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Le compositeur et son double
Leibowitz R
GALLIMARD
13,50 €
Épuisé
EAN :9782070703760
On sait qu'il faut des années, voire des décennies pour faire d'une personne même douée un pianiste, un violoniste, un chef d'orchestre, un chanteur. Parvenus à ce qu'il est convenu d'appeler la maîtrise de leur art, ces musiciens continuent néanmoins à éprouver des difficultés et des incertitudes. Les raisons d'un tel état de choses sont faciles à comprendre : le compositeur, dont les oeuvres constituent la raison d'être de l'interprète, exige de celui-ci un effort de lecture qui est une des tâches les plus ardues qui soient. On peut dire qu'aucun interprète n'a jamais fini de déchiffrer un texte et qu'il réussit rarement à se confondre avec ce texte, à devenir le double du compositeur. Introduire un peu de clarté en ce domaine jusqu'à présent relativement peu exploré, tel est le but que se propose le présent ouvrage.
Depuis la fin de la guerre des Six-jours, voici près de trente ans, la voix prophétique de Yeshayahou Leibowitz n'a cessé d'interpeller la mauvaise conscience de la société israélienne. Sans répit, cet intellectuel et scientifique de premier plan a réclamé avec une violence passionnée le retrait d'Israël des territoires occupés en l'incitant à séparer clairement Etat et religion. Mémoire du sionisme et de la tradition juive issue d'Europe orientale, il n'a pas hésité à bousculer les tabous et à briser les vérités toutes faites. Interrogée ici par le journaliste Michaël Shashar, cette haute figure israélienne livre ses convictions profondes sur le devenir du judaïsme et d'Israël, et donc, plus largement, sur celui de l'humanité.
Résumé : A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, alors que le dodécaphonisme de Schoenberg reste méconnu ou semble une tentative avortée, René Leibowitz commence à enseigner ce "langage musical nouveau" à un petit groupe de jeunes compositeurs (Boulez, Philippot, Le Roux, Martinet, Nigg). Il lui consacre la plupart des articles qu'il publie dans Les Temps modernes, dont il tient la rubrique musicale. Fondée sur l'étude des Variations pour orchestre, op 31, de Arnold Schoenberg, l'Introduction à la musique de douze sons constitue la première vaste synthèse de cette technique dodécaphonique à partir de laquelle la composition musicale a connu une véritable mutation.
Face à la cacophonie des valeurs morales, Politiques, esthétiques, religieuses, la science semble constituer un terrain ferme où un consensus entre scientifiques s'est établi sur la base de leur discipline. D'où l'idée, apparue depuis l'éclatement de la causalité aristotélicienne et la disjonction qui s'ensuivit entre savoir et valeurs, de dégager des valeurs modernes, communes elles aussi à l'ensemble des hommes, sur le modèle de la science et à partir d'elle ! Yeshayahou Leibowitz soumet ici cette interrogation à une critique rigoureuse et en dégage une conclusion sans illusion : il n'y a entre science et valeurs aucune commune mesure. L'homme est donc placé devant ses responsabilités, celles d'avoir à choisir les principes sur lesquels vont s'organiser les sociétés. Face à la confusion des idées, ce livre de vulgarisation philosophique pose les problèmes universels les plus importants, sans se départir d'une grande rigueur et d'une érudition certaine, évoquant Socrate, Aristote, Maïmonide, Ptolémée, Poincaré, Wittgenstein, etc.
Compositeur, directeur d'orchestre et musicologue de grand talent, René Leibovitz donne priorité, dans son étude, à l'analyse du langage musical, et cherche la "vérité" du drame lyrique.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.