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TRANSFERTS CULTURELS ET DROITS DANS LE MONDE GREC ET HELLENISTIQUE
LEGRAS
PUB SORBONNE
40,00 €
Épuisé
EAN :9782859446895
Le colloque international Transferts culturels et droits dans le monde grec et hellénistique étudie les phénomènes de réceptions, d'emprunts et d'adaptations dans la sphère juridique, depuis la naissance du droit grec, à l'époque archaïque durant l'âge des législateurs, jusqu'à l'établissement du pouvoir romain sur l'espace méditerranéen. La problématique envisagée a permis des échanges entre spécialistes venus d'horizons différents, historiens, juristes, anthropologues, hellénistes, romanistes, démotisants, sémitisants, orientalistes, dont les regards sur le monde grec et hellénistique sont complémentaires. Leurs deux préoccupations principales ont été, d'une part, de revenir sur les dynamiques juridiques internes au monde grec et, d'autre part, de mesurer les influences réciproques des droits des mondes grecs et des mondes "barbares". Ce colloque complète et approfondit une première rencontre organisée en Sorbonne, durant l'année 2004, sur le thème Transferts culturels et politique dans le monde hellénistique (Jean-Christophe Couvenhes et Bernard Legras dir., Publications de la Sorbonne, 2006). L'histoire juridique de la Méditerranée antique sur un temps long permet en effet de mesurer comment l'élargissement du monde grec avec la conquête d'Alexandre, puis la formation de l'Empire mondial des Romains ont suscité l'élaboration d'une koinè juridique, qui a offert à des peuples de traditions différentes de vivre globalement en paix dans des sociétés pour l'essentiel multiculturelles.
Résumé : La conquête de l'Egypte par Alexandre le Grand en 332 avant notre ère, puis la victoire d'Octave sur Cléopâtre VII en 31 avant notre ère ont fait entrer l'Egypte dans des mondes nouveaux : le monde hellénistique, puis le monde romain. Par deux fois, ce pays dont la civilisation est pluriséculaire, va vivre une transition institutionnelle, socio-économique et culturelle avec l'arrivée de nouveaux souverains : les Ptolémées, des Macédoniens venus de Grèce du Nord, puis les empereurs de Rome. La donnée fondamentale est la mutation de la société égyptienne en une société multiculturelle. Désormais, Grecs et Egyptiens, puis Grecs, Egyptiens et Romains cohabitent sur un même territoire. Des langues, des traditions, des m?urs, des mondes religieux d'essence différente, sont contraints de se côtoyer. L'un des enjeux du travail des historiens est de déterminer la forme que prend cette rencontre entre des hommes et des femmes venus de civilisations différentes. S'agit-il d'une simple coexistence où se juxtaposent des cultures restées imperméables l'une à l'autre ? Ou bien assiste-t-on à une intégration plus ou moins poussée pouvant donner naissance à une civilisation mixte ou à de simples franges de compénétration ? Au sein d'une extraordinaire mosaïque culturelle, une vie d'une exceptionnelle richesse anime la mégapole qu'est Alexandrie, la nouvelle capitale du pays. Des figures remarquables y vivent leur destin : ainsi l'historien égyptien Manéthon, la reine grecque Cléopâtre ou le philosophe juif Philon.
Des arpents de neige de son enfance tout en haut de la Côte Nord du Québec, Gilles Vigneault - considéré dans cette oasis francophone d'Amérique du Nord comme le "chantre du pays" - a fait un univers, et des personnages qu'il y côtoie, "les gens de son pays". Du village natal, Natashquan, au séminaire de Rimouski, sur l'autre rive du Saint-Laurent, puis à Québec avec son université et les "boîtes à chansons" du début des années 60, le récit de Marc Legras emprunte les pas, la trace du chanteur, le suit au fur et à mesure que se déploie son ?uvre et s'élargit sa notoriété. Avec, en filigrane, l'affirmation de l'identité des Québécois... En contrepoint du récit: Natashquan et l'?uvre écrite de Gilles Vigneault par le biais de poèmes, contes et réflexions suggérés par l'époque ou le quotidien - la part souvent ignorée ou méconnue de l'artiste. Natashquan, mot magique pour les familiers des chansons de Gilles Vigneault, reste sa source et son point d'ancrage. Il y fête en 200 ses quatre fois vingt ans, alois que la ville de Québec, elle, célèbre son quatre centième anniversaire. Biographie: Marc Legras, journaliste durant puis de vingt-cinq ans à France 2, entre autres comme responsable d'édition du JT, a présenté plusieurs centaines d'émissions de radio sur la chanson à. France Musiques et France Culture, publié plusieurs livres sur la chanson et collaboré au mensuel Paroles et Musique de 1980 à 1990, puis à la revue Chorus dont il est membre du comité de rédaction.
Comment se sont construites les relations entre les hommes et les femmes de l?Égypte de l?époque ptolémaïque et romaine, de la conquête d?Alexandre le Grand à l?effondrement du monde païen d?Égypte? Quels furent les rapports entre les sexes et les transferts de droit et de cultures? Autant de questions auxquelles répond ici l?auteur, ordonnant son étude autour de la notion de cycle vital et révélant ainsi, par le biais de la papyrologie juridique, des inscriptions, de la littérature et de l?anthropologie historique, le destin de ces hommes et ces femmes, de la conception et de la naissance à la mort et à la sépulture. En s?appuyant sur des sources nombreuses, à la fois grecques et égyptiennes, l?ouvrage propose une vision inédite des relations entres les âges et entre les sexes en nous invitant à plonger au c?ur des pratiques juridiques de ce pays multiculturel. Car ce sont bien ces règles de droit ? grec, démotique et romain ? qui ont permis de définir des principes moraux permettant de fixer l?identité juridique, sociale et culturelle de l?homme et de la femme dans l?Égypte grecque et romaine.
Les Grecs de l'Antiquité ont vécu dans un monde où l'éducation et la culture ont été valorisées d'une manière exceptionnelle. Elles sont en effet, d'Homère à Hypatie, la dernière philosophe platonicienne du monde antique, les critères essentiels de l'identité grecque. L'objectif de ce livre, dont une première édition a été publiée aux éditions Sedes, est de présenter l'éducation masculine et féminine dans un cadre chronologique de douze siècles qui couvre les époques archaïque, classique, hellénistique et impériale romaine. Elle est étudiée dans tout l'espace grec, qui s'élargit presque aux dimensions du monde connu de l'époque avec les conquêtes d'Alexandre le Grand, et qui constitue la partie orientale de l'Empire mondial des Romains. C'est pourquoi le lecteur est invité à découvrir des systèmes éducatifs qui ne se réduisent pas aux modèles désormais classiques, mais toujours réinterprétés d'Athènes et de Sparte. Cette histoire culturelle de l'éducation grecque se tourne ainsi vers l'Orient grec et hellénisé, où l'hellénisme se définit fondamentalement par le fait de parler correctement la langue grecque. Il sera pour cela nécessaire de s'interroger sur le rôle des Etats dans les structures scolaires et sur le contenu de l'éducation, ainsi que sur ces processus complexes que sont l'alphabétisation et les rapports des Grecs avec les autres cultures antiques.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.