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Monstres et montruosités
Lemire Laurent
PERRIN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782262039318
Qu'ils viennent de territoires inconnus ou s'inscrivent dans notre quotidien, ces monstres peuplent notre imaginaire, construisent nos mythes et nourrissent nos peurs. Dans cet ouvrage, Laurent Lemire s'intéresse à cette anormalité, mais nous révèle aussi que la monstruosité ne se cantonne pas à ces créatures difformes et parfois inhumaines. Elle fait bel et bien partie de notre réalité. Partant des mythes et des légendes, l'auteur analyse les monstres de tous types, y compris les plus anodins, les plus inattendus et interroge le rapport qu'ils entretiennent avec l'Homme, mettant ainsi en lumière la part sombre ou bizarre de l'humanité. Le monstre montre toujours quelque chose. Reste à savoir quoi... Dépassant de loin le simple mais instructif glossaire, l'auteur voyage avec bonheur à travers l'Histoire, la mythologie, les sciences humaines, mais aussi la criminologie et le droit, renouvelant le genre et tissant le lien qui va du merveilleux à l'horreur.
Journaliste (Nouvel Observateur, Livres Hebdo) ancien rédacteur en chef de Campus et d?Esprits libres sur France 2, Laurent Lemire est notamment l?auteur du Siècle d?Albert Einstein (Perrin) et des Savants fous (Robert Laffont).
Pomme croquée et arc-en-ciel du drapeau gay, le célèbre constructeur d?ordinateurs Apple rend un hommage crypté au mathématicien Alan Turing, qui fut l?un des plus grands esprits du XXe siècle. Jeune étudiant à Cambridge dans les années 1930, Turing se distingue en publiant des travaux théoriques qui posent les fondations des recherches en intelligence artificielle. Il côtoie alors les plus grands mathématiciens de l?entre-deux-guerres. En 1936, à Princeton, aux États-Unis, il a l?idée de concevoir un ordinateur. La Seconde Guerre mondiale lui permet d?appliquer ses théories. Engagé par les services secrets britanniques, Turing parvient à percer le secret de la machine « Enigma », qui permettait aux nazis de coder leurs messages, et contribue ainsi à la victoire des Alliés. Mais ce héros discret sera contraint de demeurer dans l?ombre. Condamné d?abord au secret pour ses recherches, Alan Turing le sera ensuite pour son homosexualité, dans une Grande-Bretagne de l?après-guerre où l?homosexualité est un crime ? Oscar Wilde en avait fait les frais cinquante ans plus tôt. Désormais écarté de tous les grands projets scientifiques, Turing est effectivement condamné en 1952 à la castration chimique. Ne supportant pas les effets des traitements hormonaux, il met fin à ses jours: le soir du 7 juin 1954, cet étrange surdoué, inconditionnel du Blanche Neige de Walt Disney, croque dans une pomme imprégnée de cyanure. À partir de d?archives conservées à Cambridge et d?enquêtes dans les milieux de l?informatique, Laurent Lemire conte l?histoire stupéfiante d?un génie victime de la cruauté et de l?intolérance de son temps.
Résumé : Zurich, été 1896. A l'Ecole polytechnique fédérale, Mileva Maric´ commence des études de mathématiques et de physique. Cette jeune Serbe est la seule femme de la classe. Un étudiant venu d'Allemagne la remarque. Il s'appelle Albert Einstein. C'est le début d'une histoire d'amour et de science. Elle va durer dix-sept ans. Trois enfants vont naître de cette union : Lieserl, curieusement disparue en Serbie, Hans-Albert et Eduard, qui sera traité toute sa vie dans un asile pour schizophrénie en Suisse. Parallèlement, les époux travaillent ensemble à ce qui deviendra la théorie de la relativité. Mais en 1905, sur la publication, seul le nom d'Albert figure. En 1913, ils se séparent. Albert est devenu célèbre. Milena retourne à l'anonymat. Dans cette double biographie, Laurent Lemire nous projette au moment où naît la théorie de la relativité et pose un regard tout à fait nouveau sur la relation entre Einstein et son épouse, relation d'amour fusionnelle et de travail commun intense. Il redonne à Mileva la place qui lui revient dans cette aventure qui a révolutionné la physique, bien que l'époque et sa condition de femme l'ont contrainte à une existence dans l'ombre.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.