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Un missionnaire français au coeur de la décolonisation. Tome 1
Legrain Michel ; Gaillot Jacques
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782336002422
Lors des guerres du XXe siècle, l'empire colonial français avait été mis largement à contribution en soldats et en multiples ressources. Il en attendait une juste récompense, à commencer par un réel allégement de la tutelle métropolitaine. Après l'Union Française de 1946 réaménagée en 1958 en Communauté Française avec ses subtiles distinctions, succédèrent dès 1960 les déclarations d'indépendance de la plupart des pays d'outre-mer. Davantage encore que les militaires et les colons, les missionnaires durent s'adapter. Ceux d'entre eux qui avaient approfondi les traditions culturelles indigènes se trouvèrent plus que jamais écartelés entre revendications et comportements des catholiques du cru, et les modalités d'un apostolat fortement formaté par l'Occident. Le Concile Vatican II laissait espérer de larges ouvertures vers ce que l'on appellera par la suite une inculturation de qualité. Les rapides considérations à propos des colonisations et décolonisations ici rapportées sont destinées à mieux saisir le contenu des 91 lettres qui ont ponctué le demi-siècle de la vie missionnaire de leur auteur. Celui-ci est parti vers l'Afrique en 1957, avec ses conteneurs pleins des doctrines et des pratiques françaises et romaines concernant l'art de semer la Bonne Nouvelle telle qu'on la percevait à l'époque. Quelques années en pleine brousse congolaise, suivies de nombreux déplacements pour partager avec autrui interrogations et convictions en vue d'une meilleure évangélisation, l'ont amené à percevoir autrement l'activité missionnaire. Quelques menus aménagements ne pouvaient suffire à un enracinement en profondeur de l'Evangile dans la vie quotidienne sous d'autres cieux. Présentées ici, reproduites pratiquement en leur état de parution, ces lettres, présentées ici en 2 tomes, sont à l'évidence, elles aussi, marquées par les pesanteurs de l'histoire et par les convictions successives de l'auteur. Certains pourront s'amuser à relever les évolutions, voire les contradictions de celui qui ose livrer au public cette vaste tranche de vie. N'est-ce pas la règle du jeu en vue d'une communication qui vise à un enrichissement mutuel ?
Si les romans de la comtesse de Ségur sont réputés être aujourd'hui décalés, c'est davantage en raison de l'univers qu'ils décrivent et des valeurs auxquelles ils se réfèrent que pour une difficulté particulière à y décoder mots et expressions. Nous pouvons toutefois faire l'hypothèse que la langue de la comtesse n'échappe pas au sort de toute langue et que des glissements s'y sont opérés sans que nous y prenions garde. Nombre de mots utilisés naguère ne seraient pas compris comme ils l'étaient alors et les valeurs implicites auxquelles ils renvoient aujourd'hui ne seraient pas celles du code moral et social en vigueur sous le Second Empire. Nous rencontrons chez la fille de Rostopchine des pestards, des busons, des cafards, des capons, des grigous qui ne se gênent pas pour prendre un coup de fil en quatre; quant aux dames et demoiselles, n'en doutez pas, ce ne sont pas toutes des petites filles modèles et nous croisons des pies-grièches, des pécores, des oisons bridés, des péronnelles qui font les renchéries. Passons tout de même à table, puisqu'il y a toujours fricot dans les bonnes maisons. Connaissez-vous le potage de gélinottes et becfigues? Encore un peu de langue fumée fourrée à la pistache? Talmouses, croquembouches ou croquignoles? Sac à papier! Ce n'est pas de la gargote! Vous ne suivez pas? Laissez-vous conduire... Pour instruire l'affaire, nous avons lu les oeuvres complètes de la comtesse muni du Dictionnaire de la langue française de Pierre Larousse, publié en 1856, confrontation improbable mais féconde entre l'aristocrate russe exilée et le fils d'un charron-forgeron de l'Yonne qui dégustait les mots en connaisseur. Tous les deux s'étaient promis d'instruire mais aussi d'éduquer en distrayant.
Aujourd'hui contesté par bon nombre d'Occidentaux, le mariage demeure pour beaucoup le lieu privilégié du partage et de l'amour. Et le remariage après divorce proclame publiquement que l'on espère cette fois-ci réussir une vie commune stable et durable. Or, pour les catholiques, la route de la conjugalité se trouve étroitement encorsetée par un ensemble législatif fixé dans un contexte culturel d'une autre époque. Que dire alors du mariage des catholiques africains, qui, eux aussi et plus que nous, se demandent le pourquoi d'une gestion du mariage si mal inculturée, alors que l'Evangile appelle à l'ouverture et au respect de la diversité de nos chemins de vie. Pour mieux saisir l'origine de telles incompréhensions entre le peuple des baptisé, et sa haute hiérarchie, il nous faut rappeler les profonds changements qui affectent notre monde actuel. C'est le but de ce premier volume. Il s'efforce d'éclairer la manière raide et uniforme dont cette Eglise aborde le mariage, sans prendre sérieusement en compte les mutations environnantes, qui ne sont pas toutes diaboliques. Ce premier parcours permettra de mesurer l'ébranlement de l'édifice matrimonial construit par le catholicisme occidental (volume second). Un troisième tome donne quelques clefs pour saisir les inquiétudes des catholiques d'Afrique noire, pour qui le mariage traditionnel conditionne la culture.
Les profondes secousses culturelles subies par l'Eglise catholique occidentale affectent non seulement le recrutement de son clergé, mais aussi la vie de couple de ses baptisés, dont les moeurs conjugales, matrimoniales et familiales se rapprochent de plus en plus de celles de l'ensemble de la population, déclarent de nombreux sondages. Sociologues et théologiens se retrouvent pour avancer des explications qui tiennent la route, ne se contentant pas d'évoquer un manque de foi ou de générosité spirituelle. Il convient en effet de mesurer que nous vivons au coeur d'un monde en mutations accélérées, alors que l'ensemble législatif régulant le mariage des catholiques, par sa raideur et son uniformité, n'offre plus l'oxygène suffisant pour la respiration de quantité de couples. Dans ce second ouvrage, nous soutiendrons que d'autres approches chrétiennes demeurent pensables, sans trahir les appels de l'Evangile. Dans un premier volume, nous avons tenté de rappeler qu'au coeur de notre monde en rapides changements, l'Eglise était appelée à mieux se positionner entre la méfiance et l'espérance. Pourquoi lui faudrait-il privilégier son pouvoir de lier sur celui de délier (cf. Mt. 16,18) ? Dans un troisième tome, nous mesurerons combien les catholiques africains se trouvent bousculés par l'imposition d'impératifs matrimoniaux nés sous d'autres cieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.