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Le commerce dans tous ses états. Espaces marchands et enjeux de société
Gasnier Arnaud ; Lemarchand Nathalie
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753532762
Ce livre est la synthèse de nombreux travaux universitaires français et étrangers dont l'objet est moins d'approcher le commerce stricto sensu et du seul point de vue géographique que de le mettre en rapport avec d'autres facteurs et processus territoriaux interrogés plus largement par des chercheurs émanant des sciences humaines et sociales (géographes, historiens, économistes, urbanistes, sociologues, anthropologues, etc.). L'intérêt que représente cet essai est triple : il interroge d'abord l'évolution commerciale de manière transversale, au prisme des approches sociales et sociétales qui permettent d'aborder de véritables questions de fond. Ensuite, il est l'occasion d'interroger le rôle de la fonction commerciale dans la division sociale de l'espace, dans le renouvellement urbain, dans la mobilité des individus et des groupes, etc, en mettant en lumière les formes d'interaction et d'itération capables de produire la ville et la société. Toutefois, le commerce est lui-même influencé par les modes de vie des citadins et des périurbains, par les modes de régulation politique, par les stratégies d'implantation et d'investissement des groupes de la distribution et de la promotion immobilière, et aussi par le religieux ou encore les nouvelles technologies de la communication. C'est donc un regard décentré du commerce que les auteurs proposent avec une vision innovante dans les croisements opérés, par exemple, avec les notions de patrimoine et de genre. C'est aussi une approche plus attentive au mouvement, à l'effet d'entraînement que le commerce développe et aux transformations qu'il accompagne dans trois domaines principaux : l'espace, la société et la gouvernance.
Le champ d'analyse croisée du commerce et de l'aménagement est au coeur d'une double approche où le commerce est à la fois structurant et structuré pour ou par son environnement urbain ou son support spatial. Si l'espace commercial a ses propres lois de répartition, de différenciation et ses propriétés caractéristiques (hiérarchie, centralité, périphérie...), il est aussi enjeu entre les acteurs du commerce. Sciences de l'espace par définition, la géographie et (urbanisme bénéficient avec le commerce d'un vaste champ d'investigation possible. Au carrefour de plusieurs disciplines, cet ouvrage a comme objectif de fournir des définitions de concepts et d'outils susceptibles d'intéresser des spécialistes de l'un ou l'autre des domaines qui se focalisent sur le commerce ou l'aménagement, mais aussi des généralistes de la ville qui voudraient approfondir tel ou tel aspect de la question. ?uvre collective, ce Dictionnaire du commerce et de l'aménagement a regroupé 26 auteurs qui ont conçu et réalisé cet ouvrage au sein de la commission de géographie du commerce, émanation du Comité national français de géographie (CNEG). Créée par Jacqueline Beaujeu-Garnier dans les années 1970, cette commission a été présidée par la suite par Alain Metton et Jean Soumagne, et depuis 2004 par René-Paul Desse. Ancrée dans la géographie, elle est composée de géographes mais aussi d'urbanistes et de professionnels de l'aménagement et du commerce.
Arnaud Leonard ; Veyrier-Milan Véronique ; Garnier
Les cours complets en histoire-géographie, enseignement scientifique et langues vivantes (anglais, espagnol, allemand), pour réviser et réussir vos contrôles continus Les connaissances et les méthodes indispensables pour réussir l'épreuve du Bac de philo.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?