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Payer pour réussir ? Le marché du soutien scolaire
Lehoux Erwan
SYLLEPSE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782849506745
Une pratique massive et inégalitaire Les campagnes publicitaires des organismes comme Acadomia et Wall Street Institute ont fleuri dans les rames des métros parisiens ces dernières années. Ainsi le soutien scolaire payant s'expose-t-il au grand jour, lui qui demeurait jusqu'alors discrètement annoncé sur les comptoirs ou les vitrines des commerces de proximité. Cette question devient un problème public qui concerne l'école. D'une part, son développement semble exhiber les imperfections de l'école, notamment son incapacité à faire réussir tous les enfants. D'autre part, il n'est désormais plus possible d'ignorer que certaines familles mobilisent de plus en plus leur capital économique pour faire réussir leurs enfants à l'école. Cette pratique ouvre un nouveau champ, après celui exploré en leur temps par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron sur le rôle du capital culturel des familles dans la réussite de leur progéniture. Si le recours au soutien scolaire payant a nourri de nombreux articles de presse et reportages, si les pouvoirs publics ont commandé des rapports à son propos, rares sont les recherches menées en sciences sociales sur la question, à l'exception, dès les années 1990, des travaux pionniers de Dominique Glasman et des comparaisons internationales réalisées par Mark Bray pour l'Institut international de planification de l'éducation (IIPE, Unesco). Pourtant, la question est cruciale, car le recours au soutien scolaire payant risque fort d'être un facteur supplémentaire d'inégalités scolaires. Il convient donc de s'interroger. Dans quelle mesure sommes-nous confrontés à une pratique massive ? Quels sont les effets des politiques incitatives, fiscales notamment ? Il existe une enquête plus récente, mais elle ne concerne que les élèves de sixième et les données ne peuvent donc être comparées aux précédentes. Les conclusions qu'elle permet de tirer sont plus nuancées en ce qui concerne les inégalités, peut-être en raison du fait que les familles les plus favorisées ont tendance à intensifier leur investissement scolaire au lycée. Aussi le soutien scolaire interpelle-t-il les pouvoirs publics dans la mesure où cette inégalité d'accès va à l'encontre du principe d'égalité des chances. Alors que la lutte contre les inégalités à l'école fait l'objet d'un certain consensus politique, le soutien scolaire marchand apparaît comme un obstacle à cet objectif.
Destiné à l'enseignement du badminton à tous les niveaux, cet ouvrage est le plus complet sur le marché. Il propose une démarche d'apprentissage simple permettant aux joueurs débutants comme aux plus expérimentés de développer et d'améliorer leurs habiletés tout en favorisant leur autonomie. Soutenue par de nombreuses photos et illustrations, l'approche pédagogique facilite la compréhension des techniques de base et des tactiques de jeu. MonLab pour l'étudiant comprend : - des vidéos montrant les techniques et les coups - des fiches descriptives des déplacements de base - un jeu-questionnaire interactif - des stratégies de jeu en mixte - des progressions pédagogiques - et du matériel pour joueurs avancés.
Lehoux Florence ; Cariou Maël ; Schleef Yoric ; Au
C'est à un reportage tout autant inédit et imaginaire que vous invite cet ouvrage. Reportage, car il n'y a pas de photographie sans reportage ni reporter. Inédit, car il met en avant les riches collections photographiques des archives départementales du Finistère désormais accessibles après des campagnes de numérisation et d'indexation. Imaginaire, car il est le choix à la fois évident (le sujet : la mer et le littoral si emblématique du Finistère) et arbitraire (le choix plus de cent soixante photographies sélectionnées) des auteurs. Cet album met en page des moments que l'on ne pensait pas revoir deux fois. Quelle chance que le photographe les ait captés et que les archives en soient les dépositaires. Voilà donc le monde de l'image à l'honneur et une invitation à d'autres découvertes dans toutes les institutions (archives, musées, bibliothèques, médiathèques et autres instituts ou associations) qui conservent et communiquent des collections photographiques.
Résumé : Vous voudriez consommer mieux la mode, acheter écoresponsable et promouvoir un modèle économique durable et juste. Oui, mais comment ? Le Guide de la mode écoresponsable vous donne enfin les armes pour mieux choisir. Vous allez comprendre la chaîne de production de vos vêtements, quels sont leurs impacts sociaux-économiques, environnementaux et les conséquences sur votre santé. Les autrices vous donneront des outils de compréhension pour consommer en toute conscience, privilégier et promouvoir un monde qui porte vos valeurs et correspond à votre vision de l'avenir, sans culpabilité et sans jugement. Nous pouvons tous agir. A vous de jouer !
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.