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Rue de la Côte-Chaude
Lemaire Philippe
CALMANN-LEVY
25,80 €
Épuisé
EAN :9782702141922
À Saint-Étienne, dans les années 30, un mineur de fond d?origine polonaise commence une nouvelle vie. Au début des années 30, un jeune inconnu prénommé Waldeck débarque par le train à Saint-Étienne. La crise économique frappe dur. Par chance Waldeck trouve aux Houillères de la Loire un emploi de boutefeu. Dans les galeries souterraines où les éboulements et les coups de grisou meurtriers ne sont pas rares, c?est le métier le plus dangereux : il manipule les explosifs. Grâce à la solidarité du fond, à la générosité du petit monde haut en couleurs de la rue de la Côte-chaude et de la buvette-comestible où il est logé, Waldeck surmonte peu à peu son sentiment de déracinement. Il est tour à tour attiré par deux amies ouvrières chapelières, Lucile, émancipée et intellectuelle et Virginie, jeune veuve, mère d?un garçon, douce et sensuelle. Malgré les drames et les épreuves, il entrevoit la promesse d?une vie simple et heureuse. Mais Waldeck, le Polak, a-t-il droit au bonheur ?
Résumé : Au début des années 1930, à La Louvière, Louis Daubert fait le meilleur vin de la région. Il espère que sa fille Lison épousera un vigneron pour prendre la suite du domaine. Aussi ressent-il comme une trahison la décision de Lison de continuer ses études en ville. Mais, loin de fréquenter la faculté, sa fille mène une vie de bohème : elle fait du théâtre et pose pour un sculpteur. Louis se referme sur lui-même et, un soir de gros travaux, meurt d'une crise cardiaque. Revenue pour l'enterrement, Lison s'attarde à La Louvière, malgré les reproches de sa mère et de ses frères. L'avenir du domaine est compromis. Lison balaie sa vie d'avant et décide de poursuivre l'oeuvre de son père. Mais les obstacles se multiplient, aucun échec ne lui sera pardonné. En arrivant à La Louvière, la première chose que Lison ressentit, c'est le poids du silence.
A la fin du xixe siècle, le jeune Johan de Winkler quitte sa Lorraine natale pour prendre le chemin de la capitale avec la ferme intention de marcher sur les traces de Rimbaud. Un destin malicieux et les rudesses de la vie se chargeront de faire voler ses ambitions en éclats. Si la littérature perd un poète, l'époque y gagne un témoin : devenu journaliste, Johan rendra compte de la construction de cette tour Eiffel qui va célébrer à la fois le centenaire de la révolution de 1789 et le triomphe du génie industriel français, mais aussi des scandales qui secouent alors la France. A Montmartre où il vit, tandis que s'affirme l'Impressionnisme, il croise marlous, peintres sans le sou et modèles à la si charmantevertu. D'un côté les forçats de l'acier, de l'autre la Butte, ses artistes, ses cabarets, son esprit libertaire. Deux mondes que tout oppose en apparence. Johan de Winkler parviendra-t-il à les réconcilier, le temps de cette virevoltante histoire d'amour et d'amitié, authentique épopée de l'âme humaine ?
Grand reporter à France 3, auteur de chansons, réalisateur de films documentaires, Philippe Lemaire conjugue dans ses romans le souci de l?enracinement et une vive sensibilité aux préoccupations contemporaines.
Quand on vient de Mantes-la-Jolie comme c'est le cas de Morgane, le petit village de Tonneville a de quoi interpeller. Si ses hauteurs offrent un point de vue enchanteur sur les eaux bleues de la Manche, sa lande apparaît bien sombre et mystérieuse dès que le soleil se couche. Quant à ce drôle d'endroit que les autochtones appellent l'étang Percy, cette invraisemblable jungle dissimulée en plein bocage, Morgane ne doute pas qu'il soit hanté. Le brouillard a beau être coutumier de cette région sauvage, ça n'explique en rien le fait qu'il puisse prendre forme humaine.
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien. Cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au c?ur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Henri Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Calet, les jazzmen adorés. Pour beaucoup personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l?austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. C?est ça le paradoxe de ce comédien d?exception. Aussi à l?aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l?image de l?homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé. Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d?esprit et anecdotes savoureuses composent l?autoportrait sensible de l?un des Grands ducs du cinéma français.
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.