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Arrêtons d'élire des présidents !
Legrand Thomas
STOCK
22,45 €
Épuisé
EAN :9782234078963
Extrait TRISTESSE C'est rare qu'une image de l'actualité politique inspire de la tristesse. De la révolte, de l'adhésion, du rejet, de l'incompréhension, de l'enthousiasme, de l'espoir, du dégoût, de l'amusement, de la moquerie, de l'émotion, de l'affliction... oui. J'ai éprouvé bien des sentiments et trop souvent rien du tout, de l'indifférence, en écoutant des discours politiques. En tant que citoyen, ou en tant que journaliste... La plupart du temps avec ces deux casquettes indissociables, depuis que je suis entré dans la profession. Mais là, c'était nouveau, presque bouleversant. Je ne ressentais rien de tout ça. Une nouvelle impression m'envahissait devant ce discours. Impression inédite pour moi devant un homme politique s'adressant à son public et, à travers la télévision, à son pays : de la tristesse. Une grande bouffée de tristesse ! C'était fin août 2014 en regardant, bien au sec, devant mon écran de télé, François Hollande parler sous la pluie de l'île de Sein. Il ne s'agissait pas d'une tristesse partisane. Un autre président, d'une autre couleur politique, subissant le même sort, dans un contexte semblable, aurait provoqué en moi le même sentiment. Cette image de François Hollande détrempé, perdu derrière des verres de lunettes embués, aurait dû simplement me faire sourire comme tant d'autres images insolites mettant en scène un pouvoir quand il se retrouve dans une position inconfortable qui brouille les codes de la nécessaire solennité - un peu comme quand le vent emporte la toge d'un vieux pape. Au pire, cette image aurait pu ne susciter qu'un hochement de tête affligé devant tant d'amateurisme. Elle suscita de la tristesse. Ce n'est pas un sentiment autorisé chez un journaliste politique d'un média généraliste qui, ne pouvant pas s'interdire de ressentir des émotions politiques, se doit quand même de rester froid et analytique. D'où venait cette tristesse incongrue ? Certainement des mystères de l'incarnation politique. Pourquoi faudrait-il que cette phrase de Lucas de Penna, un juriste italien né au XIVe siècle, soit toujours vraie : «De la même manière le prince est la tête du royaume et le royaume est son corps» ? Pourquoi et comment faut-il qu'un homme nous représente à ce point pour que nous nous sentions mouillés quand il pleut sur lui ? Et que se passe-t-il si cet homme est dans une situation de faiblesse, sous les eaux... sous l'eau ? Nous représente-t-il toujours ? Est-ce bien raisonnable en démocratie de chercher l'incarnation à tout prix, de conserver des institutions qui personnalisent tant ? Ne sommes-nous pas responsables de l'état du débat public, nous les journalistes politiques, à force de parler des acteurs de la politique plutôt que des idées ?
Vous le pensiez obsolète? Pourtant le bobo n?a jamais été aussi présent. Il est de toutes les joutes politiques, de toutes les brèves de comptoir et de magazine, que l?on devise carte scolaire, terrorisme du bio, prix de l?immobilier ou causes de la montée de l?extrême droite.Que recouvre ce néologisme ridicule, assemblage new-yorkais de deux mots français? Une construction médiatique rejetée par la plupart des sociologues. Un travailleur social au SMIC tout autant qu?un patron de start-up. Mais surtout, un bouc émissaire idéal. En ces temps de bobobashing, il faudrait être sacrément téméraire pour se revendiquer afi cionado de la Courgette solidaire.Pourtant, selon Laure Watrin et Thomas Legrand, eux-mêmes bobos, il est grand temps de réhabiliter ce pauvre hère. Car il est le promoteur des modes urbains de demain. Alors oui, il frôle parfois la caricature, vacille sans (presque) aucun scrupule entre un hédonisme individualiste et des élans de faiseur de lien social. Mais il redynamise le vivre-ensemble tout en restant connecté au monde. Il tente de concilier des contraires et de s?adapter dans une société morcelée? En ce sens, le bobo est l?un des fers de lance de la république du XXIe siècle. En déclinant ses engagements et ses marottes, ce livre s?engage non seulement à clarifi er son identité, mais aussi à redorer son blason.
Résumé : Chaque matin, sur France Inter, Thomas Legrand prononce un vigoureux éditorial où s'expriment sa verve et sa lucidité politique. Transition mariniste du Front national, premiers pas d'un président "normal", crise identitaire, impuissance publique, épineuse transition écologique, mariage et Manif pour tous, affaire Cahuzac, transgression Valls, "trahison" Macron, laïcité en question, et surtout choc de l'attentat contre Charlie Hebdo et l'épicerie casher : la République ébranlée. Cet ouvrage retrace trois années de vie politique française à travers une sélection de billets de janvier 2012 à janvier 2015.
Nicolas Sarkozy veut se représenter. Seulement, le problème c'est que pour être réélu Président encore aurait-il fallu être Président! Depuis le remaniement de la fin 2010 Nicolas Sarkozy s'est lancé dans une grande opération de présidentialistation de sa personne. Au prix d'effort surhumain et sous le regard angoissé de son entourage, Sarkozy tente de se calmer, d'apparaître olympien, cultivé, arbitrale... Bref celui qui veut faire Président est obligé de jouer un rôle de composition mais sa vraie nature, éruptive,survoltée, égotique le rattrape toujours... au grand dam de ses conseillers qui font preuve de plus ou moins de patience.Nicolas Sarkozy est élu depuis mai 2007 mais il n'arrive toujours pas à sortir de la cabine d'essayage du costume présidentiel. Il faut pourtant qu'il soit prêt s'il veut avoir une chance, une petite chance, d'être réélu en 2012.
Résumé : " Je vois bien le cheminement de vos questions. Vous instruisez mon procès. Je serai dans un tribunal, on ne me poserait pas de questions différentes. Mais c'est votre droit, vous êtes libres ! - Monsieur le président, nous souhaiterions que vous nous aidiez à lever les ambiguïtés concernant votre passé. Acceptez notre démarche comme celle de trois journalistes de trente ans qui se sont assigné un devoir de mémoire... Il s'agit d'essayer de comprendre et d'éclairer par votre parcours certains de vos choix. " Pourquoi François Mitterrand a-t-il favorisé la percée du Front national ? Pourquoi a-t-il tenu à faire déposer, chaque année, une gerbe sur la tombe de Pétain ? Pourquoi a-t-il pardonné aux généraux putschistes d'Algérie ? Pourquoi a-t-il conservé d'anciennes amitiés vichyssoises ? Les réponses à ces questions, il faut les chercher en fouillant un demi-siècle d'histoire occultée, en explorant les relations entretenue depuis sa jeunesse par François Mitterrand avec des personnages marqués à l'extrême droite. Un an d'enquête, près de cent cinquante entretiens, l'étude de documents oubliés, parfois inédits, ont permis de mettre au jour des faits irréfutables. Derrière l'amnistie des généraux, le jeu ambigu avec le Pen et les couronnes par le Maréchal, on retrouve toujours " la main droite de Dieu ".
Les hommes ont tendance à vivre en jouant avec logique à certains jeux"" dans leurs relations avec autrui. Ils jouent à ces jeux pour toutes sortes de raisons: pour éviter d'affronter la réalité, pour cacher des motifs profonds, pour rationaliser leurs activités, ou pour rester ""en dehors du coup"". Ces jeux - sauf quand ils se révèlent destructeurs - sont à la fois souhaitables et nécessaires. Le docteur Berne présente une analyse fascinante de trente-six jeux qu'il classe sous diverses rubriques: les ""jeux vitaux"" qui transcendent un mode spécifique de réaction dans une situation donnée, et affectent chaque action du joueur; les ""jeux conjugaux"", auxquels deux personnes peuvent recourir afin de supporter une vie de frustration ou d'insatisfaction (un jeu conjugal des plus joués est celui de ""la femme frigide"", où l'un des deux joueurs provoque une discussion menant à la colère, à l'aliénation des sentiments, pour éviter les rapports sexuels); les ""jeux sexuels"", où quelqu'un provoque des réactions sexuelles chez quelqu'un d'autre, puis, agit comme si lui ou elle était la victime innocente; les ""jeux de société"", sociaux par définition, et qui vont du cancan perpétuel au gémissement chronique; les ""jeux des bas-fonds"" tel que ""aux gendarmes et aux voleurs"", pratiqués le plus souvent pour des gains matériels, mais pouvant aussi viser à des avantages psychologiques; les ""jeux du cabinet de consultation"", peuvent être joués par un malade avec un médecin afin d'éviter la guérison. Le docteur Berne, poursuit dans cet ouvrage le développement et l'élaboration d'un concept qu'il a déjà décrit pour le spécialiste, et qu'il emploie dans son nouveau système de psychiatrie individuelle et sociale, où la thérapeutique de groupe tient lieu de méthode fondamentale, et où l'analyse des jeux forme un élément majeur du traitement. Le docteur Berne montre en outre comment ce concept peut aider à prendre une nouvelle conscience de soi, ainsi qu'à mener une existence plus constructive. Ce livre dont le succès est considérable aux Etats-Unis, traite de façon concise, claire et spirituelle un sujet profondément sérieux qui concerne chacun de nous de la façon la plus intime.
Quand le narrateur rencontre en 2003 Marlon Brando, star déchue sur les hauteurs de Hollywood, il découvre un ogre paranoïaque qui regarde en boucle ses anciens films. Epuisé et ruiné par les pensions de ses divorces, Roi Lear qui aura trop enfanté, dont un fils meurtrier, il n'est plus l'acteur bestial d'Un tramway nommé Désir, le révolté du Bounty qui acheta un atoll à Tahiti, le dictateur paternaliste du Parrain, le crâne monstrueux d'Apocalypse Now, mais un survivant qui attend la mort et cherche la force de l'apprivoiser. A travers un fascinant et joueur face-à-face, le narrateur sera son guide, puis son exécuteur.
Né en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.
Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d?hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : alors qu?il n?était qu?un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique à l?époque de Staline, a été arrêtée sous ses yeux. Qu?est-elle devenue ? L?absence de Klara, la blessure ressentie enfant ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils Iouri. Le père devient patron de chalutier, mutique. Le fils aura les oiseaux pour compagnon et la fuite pour horizon. Iouri s?exile en Amérique, tournant la page d?une enfance meurtrie.Mais à l?appel de son père, Iouri, désormais adulte, répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l?Histoire, lutter contre un silence. Quel est le secret de Klara ? Peut-on conjurer le passé ?Dans son enquête, Iouri découvrira une vérité essentielle qui unit leurs destins. Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, traversé par une nature sauvage.Notes Biographiques : Isabelle Autissier est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire. Elle est l?auteur de romans, de contes et d?essais. Elle préside la fondation WWF France. Son dernier roman, Soudain, seuls, a été un véritable succès. Il s?est vendu dans dix pays, et est en cours d?adaptation cinématographique.