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Hannah Arendt
Leibovici Martine ; Mréjen Aurore
L'HERNE
33,00 €
Épuisé
EAN :9791031903163
Longtemps tenue à l'écart du monde académique, l'oeuvre de Hannah Arendt - désormais largement publiée et traduite - suscite aujourd'hui l'intérêt d'un nombre considérable de travaux, colloques et publications dans le monde entier. En revenant sur les principaux évènements de sa vie, ce Cahier dresse le portrait de cette "théoricienne de la politique" sans pour autant négliger les vives polémiques qui ont marqué sa carrière. Le volume rassemble des contributions qui évoquent notamment son travail majeur sur le totalitarisme, les catégories de sa pensée politique et la centralité de l'action, son insistance sur la responsabilité et le jugement ainsi que son analyse du monde moderne. Il revient sur son expérience historique et personnelle, les moments forts de sa vie et la réflexion qu'ils ont suscités en elle, en particulier sa judéité. Des extraits de correspondance (avec Judah Magnes, David Riesman, Hermann Broch, Hilde Frankel, Kurt et Helen Wolff) dévoilent par ailleurs des facettes moins connues de sa personnalité et de nombreux inédits, extraits de cours ou de conférences issus des archives de la bibliothèque du Congrès à Washington, viennent compléter l'ensemble.
Résumé : Fuyant la Gestapo, Hannah Arendt arrive à Paris en octobre 1933. La jeune femme de 27 ans, promise à une brillante carrière universitaire en Allemagne, doit se faire aux chambres insalubres des hôtels garnis, à la difficulté de trouver du travail, et à l'hostilité d'une partie des Français. Mais dans le quartier latin et à Montparnasse, ceux qui ont fui Hitler parviennent à faire vivre un autre pays en exil. Elle y croise Heinrich Blücher, faux dandy et vrai révolutionnaire, qui deviendra son mari. Tous deux font partie d'une famille d'hurluberlus magnifiques -? composée, entre autres, de Erich Cohn-Bendit, Lotte Sempell, Chanan Klenbort, Adrienne Monnier, Fritz Fränkel, Minna Flake et Arthur Koestler ? - qui se retrouve autour du génial Walter Benjamin. Ils forment cette "? tribu ? " qui donne à chacun la force de continuer à vivre. A l'approche de la guerre, et face à l'afflux de réfugiés, l'administration française interne les "? indésirables ? " et les amis sont l'un après l'autre enfermés. Pendant six semaines, Arendt connaît "? l'enfer du camp de Gurs ? ", et frôle le désespoir. Lorsque les armées nazies envahissent la France, elle profite du chaos pour fuir le camp... Fruit d'une enquête minutieuse, réalisée notamment à partir d'archives et de témoignages inédits, voici le récit palpitant des huit années françaises de Hannah Arendt qui marqueront profondément sa vie et son oeuvre.
Le train ralentit et s'arrêta dans un grincement de douleur. Pendant un moment, on n'entendit plus rien que le crachotement de la mitraillette. C'est alors que, d'une voix forte el pleine d'angoisse, je m'exclamai : "Des bandits !" "Bandidos !" hurla la fille. "Bandidos !" répéta sa mère, et ce mot terrible se répercuta de wagon en wagon. S'ensuivit un mouvement de panique bouffonne. Tous les passagers de notre compartiment se jetèrent au sol, dans un méli-mélo de bras et de jambes. Seule la mère garda son sang-froid. Elle se leva et, méticuleusement, entreprit de placer ses trésors en lieu sûr. Elle enfouit une bague dans son chignon et, faisant fi de la pudeur, releva ses jupes pour dissimuler dans ses culottes un peigne perlé. Les charmantes demoiselles du compartiment voisin faisaient entendre des pépiements de détresse. Dans le couloir, les officiers s'affairaient, aboyant des ordres et se bousculant les uns les autres...
Il a été un personnage si extraordinaire et si unique en son genre, que c'est avec beaucoup de raison que La Bruyère a dit de lui dans ses Caractères qu'il n'était pas permis de rêver comme il a vécu. A qui l'a vu de près, même dans sa vieillesse, ce mot semble avoir encore plus de justesse. C'est ce qui m'engage à m'étendre sur lui." Saint-Simon
A sa mort en 1870, Alexandre Dumas est l'un des écrivains les plus célèbres de son siècle. Cent-cinquante ans après, sa gloire n'a pas terni et ses oeuvres, traduites dans le monde entier, font de lui l'un des auteurs français les plus lus. Menant tambour battant une existence digne d'un roman, Alexandre Dumas appartient à la génération romantique qui rêva de changer le monde. Ses voyages, sa correspondance, ses échanges avec les artistes de son temps témoignent d'une énergie hors normes. Pour Dumas, la création littéraire est d'abord animée par sa passion pour le théâtre, bientôt suivie d'un engouement pour le genre romanesque, où il excelle. Maître du suspens et des rebondissements, Dumas porte aussi un regard critique sur son oeuvre et reste jusqu'à la fin fidèle au romantisme de sa jeunesse. Ce cahier consacré à Dumas invite à lire des inédits et des textes rares de l'auteur. Ecrivains et chercheurs apportent également leur regard sur une oeuvre qu'on ne finit pas de redécouvrir, et dont l'originalité tient tout ensemble à son caractère novateur, savant et accessible. Histoire, imagination, critique littéraire, stratégies auctoriales, tempérament d'artiste : tous ces aspects de la création dumasienne sont abordés dans ce cahier par les amateurs et les spécialistes de Dumas l'enchanteur.
C'est parce que le mutisme des voix animales est une sorte de fleuve des enfers, un Achéron, que j'ai souhaité intituler cet exposé"Le rameau d'or". On découvre en effet, chez Virgile et Michelet, dans le lien que l'historien entretient au poète, l'évocation d'une secrète analogie entre les animaux et les morts, entre les endormis que sont les animaux et les à demi vivants que sont pour nous les morts. Autres qu'il est difficile, voire dangereux d'approcher. Avant de les rencontrer, il faut se munir d'un mot de passe, d'un schibboleth, d'un rituel, d'un instrument orphique, ce qui n'exclut cependant pas l'effort et l'endurance. C pouvoir énigmatique, on peut le nommer indifféremment, finesse de l'oreille ou don de la traduction. La grâce est accordée à certains et refusée à d'autres, qui permet d'entendre et de comprendre le parler des à jamais silencieux, et d'administrer un remède à cette immémoriale séparation entre les bêtes et les hommes qu'on nomme pompeusement la différence zoo-anthropologique." Elisabeth de Fontenay.