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Difficile Levinas. Peut-on ne pas être levinassien ?
Lellouche Raphaël
ECLAT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782841621231
A l'heure où l'on s'apprête à célébrer le centenaire de la naissance d'Emmanuel Levinas, l'essai de Raphaël Lellouche se veut une présentation et une mise au point philosophiques sur un philosophe juif qui, aujourd'hui, prend une place de plus en plus importante auprès du grand public. L'oeuvre de Levinas joue en effet désormais le rôle d'une "référence" centrale dans la vie intellectuelle. Or cette philosophie est problématique. La logique de son parcours est ici reconstituée dans ses ambiguïtés et ses limites, notamment par rapport à ceux qui, par delà Edmund Husserl, sont ses véritables inspirateurs : Martin Heidegger et Martin Buber. Dans la lignée des travaux de Dominique Janicaud (Le Tournant théologique de la phénoménologie française), l'essai de Raphaël Lellouche se veut une contribution salutaire à une lecture de Levinas qui ne soit pas seulement hagiographique.
Livre à deux voix où, chacun de son côté, un vendeur et un acheteur, exposent de façon très complète et détaillée leurs méthodes de travail ainsi que les techniques qu'ils emploient. Le point fort de ce livre est de réunir les deux points de vue; il offre ainsi au lecteur: - Un guide pour structurer sa démarche professionnelle. - Une connaissance des intérêts, des stratégies et de la psychologie de la partie adverse, qui lui permettra de dominer la situation quoi qu'il arrive en sachant mieux adapter son comportement à son interlocuteur et en n'étant plus pris au dépourvu par lui.
Ernst Bloch a publié deux éditions consécutives de L'Esprit de l'Utopie, en 1918 puis en 1923. Entre-temps, il s'est rapproché du socialisme avec une monographie sur Thomas Münzer. Avec ses traits millénaristes et hérétiques, la Guerre des paysans d'Allemagne a pris désormais l'importance d'un modèle historique décisif. Entre ces deux éditions, le livre subit quelques changements, dont la suppression d'un chapitre: "Symbole: les Juifs", rédigé bien antérieurement, en 1912, lorsque, dans un contexte d'intenses échanges avec Georg Lukacs, les deux amis font l'expérience du renouveau du judaïsme. Commençant par la proclamation éclatante: "S'éveille enfin la fierté d'être juif...", cet écrit du jeune Bloch offre une interprétation messianique et néo-marcionite de la "question juive", très éloignée de celle de Marx en 1843. Dans son essai introductif, Raphaël Lellouche retrace l'histoire de ce chapitre "oublié", et montre combien non seulement il renouvelle notre compréhension du jeune Bloch et de la genèse de sa philosophie de l'utopie, mais révèle aussi l'actualité de sa "gnose révolutionnaire".
Les marques sont bien davantage que des agents économiques : ce sont des agents culturels. Leur pouvoir dépend de leur capacité à se nourrir de leur environnement et à l'influencer. Cette nouvelle édition est centrée sur la cohérence des marques. Chaque marque est un agrégat composé d'éléments (produits, lieux, style, bâtiments, idéologie, histoire, etc.) qui se renforcent mutuellement. L'approche brand culture ? Une méthode holistique pour assurer la cohérence de l'agrégat, produire du sens en favorisant le renouvellement. A partir de nombreux cas concrets dont Repetto, Dior, Chanel, Ladurée, Citadium, Courtepaille, Nike, Havana Club, Oasis, Harley Davidson, Lush, Camif, Orange ou encore Frichti, et de témoignages, découvrez les moyens de libérer le potentiel culturel des marques : - identifier les sources et modes d'expression de la culture (dont les produits, les hommes, les contenus, les lieux, les manifestations physiologiques, les expériences) ; - maîtriser les clés d'une culture de marque forte (dont la densité et la raison d'être) ; - renforcer les résonances culturelles pour stimuler la performativité des consommateurs ; - piloter les marques en adoptant les outils d'audit et de plateforme de brand culture.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.
Résumé : Les Chatons des Sagesses des Prophètes (Fusûs al-Hikam) est le livre le plus célèbre d'ibn 'Arabi (1165-1240), qui dit l'avoir reçu de la main du prophète dans une vision en songe. Il y décrit les nombreuses 'semblantes' qui reconduisent à l'unité divine, où viennent s'enchasser les dires les grands prophètes, depuis Adam jusqu'à Muhammad, en passant par Idris et Abraham, Ismael et Jacob, Ezra et Jésus, Job et Jean, Moïse et Khâlid, embrassant dans un même geste 27 prophéties issues des trois monothéismes et se concluant par un hymne au féminin d'une étonnante modernité. Plusieurs fois publié, les Chatons des sagesses paraît ici non seulement dans une version intégrale, mais traduit sur la base d'un manuscrit autographe du plus proche disciple d'ibn 'Arabi, Sadr al-clin Qunawi, signé de la main de l'auteur. Le texte introduit à une pensée parmi les plus riches de l'islam spirituel, dont "l'influence fut d'une portée considérable" comme l'a écrit Henry Corbin, même si le soufisme d'ibn 'Arabi, qui privilégie l'imaginaire sur les intelligences, et considère que la divinité est trop vaste et trop sublime pour être enfermée dans un seul dogme, suscita autant d'enthousiasmes que d'anathèmes au sein de l'orthodoxie musulmane.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.