'architecture moderne: des tours et des gratte-ciel la tour Eiffel, le Chrysler Building de New York ou la Swiss Re de Londres - des musées - le Guggenheim de Bilbao ou le Getty Center de Los Angeles -, des spectaculaires salles de concerts comme l'opéra de Sydney ou le centre des Arts orientaux de Shanghai, des ponts monumentaux tels le Golden Gate de San Francisco ou le viaduc de Millau, des sanctuaires même avec la Sagrada Ramifia de Barcelone ou le temple du Lotus de Delhi.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
La période qui voit le passage de la ville de l'Ancien Régime à la ville haussmannienne ou haussmannisée semble bien connue et les conditions de cette transformation ont été largement analysées. Schématiquement, on considère que le milieu urbain s'assainit tout au long du XIXe siècle, passant de la stagnation miasmatique encouragée par les activités artisanales à la dynamique industrielle symbolisée par la rectification urbaine qui associe percée, aménagement du réseau viaire, nettoiement généralisé de l'espace public grâce aux égouts et à la distribution de l'eau, renouvellement de l'air grâce aux grands mouvements urbains, humains et économiques. Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin et l'ingénieur, en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu. Pour ce faire, l'auteur adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbains, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en ?uvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.