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Finance et calomnie. L'abbé Terray, Ministre de Louis XV
Legay Marie-Laure
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271127075
L'abbé Terray, conseiller au parlement de Paris, Contrôleur général des finances et directeur des Bâtiments du roi, a laissé derrière lui une image exécrable construite dès 1776 par un libelle infamant, un véritable bestseller écrit par deux pamphlétaires virulents. Perçu comme ambitieux, avide et libertin, le ministre déchaîne les passions à une époque où la calomnie est une puissante arme politique pour dénoncer en vrac les arrêts du Conseil, la favorite du Barry, les dépenses de cour ou les financiers, en bref le despotisme ministériel. Derrière cette colère se cache la rancoeur tenace des puissants dont le ministre a réduit les pensions, taxé les domaines, augmenté les charges... La rigueur du Grand houssoir dérange la haute noblesse comme la bourgeoisie, dont les contrats de rentes font craquer les armoires des notaires. Ce ministre est pourtant doté d'un esprit de modération, d'une grande capacité de travail et, n'en déplaise à ses détracteurs, d'une sensibilité raisonnée pour le peuple, dont il défendit les intérêts dans la guerre des grains. Père d'une fille naturelle qu'il tente de protéger, il a quelques amis auxquels il reste fidèle, sans appartenir néanmoins à aucun clan. Il fait montre d'un goût sûr pour les arts et la nature qu'il met en scène dans son château de La Motte-Tilly. Dans cette biographie, la première sur ce personnage, Marie-Laure Legay brosse le portrait d'un homme méprisé, avec en toile de fond les dernières années du règne de Louis XV, entre relâchement des moeurs et triomphe de la spéculation.
Quelles sont les origines financières de la Révolution française? Partant des atouts de la gestion publique en France et notamment des outils mis en oeuvre au temps de Colbert, Marie-Laure Legay montre comment ces outils se sont révélés inaptes à encadrer l'affairisme installé au coeur de l'Etat. En insistant sur les rapports sociopolitiques qui lient l'administration monarchique à ses intermédiaires financiers, l'auteur éclaire d'un jour nouveau les paradoxes d'une gestion organisée à partir de recettes centralisées et de dépenses insuffisamment contrôlées, paradoxes sur lesquels les réformes du XVIIIe siècle ne revinrent pas. L'une des faiblesses majeures de l'Etat royal se dévoile ainsi au lecteur: la défaillance de son contrôle financier, c'est-à-dire du contrôle de l'Etat sur lui-même. Les aménagements techniques de la seconde moitié du siècle se révélèrent trop tardifs et les réformes politiques, de Laverdy à Necker, bien trop frileuses pour satisfaire une opinion qui réclamait des comptes. Une remarquable synthèse sur les blocages politiques et financiers du XVIIIe siècle.
Cet ouvrage propose une quarantaine de cas pratiques, qui permettent de couvrir l'ensemble du référentiel. Il se décompose en deux parties : - la première partie est constituée d'une trentaine de cas, permettant un apprentissage progressif des notions clefs de l'UE 11 ; - la seconde se compose de 12 cas de synthèse, qui permettent de faire le lien entre les différentes notions et de développer l'esprit d'analyse.
L'obligation faite aux gens de loi de conduire les mendiants dans les prisons de la ville la plus proche soulève la question de l'enfermement dans les grandes cités des provinces du Nord. En France, l'État royal croit remédier à ces difficultés par l'édit de juin 1662 ordonnant la création d'un hôpital général dans chaque ville. Les provinces du Nord échappent à ce mouvement jusqu'au XVIIIe siècle. Depuis le XVIe siècle, l'assistance repose sur des institutions charitables placées sous la tutelle des villes. Après les guerres de Succession de Pologne et d'Autriche, sous l'effet d'une croissance démographique et du chômage, ces provinces sont confrontées à une recrudescence de la mendicité. La monarchie renforce d'un coup le cadre réglementaire répressif, les arrestations se multiplient et révèlent l'insuffisance des structures d'enfermement. Dès 1730, les autorités des principales villes du Nord appellent de leurs voeux une nouvelle prise en charge du paupérisme : Les hôpitaux généraux.
Cet ouvrage est le fruit d?une recherche inédite sur les loteries royales, menée à partir de fonds d?archives parisiens, bruxellois et viennois. Cette recherche restitue le contexte et dévoile les véritables enjeux des loteries royales créées par les souverains au siècle des Lumières dans les grandes capitales européennes. Premier outil d?ingénierie financière, avec la banque royale qui lui est contemporaine, à être basé sur la confiance, les loteries sont à l?origine d?une utilisation inédite de l?espace public et de là, d?une rupture avec la culture du secret qui caractérisait les Etats absolus.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.