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Une éducation anglaise
Lehmann Christian
OLIVIER
11,20 €
Épuisé
EAN :9782879294186
J'imaginais que toutes les familles du monde étaient basées sur le modèle de ma famille maternelle. Une matriarchie tentaculaire, dans laquelle chacun était tenu de présenter ses respects une fois par semaine à ma grand-mère, en une parodie inconsciente des dîners de cour auxquels nos aïeux avaient été habitués. Car nous descendions de la haute noblesse française. Rohan, disait le Larousse, était le nom d'une des plus illustres familles de France." Mais le Larousse ne dit pas pourquoi sa grand-mère a une telle aversion pour les singes, et Christian attendra des années pour être éclairé sur la question. Le garçon qui passe ses journées retranché derrière ses livres s'ouvre alors au monde et à ses merveilles inconnues. En Angleterre, il découvre les piers de Brighton, les filles, la S.F., la pornographie, l'écriture. Et la tragédie qui se prépare
Nathan Kane est un photographe renommé. Les uns voient en lui une sorte de génie hanté par des obsessions morbides. Pour les autres, il est simplement un malade doublé d'un provocateur. Lorsque son frère, Sebastian, apprend que Nathan vient d'être victime d'un accident aérien en Colombie, il décide de partir à sa recherche. Il ne sait pas encore qu'il a lui-même rendez-vous avec la mort. Sebastian n'ignore pas que son frère est capable du pire. Après avoir détruit la vie de sa soeur, il est parti avec Lindsey, la femme qu'aimait Sebastian. En se lançant sur leurs traces, de Londres à Bogota et jusque dans la jungle insurgée, ce dernier est bien décidé à régler ses comptes avec la famille Kane. Quant à Gabriel de Ojeda, l'écrivain sud-américain qui guide Sebastian dans sa quête, il est peut-être en train d'écrire les derniers chapitres de son oeuvre, mettant un terme à une tragédie qui dure depuis un demi-siècle. Récit d'aventures, mélodrame, roman noir, " L'Evangile selon Caïn " est aussi une réflexion ironique sur les limites de l'illusion romanesque. A travers ce roman baroque, c'est le désordre du monde qui vient inquiéter la fiction et la pousser dans ses derniers retranchements.
Commentaires Thierry, Éric et Andreas sont trois camarades de classe liés par leur passion commune pour les jeux sur ordinateur. Pendant un voyage scolaire à Londres, ils font une escapade qui les mène dans un magasin spécialisé, une caverne d'Ali Baba pour fanatiques de simulation sur petit écran. Mais le marchand, un vieil homme, remarque sur la poitrine d'Andreas un insigne auquel ses camarades n'avaient pas accordé d'attention. Il murmure "Ça ne finira jamais…" et leur donne un jeu. En leur ordonnant d'y jouer. Un jeu "d'enfer". Quand le virtuel rejoint le réel, quand le passé pare l'actualité d'un désagréable air de déjà vu, le frisson n'est pas loin. Celui qui attend les trois héros de cette histoire est du genre "grand frisson". Ils en ressortiront profondément bouleversés, tout comme le lecteur de ce roman qui se déroule sur fond de guerre, proche et lointaine à la fois, en Bosnie, et où ressurgissent les fantômes des poilus de 14-18, des martyrs de la guerre d'Espagne, des déportés de la Seconde Guerre mondiale. Une plongée passionnante dans l'étrange et dans la réalité, en même temps qu'une terrifiante approche des sentiments humains les plus vils. Pour une prise de conscience aussi, de l'importance du savoir et du souvenir. Un livre magnifique, actuel et intemporel, qui se dévore d'un bout à l'autre dès 12 ans. --Pascale Wester --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Résumé : " J'imaginais que toutes les familles du monde étaient basées sur le modèle de ma famille maternelle. Une matriarchie étendue, tentaculaire, dans laquelle chacun était tenu de venir présenter ses respects une fois par semaine à ma grand-mère, en une parodie inconsciente des dîners de cour auxquels nos aïeux avaient été habitués. Car, nous ne nous gênions pas pour le rappeler à tort et à travers, nous descendions de la haute noblesse française. Rohan, disait le Larousse, était le nom d'une des plus illustres familles de France. " Mais le Larousse ne permet pas à Christian de comprendre pourquoi sa grand-mère a une telle aversion pour les singes. Il devra attendre des années et le passage à Paris d'un parent plus bavard, un " dangereux trublion marxiste " vivant en Australie, pour être éclairé sur la question, et par la même occasion sur son teint hâlé et son nez légèrement épaté. Le garçon qui passe ses journées retranché derrière ses livres s'ouvre alors au monde et à ses merveilles inconnues : la beauté du corps nu d'Anne-Marie, la lutte finale, la grand-mère corse capable d'avaler tout cru les crabes qui courent sur le sable... Mais le plus important, ce sont les séjours fréquents en Angleterre, où l'accueillent sa cousine, Susan et Mark, son mari. Christian découvre les piers de Brighton, les filles, la S.F., la pornographie, l'écriture. Et la tragédie qui se prépare. Ce sont trois années de sa vie que décrit Christian Lehmann, dans ce roman d'apprentissage d'un écrivain métissé. Car c'est à une identité divisée qu'il doit se confronter en accomplissant ce retour sur soi.
A propos du suicide, sujet sensible s'il en est, le parti-pris de Christian Lehmann est à la fois judicieux et dangereux. Au c?ur de l'intrigue de Tant pis pour le Sud, le suicide est finalement démonté et stigmatisé comme un meurtre par procuration. Céline, adolescente vindicative, adolescente touchante et exaspérante jusqu'au bout des ongles, doit chaque année passer ses vacances dans le Sud, chez son oncle, sa tante et son cousin. Le Sud, c'est la corvée de Céline. Pourtant, cet été là, Céline décide de son plein gré d'y descendre. Son cousin Julien s'est suicidé et la jeune-fille n'a qu'une idée en tête : trouver le motif de son acte. Suspect numéro un, le jeu de rôles, pratique que les parents de la victime tiennent pour responsable de la mort de leur fils, se révèle vite être une impasse. L'ambiance fascisante de la ville, en revanche, apparaît coupable, par ricochet.Assez habilement, Christian Lehmann escamote l'univers de chaos, de la mort, pour le remplacer par la découverte de la vie. Céline perd sa virginité, découvre l'amour. L'audace de cette substitution porte son sens. Demeure néanmoins la frustration d'une conclusion qui ne peut qu'enfermer un peu plus le suicide dans son ambiguïté.--Sylvaine Jeminet--
Résumé : Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l'expérience des femmes. En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le "regard masculin" est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ? Erudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.
Résumé : Décembre 1930, vacances de Noël. Gibbsville, petite bourgade tranquille de Pennsylvanie, est en pleine effervescence. On y danse et on y boit, dans les bars louches comme dans le milieu très fermé de l'élite locale. Parmi les membres de cette élite se trouvent Julian et Caroline English. En pleine réception, Julian lance le contenu de son verre à la figure de Harry Reilly, sans raison apparente... simplement par agacement. Sans qu'il le sache, ce geste impulsif vient de précipiter Julian English dans une spirale autodestructrice qui va durer quarante-huit heures : après avoir cherché secours dans l'amour de sa femme et de ses amis, dans l'alcool, dans la fuite, il aura finalement à se rendre à ce " rendez-vous à Samarra ", qui est un rendez-vous avec la mort.
Résumé : Au départ, il y a l'incendie. Jean a oublié d'éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de séries B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie elle-même une toile de fond. C'est dans cette atmosphère de désenchantement qu'il rencontre France Rivière, une actrice encore célèbre qui lui propose de s'installer chez elle. Puis son fils, Charles, un homme intrigant qui sort de l'hôpital psychiatrique. Jean s'attache à ses pas, perd sa trace, s'interroge sur son absence, qui le renvoie à celle qu'il éprouve face au monde. Dans ce roman à l'écriture tendue, Christian Oster évoque la dérive d'un homme qui interroge, de manière souvent cocasse, le renoncement dans lequel il s'est installé.