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Cher cahier. Témoignages sur le journal personnel
Lejeune Philippe
GALLIMARD
15,20 €
Épuisé
EAN :9782070718078
Qui n'a pas, une saison ou l'autre de la vie, tenu. son journal personnel? Et pas seulement de jeunes adolescentes ou des écrivains confirmés. Vous, moi, tout le monde... En lançant un appel dans Le Magazine littéraire, en avril 1988, Philippe Lejeune, spécialiste de la littérature personnelle et auteur, au Seuil, du Pacte autobiographique (1975) et de Moi aussi (1986), a eu la chance de recevoir les témoignages de quarante-sept diaristes - c'est un coup de sonde dans un univers d'écriture méconnu quarante-sept personnes qui racontent l'histoire de leur journal, décrivent leurs pratiques, expliquent ce qu'eues en attendent. Ce sont ces documents que rassemble ici Philippe Lejeune. Ils sont si éloquents, si variés qu'ils forcent à poser et à reposer toutes les questions qui touchent à l'écriture personnelle. Le journal est-il une activité. névrotique et maniaque ou une entreprise de contrôle de soi et d'auto-éducation? Quels rapports entretient-il avec d'autres formes de création? En estil un substitut et une compensation pu une préparation? Quel genre constitue-t-il puisqu'il peut s'incorporer plus ou moires à tous les autres? Le journal peut-il être « sincère », n'est-il pas toujours auto-censuré? Est-il vraiment fait pour n'être pas lu? Qu'en est-il de sa destruction, parfois périodique? de sa communication? de sa conservation après la mort? À toutes ces questions, ces lettres répondent de façon vivante et simple, chacune se présente comme un autoportrait, une esquisse d'autobiographie, l'écriture personnelle étant située dans un projet de vie. Quiconque tient un journal ou s'interroge sur le genre pourra difficilement ignorer cette gerbe de témoignages d'inconnus en si profond accord avec l'humeur du temps. L'entreprise de Philippe Lejeune, indépendamment des résultats qu'elle a suscités, est originale. On y sent de sa part, et sans qu'il intervienne autrement que par une présentation descriptive et un index des thèmes, qui rendent sa collecte démonstrative, une ouverture de coeur et comme de l'amour.
Résumé : Extrait d'une revue ou d'un ouvrage relié à part en un petit livret. Destiné habituellement à faire connaître un article récemment publié, la collection détourne l'usage et la fonction du tiré à part pour inviter à la (re)découverte d'un texte. En lieu et place du traditionnel mot d'accompagnement de l'auteur, Clive Thomson partage ici, dans une courte présentation, son expérience de lecture de : " Autobiographie et homosexualité en France au XIXe siècle " de Philippe Lejeune.
Résumé : Pour l'autobiographie propose une sorte de " défense et illustration " des écritures autobiographiques en regroupant ces chroniques, publiées pour la plupart dans La Faute à Rousseau, revue de l'Association pour l'autobiographie (APA). Ecrire sa vie ou tenir un journal permet de se construire en se racontant, de transmettre sa mémoire et ses valeurs, de trouver vers autrui des chemins que l'art n'a pas toujours prévus. L'autobiographie peut être générosité, recherche, invention. Nos papiers intimes concernent aussi les autres : nous y parlons fatalement d'eux. De l'atteinte à la vie privée à la diffamation, du secret professionnel à la liberté d'écrire en prison, j'explorerai donc les situations où la loi règle l'expression de l'intime. Le pacte autobiographique est un véritable engagement , avec ses devoirs et ses droits. C'est aussi un plaisir, et une passionnante aventure, à la recherche de soi et d'autrui. Certaines chroniques sont consacrées à des textes intimes d'inconnus ou d'écrivains, de Stendhal à Perec ; comme chacun peut le faire, en guise de témoignage, je donne à voir la relecture de mes propres journaux dans mon atelier d'écriture. Ce texte convie le lecteur à réfléchir à ce que pourrait être aujourd'hui une culture de l'autobiographie.
Résumé : Trente ans après la publication du Pacte autobiographique, Philippe Lejeune estime le moment venu de faire le point sur ses recherches pour marquer les scansions d'un travail passionné, noter les accords ou parfois les désaccords avec ce que furent ses convictions. Loin de se limiter à l'autobiographie et aux chefs-d'?uvre de la littérature, l'auteur a élargi son champ : il passe en effet à l'analyse des journaux personnels et de toutes les formes repérables par lesquelles un sujet fait signe de sa présence à soi et aux autres. Ce retour sur soi lui permet d'éclairer le lecteur sur les raisons d'être de ses diverses étapes ou échappées ponctuelles sur les activités qui découlent de sa recherche, comme la création de l'Association pour l'autobiographie. Signes de vie est un essai autobiographique : usage de la première personne, retour réflexif, trajet personnel du chercheur.
Résumé : Pour le savoir, et connaître la genèse d?une autobiographie, Philippe Lejeune confronte le texte autobiographique à ses brouillons plutôt qu?à la vie hors texte, plus difficile à saisir. Suite des Brouillons de soi, ce volume prolonge dans trois directions les explorations qui y ont été entreprises. D?abord, la recherche d?un " art moyen " de l?autobiographie, dont Marie d?Agoult a explicité les contraintes et les règles en 1865 dans un cahier préparatoire. Ensuite, une visite à l?" atelier " de deux créateurs de formes : Georges Perec avec les récits croisés de W ou le souvenir d?enfance, Claude Mauriac avec la relecture labyrinthique de son journal dans Le Temps immobile. Enfin une réflexion anthropologique à partir d?expériences dites " ordinaires " : comment une enfant de sept ans (Ariane Grimm) apprend à maîtriser l?écriture du temps et à se construire un rôle, base de toute expression autobiographique à venir, et comment un vieil homme (Paul Léautaud) peut intégrer une conversation ordinaire, enregistrée à son insu, dans le flux mythologique de son journal. Le livre s?achève par trois textes théoriques sur la forme " journal ", tournée vers l?avenir, autogenèse au jour le jour d?une vie qui, pour être authentique, doit rester toujours à inventer.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.