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La Vie quotidienne des députés aux États généraux
Lemay Edna-Hindie
HACHETTE LITT.
21,45 €
Épuisé
EAN :9782010154690
Ils sont 1200 à converger vers Versailles au printemps 1789 pour l'ouverture des Etats Généraux, le 5 mai. Conscients de l'importance de leur mandat et portés par le rêve d'inaugurer un monde nouveau, les députés incarnent l'espoir politique du pays, au moment même où la fragilité du pouvoir appelle une nouvelle force de représentation publique. Qui sont ces hommes, venus de toute la France, ayant quitté leurs occupations professionnelles, abandonné leur vie de gentilhomme ou déserté leurs charges de paroisse ou de congrégation ? Il leur faut se loger, se nourrir à bon compte, se procurer le costume réglementaire, se maintenir en bonne santé malgré l'air vicié des salles de réunion, préparer la venue des femmes et des enfants. Dans une ambiance de rumeurs contradictoires, d'intrigues de chapelles et de divisions politiques, il s'agit d'organiser les séances et d'élaborer un règlement intérieur. A la passion laborieuse répond la fébrilité récréative : griserie des rencontres conviviales, distractions, découverte de Versailles et de Paris... Cette atmosphère enivrante n'empêchera pas le tiers état, courtisé par les ordres privilégiés, d'imposer de façon modérée la réunion des ordres et le vote par tête. Edna Hindie Lemay, diplômée de l'université de Columbia aux Etats-Unis, a fait sa thèse à Paris sur Démeunier et la naissance de l'anthropologie sociale. Actuellement maître de Conférence à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, attachée au Centre de Recherches Historiques, sous la direction de François Furet, elle travaille sur un dictionnaire des députés aux Etats Généraux de 1789.
Michel Lemay est psychiatre et professeur de psychiatrie de l'enfant et l'adolescent. Directeur de la clinique de l'autisme et des troubles envahissants du développement de l'hôpital Sainte-Justine à Montréal, il est l'un des spécialistes mondiaux dans ce domaine. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Les psychoses infantiles, J'ai mal à ma mère...En vingt-cinq années consacrées à l'autisme, Michel Lemay a suivi et soigné près de six cents enfants. Dans ce livre, il met à disposition d'un large public une somme d'observations hors du commun. Il s'interroge sur la définition exacte de l'autisme, ses causes, ses évolutions et ses traitements. Il dresse un bilan lucide des apports et des dérives de chaque discipline (psychanalyse, neurobiologie, génétique, traitements médicamenteux, thérapies comportemental, cognitive...), et plaide pour une médecine pluridisciplinaire.Son approche thérapeutique, autant éducative que clinique, s'appuie notamment sur deux convictions essentielles :réunir des professionnels de plusieurs disciplines (psychanalystes, psycho-éducateurs, thérapeutes osant utiliser intelligemment les orientations cognitivo-comportementalistes, orthophonistes, ergothérapeutes),travailler en étroite collaboration avec les parents sans les voir comme des " patients porteurs de je ne sais quel problème ",Parents et professionnels puiseront dans ce fruit d'une expérience unique de nouvelles forces pour lutter contre l'autisme.
Michel Lemay nous livre ici un témoignage exceptionnel. Il présente sur un mode personnel et engagé les principales approches thérapeutiques susceptibles d'aider des enfants et des adolescents en difficultés psychiques à atténuer leurs souffrances et à retrouver des forces pour créer. Comme dans les deux volumes précédents de cette trilogie, où il transmet ses expériences basées sur plus de cinquante ans de travail en pédopsychiatrie et en éducation spécialisée, en France puis au Canada, l'auteur montre, avec de nombreux exemples cliniques, la nécessité d'avoir une vision globale, intégrative, historique et critique des principales approches thérapeutiques. Il le fait avec clarté et rigueur, tout en exprimant ses inquiétudes et ses désaccords par rapport aux tendances actuelles à rechercher des résultats immédiats par des thérapies centrées sur le symptôme, souvent discontinues et basées sur des positions trop réductionnistes et simplistes. Le lecteur ne trouvera pas là des réponses toutes faites. Il est invité à penser par lui-même en réfléchissant à sa propre histoire professionnelle.
De génération en génération, l'oeuvre visionnaire d'Antonio Gramsci continue de révéler de nouvelles richesses. Aujourd'hui reconnu même par les conservateurs tant son génie ne fait plus question, ce grand auteur de gauche, victime par excellence du fascisme italien, attire à nouveau l'attention quand réapparaît la dérive autoritaire un peu partout sur la planète. Cet ouvrage livre une facette inédite de son oeuvre, pétrie d'une étonnante maturité épistémologique et permettant d'explorer de nouvelles perspectives. Tout en nuances, il permet de redécouvrir un Gramsci tour à tour humain, savant touche-à-tout, interdisciplinaire avant la lettre et philosophe politiquement engagé.
Je voudrais leur dire qu'être chanteur c'est accepter de vivre avec le vide au c?ur, un manque, un sentiment d'abandon que rien, pas même le succès, surtout pas le succès, ne peut combler." Une rockstar et son crime. Alex frôle la gloire, il finira vendeur dans le garage de son père. Alex frôle l'amour, il tuera Nina. Trop pure, ou trop cruelle pour lui, elle ne jouera plus Tchekhov. Les témoins se succèdent à la barre. Pour retrouver Alex, le juger ou le perdre. Entendre Ses adieux à la vie, à ce père qui n'a pas su l'aimer. Deux autres longues nouvelles, Volley-ball et Trafics, explorent le même thème. À l'heure de perdre son père, Thomas comprend enfin qu'il l'avait mal jugé: ce qu'il avait pris pour de la lâcheté n'était que le courage dont il manque lui-même aujourd'hui. Abandonné à sa naissance, Simon part à la rencontre du frère qu'il n'a pas connu. Comment vivre lorsqu'on ne sait pas aimer?
Si l'on se souvient que le ministère de la Santé a été créé en 1930 seulement et qu'à l'origine les hôpitaux servaient davantage à exécuter des mesures de police qu'à assister les indigents, on voit se dessiner une vie quotidienne des hôpitaux au XIXe siècle qui n'a guère de rapport avec celle que nous leur connaissons aujourd'hui. Etrange siècle qui débute par l'entassement des malades dans les salles communes, au mépris de l'hygiène la plus élémentaire, et se termine par les découvertes de Pasteur. Car c'est dans les hôpitaux du siècle dernier que s'opère la grande révolution médicale, non sans soubresauts, et il reviendra aux nouveaux médecins, et plus encore aux nouveaux chirurgiens, de transformer ces lieux de charité en laboratoires modernes de la science. Parallèlement, l'hôpital va assurer de plus en plus la fonction d'enseignement de la médecine et, grâce à la création des concours d'internat et d'externat, garantir aux malades la compétence de leurs médecins. Juristes, anciens élèves de l'Ecole nationale de la Santé publique, Serge Borsa et Claude-René Michel appartiennent l'un et l'autre à l'administration hospitalière de la région marseillaise, ce qui leur a permis d'accéder à de nombreuses archives jusque-là inexploitées.
Tout a-t-il été dit sur "le mystère Lawrence" ? Depuis sa mort, en 1935, le héros de l'aventure arabe s'avance masqué. De nombreuses zones d'ombres subsistent. Est-il vraiment le seul, le vrai vainqueur du désert, le libérateur de Damas ? A-t-il subi, inventé ou enjolivé le supplice commis par les Turc : flagellation cruelle suivie de viol collectif ? Pourquoi, au faîte des honneurs et de la gloire, a-t-il choisi de terminer les douze dernières années de sa vie comme simple soldat, dans des circonstances dégradantes ? Pour expier - mais quoi ? Par volonté de mortification et d'humiliation - mais pourquoi ? Dans quelles conditions est-il mort : accident, attentat, suicide ? Explorant toutes les sources inédites disponibles à ce jour, Monteil restitue dans leurs ambivalences les plus troublantes - homosexualité, masochisme, mythomanie... - les différentes facettes d'une personnalité complexe trop souvent perçue de manière univoque à travers le film à grand spectacle de David Lean (1963). La statue n'en est pas déboulonnée : elle y trouve une profondeur de chair et de sang. Auteur d'une trentaine d'ouvrages sur la culture et la civilisation arabo-musulmanes, Vincent-Mansour Monteil est un familier de l'Orient, que ses expériences au Sahara occidental et au Maroc avaient fait surnommer le "Lawrence d'Arabie français". C'est dire que la biographie qu'il consacre aujourd'hui à l'illustre Colonel Lawrence n'est pas dénuée d'élans affectifs et passionnés...
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.