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Le Féminin dans l'art occidental. Histoire d'une disparition
Leibenson Claude
DIFFERENCE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782729116972
Dans la pensée occidentale, le féminin a été associé à l'idée de nature et de mort. Nul commandement divin, nulle parole civilisatrice n'est venue combattre cette notion, bien au contraire. A l'union du masculin et du féminin, voie d'accès à l'éternité, succède aujourd'hui une autre orientation : gommer la différence des sexes, métamorphoser le corps mortel en un outil performant. L'amour tentait d'unir ce qui était séparé, la technique doit permettre d'inventer un être autonome, libéré des contraintes que fait peser sur lui la nature, un être capable d'accéder seul à l'immortalité. L'art est, depuis plus d'un siècle, le témoin et l'acteur de ce changement. Les performances auxquelles se réduisent le plus souvent les oeuvres de certains artistes, mais aussi le cinéma et la littérature, s'emploient à briser les tabous sur lesquels est bâtie notre culture. Et les élites, à nouveau fascinées par la violence, qu'elle ait un alibi artistique, religieux ou politique, regardent sans horreur, parfois même avec complaisance, l'homme primitif émerger dans notre monde quotidien et sur la scène artistique. Cette avancée de la barbarie annonce la fin de la civilisation et prépare l'avènement de l'homme futur. Celui-ci sera libéré de l'éthique mais il dépendra de la technique. Il n'aura ni nos valeurs ni notre mode de perception. L'image à travers laquelle nos contemporains cherchent désespérément à approcher le réel, est la porte qui lui ouvrira un monde nouveau, le monde virtuel.Claude Leibenson est docteur ès lettres. Elle a enseigné à l'Université Paris IV et a travaillé dans une galerie d'art moderne. Elle a publié un roman, Jonathan, et un essai sur Federico Garcia Lorca.
Figure emblématique de la cause tibétaine et maître spirituel parmi les plus écoutés de notre temps, le Dalaï-Lama occupe une place à part dans notre monde d'agitation, de bruit et d'agressivité. Inébranlable dans ses convictions profondes, il ne cesse de prôner le dialogue comme recherche de solutions à tous les différends, à commencer par celui qui oppose le Tibet envahi à la Chine. Sa vision de la société tient compte de l'aventure humaine et vise à l'épanouissement de l'être.Particulièrement attentive à l'évolution de la situation au Tibet et dans la communauté exilée, Claude B. Levenson (1938-2010) a poursuivi un quart de siècle durant une conversation avec le Dalaï-Lama, au gré d'escales qui vont de Dharamsala à Rome en passant par Assise, Londres, Paris, Strasbourg ou encore Genève. De ces entretiens privilégiés, enrichis de maintes réflexions au fil des dernières années, il émane un portrait aux multiples facettes d'un maître de sagesse au regard précurseur, dont l'acuité se révèle essentielle jusque dans la vie de tous les jours.
Toit du monde », mais aussi château deau de lAsie avec les plus grands fleuves du continent qui en descendent pour la fertiliser, le Tibet a longtemps été à labri des conséquences directes des changements en chaîne dans sa région. Il en est à présent et depuis plus de cinquante ans la victime. À lheure dune mondialisation triomphante et de laffirmation dune Chine avide de respectabilité internationale, cet ouvrage explicite les enjeux géopolitiques attachés au Tibet, la singularité de ce territoire militairement occupé et économiquement colonisé, de son histoire, de sa religion et de sa civilisation, si fascinants, si menacés.
Un portrait en texte et en image du peuple tibétain, de sa culture et du pays par l'une des plus grandes spécialistes du Tibet, biographe du dalaï-lama.Tout, ou presque, a déjà été dit sur le Tibet terre d'altitude nimbée de légende, et sur les Tibétains peuple en sursis depuis plus de 60 ans, et pourtant beaucoup reste à ajouter à leur propos. Un peuple, un regard - l'un comme l'autre - change au fil du temps, et, se retourner sur le passé pour scruter l'avenir ébauche un chemin sur lequel nous emmène Claude B. Levenson. Le regard se pose tout d'abord sur ce paysage à nul autre pareil, surnommé "le toit du monde", qui pose une empreinte et façonne à sa manière ceux qui l'habitent et le parcourent. Leçon magistrale et silencieuse d'humilité devant l'immensité: terre, homme et spiritualité sont ici intimement mêlés. Le voyage emprunte de nombreux détours: à l'intérieur, dans un pays fidèle aux traditions et à son chef spirituel mais de plus en plus lourdement occupé, défiguré; à l'extérieur, en divers recoins d'une communauté éclatée; et avec comme fanal, sur la voie du milieu, une silhouette devenue à beaucoup familière, celle d'un moine naguère dieu-roi maître de tous les pouvoirs dans un monde à part, redevenu pèlerin sur la terre par la force d'une volonté autoritaire qui a suffi à effacer les sentiers ancestraux de la recherche de la connaissance et de la sagesse. Claude B. Levenson nous offre un beau jeu de miroirs ou de mémoires par-delà l'Himalaya où le dernier mot revient toujours à la lumière.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.