Cet ouvrage attendu sur le mobilier du musée Nissim de Camondo présente pour la première fois une sélection d'environ 180 chefs-d'oeuvre d'ébénisterie, de métal et de menuiserie qui témoignent de l'excellence des arts décoratifs français de la fin du XVIIIe siècle au travers de signatures prestigieuses (OEben, Martin Carlin, Riesener, Foliot, Jacob...). Le comte Moïse de Camondo (1860-1935), qui fit construire l'hôtel particulier qui les abrite, estimait que l'art décoratif des époques Transition et Louis XVI constituait "une des gloires de la France durant la période que j'ai aimée entre toutes". Sylvie Legrand-Rossi, conservatrice en chef, a mené un minutieux travail d'approfondissement de la connaissance de la collection, en s'appuyant sur l'expertise de plusieurs restaurateurs et sur l'apport exceptionnel que constituent les archives du collectionneur. Grâce à une campagne photographique réalisée spécialement, l'auteur nous invite à porter un nouveau regard sur ces chefs-d'oeuvre, extraits de leur décor agencé par le comte Moïse de Camondo pour mieux en mesurer les qualités intrinsèques.
Avril 1938. L'offensive des troupes franquistes sur le haut-Aragon fait fuir des milliers d'Espagnols vers la France par les cols pyrénéens. Au cours de cette première "retirada", une femme épuisée accouche en pleine montagne, dans la neige. L'enfant sera français. Son père, resté sur le front, ne reviendra pas de la bataille de l'Ebre. A partir de cette histoire authentique, l'auteur retrace l'itinéraire d'une femme et de ses parents réfugiés qui ont décidé, pour rebâtir leur vie en France, de ne plus jamais parler des déchirements de la guerre. Le poids de ce silence suscitera chez Antoine, le fils devenu adulte, une vocation de journaliste. La mort prématurée de sa mère lui offre la possibilité de rompre ce pacte d'oubli. Vingt-six ans plus tard, guidé par des lettres retrouvées de son père, il part en Espagne pour comprendre ce que personne n'a pu lui raconter.
Le musée Nissim de Camondo abrite une exceptionnelle collection de services de Sèvres à décor ornithologique, inspirés par les planches aquarellées de François-Nicolas Martinet pour l'édition de luxe de l'Histoire naturelle de oiseaux de Buffon, parue de 1771 à 1786. Ces services Buffon comprennent environ trois cent cinquante pièces acquises par Moïse de Camondo à partir de 1898. Chefs-d'oeuvre du musée, ils témoignent à la fois de son goût pour l'une des productions les plus brillantes de la manufacture de Sèvres et de son intérêt pour l'ornithologie naissante sous le règne de Louis XVI. Abondamment illustré et enrichi d'une présentation à la fois chronologique et typologique, cet ouvrage présente les plus belles pièces des services dits Lefebvre (1784), Kendal (1785), Eden (1787) et de Madame Lefebvre (1792). Les pièces de forme sont données à voir dans toute leur variété (compotiers, seaux à glace, mortier, jatte à punch, tasses à glaces...) et les meilleurs peintres d'oiseaux sont ici mis à l'honneur.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.
Dès les premières heures de la Révolution de 1789, les collections d'armes des rois de France, parties intégrantes du Garde-Meuble de la Couronne, furent dispersées. Ne subsistèrent que les armures, quelques armes à feu et des pièces orientales par la suite intégrées aux collections du musée d'Artillerie, noyau de l'actuel musée de l'Armée. Cet ouvrage est le premier catalogue complet de l'héritage patrimonial du Garde-Meuble conservé au musée de l'Armée; il en souligne toute la signification historique, rappelle l'importance technique et artistique de ces pièces - notamment des armes à feu que les collectionneurs du siècle dernier avaient coutume d'identifier sous l'appellation de "" Cabinet d'armes de Louis XIII "-, constitue également une synthèse sur l'art de l'arquebuserie en France au début du XVIIe siècle. La politique du musée de l'Armée pour accroître ce fonds prestigieux fait l'objet d'une présentation développée. L'analyse critique systématique des armures royales à permis d'en affiner les attributions et d'en suggérer de nouvelles. Des annexes spécifiques comportent la reproduction du texte, resté inédit, du dernier inventaire de cette collection et présentent les autres pièces des collections royales subsistant dans des musées étrangers, de manière à établir le panorama d'un des plus extraordinaires ensembles d'armes à feu jamais rassemblés en Europe."
La partie de l'orfèvrerie la plus répandue et utilisée est sans conteste le couvert et la coutellerie, que nous soyons en famille, seuls ou entre amis, dans la cuisine, la salle à manger ou au restaurant. En présentant d'abord le couvert modèle " filet ", très connu de nos grands-parents, l'ouvrage entend présenter un grand nombre de pièces individuelles et de pièces de service, dont nombre ne sont plus utilisées aujourd'hui : serpes à glace, cuillers à verre d'eau, pelles à foie gras et fourchettes à mangues, parmi tant d'autres. Il illustre également les diverses tendances qui ont marqué l'évolution du couvert : des plus japonisantes à l'Art Nouveau fin de siècle. Ce livre n'est pas un simple répertoire de couteaux, cuillers et fourchettes, mais bien davantage un témoignage de l'art de vivre et des arts de la table.