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L'homme rouge et l'homme en noir
Leine Kim ; Gnaedig Alain
GALLIMARD
26,00 €
Épuisé
EAN :9782072829925
Je suis Aappaluttoq. Le Rouge. Je suis un chamane. Je sais des choses que les autres ignorent et qu'ils n'ont pas envie de savoir. C'est ainsi. Je sais notamment que les Danois sont venus avec une chose qui les dépasse et qui est meilleure qu'eux. La foi chrétienne. Même un bateau minable peut avoir un chargement de valeur". En 1728, le grand dessein du roi Frederik IV du Danemark est d'établir au Groenland une nouvelle colonie, censée apporter des revenus et des richesses à la Couronne. C'est ainsi que débarquent un gouverneur, des fonctionnaires et des militaires, des artisans et des pasteurs venant rejoindre Hans Egede, "l'apôtre du Groenland". Quant aux colons eux-mêmes, ce sont des couples mariés de force juste avant le départ : on y trouve un mélange de soudards, de déserteurs, de condamnés graciés pour l'occasion, de servantes, de filles misérables et de prostituées. Godthåb est fondée, l'Histoire démarre. Et, bien vite, cette colonie bouleverse la vision chamaniste et les traditions ancestrales d'une société qui vit de la chasse et de la pêche. Hans Egede et Aappaluttoq vont s'affronter sur tous les plans. L'homme rouge et l'homme en noir n'est pas seulement l'histoire de la lutte entre un angakok inuit et un pasteur protestant danois. C'est un roman polyphonique foisonnant, d'une vitalité rare. Grâce à sa connaissance intime du Groenland, Kim Leine parvient à unir magistralement son savoir historique et son imagination débordante, et montre une fois encore qu'il est l'un des plus importants écrivains danois de son temps.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
La magnifique destinée d'une femme tiraillée entre deux continents Elin connaît un succès immense comme photographe de mode à New York. Elle vit seule avec son mari dans un superbe loft à terrasse panoramique depuis que leur fille a commencé l'université. Aux yeux de sa famille, elle consacre trop d'heures à son métier, mais Elin est passionnée et trouve ainsi son bonheur. C'est alors qu'une lettre venue de Suède, son pays d'origine qu'elle a laissé derrière elle depuis fort longtemps, va la foudroyer. En quelques mots, elle replonge dans un terrible secret enfoui depuis l'enfance. Un secret qui la fait culpabiliser depuis des années. Entre Manhattan aujourd'hui et Gotland dans les années 1970, où Elin vécut des premières années très rudes, se déploie le bouleversant portrait d'une femme qui s'est construite toute seule malgré mille embûches. Avec une grande finesse, et une habile manière de distiller de l'émotion à chaque page, Sofia Lundberg signe ici un deuxième roman très réussi. Sofia Lundberg est l'auteure du best-seller Un petit carnet rouge, écrit après avoir retrouvé dans les affaires de sa grand-tante un mystérieux carnet d'adresses. Son deuxième roman, Un point d'interrogation est un demi-coeur, davantage inspiré de sa propre vie, est devenu un succès immédiat en Suède et sera traduit dans le monde entier.
Souvent aux beaux jours, Agustína grimpe sur les hauteurs du village pour s'allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C'est là, diton, qu'elle fut conçue, avant d'être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices. Singulière, arrogante et tendre, Agustína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salomon. Mais Agustína fomente elle aussi un grand voyage : l'ascension de la "Montagne", huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d'en haut...
L?objectif de ce volume est de réunir fiction, essais, correspondances et « vie et ?uvre » afin de parvenir à une confrontation en miroir entre réel et transfiguration par l?écriture. Ici, Karen Blixen, mise à nu entre adversité et sublimation, apparaît telle qu?on ne l?avait jamais donnée à voir. En 1914, Karen Blixen arrive vers 1914 à Mombasa, au Kenya, pour se lancer avec son époux Bror dans l?exploitation du café. Karen est littéralement envoûtée par l?Afrique. Mais rien ne va marcher comme prévu : Bror ne connaît rien à l?agriculture, encore moins au café, et préfère de loin les safaris au travail de la ferme. Pire, il transmet à Karen la syphilis qu?il a contractée avec les femmes Massaïs. Divorce, tentative courageuse, mais vaine de poursuivre seule l?exploitation qui se révèle un gouffre sans fond, emprunts colossaux auprès de sa famille, et pour finir faillite et retour humiliant au Danemark? De cette mise en regard entre la magie et le sordide, entre ce qui sera ravagé et l?indestructible, surgit, au-delà de l??uvre littéraire, le portrait, non seulement d?une femme, mais de toute une famille, aussi complexe que passionnée.
Résumé : Après une catastrophe non déterminée, des milliers de personnes ont été contraintes d'abandonner leur maison et de se mettre en marche pour une destination plus paisible. Un jeune homme de dix-sept ans est parvenu à s'extirper du flot des déplacés. Il marche désormais seul, en quête du Nord, cette région familière où il espère retrouver quelques âmes connues et un semblant d'hospitalité. En chemin, il rencontre un garçon plus jeune qui va l'accompagner dans son périple. Entre ces enfants tous deux porteurs d'un secret va s'établir une forme de compréhension, de complicité particulièrement précieuse en ces temps hostiles. Dans ce roman intense, Merethe Lindstrom s'empare des traumas et d'un sentiment de désorientation généralisé faisant écho aux divers drames actuels pour nous offrir une fable particulièrement bouleversante.