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Louis Guilloux politique
Legavre Jean-Baptiste
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753548954
La politique est omniprésente dans l'oeuvre littéraire de Louis Guilloux (1899-1980). Si le constat n'est pas nouveau, aucun travail collectif ne s'était jusqu'ici proposé de partir du texte littéraire pour en éprouver, sur ce point, les constances, les évolutions, les ruptures. Le résultat a l'avantage de sortir des clichés qui marquent un écrivain irréductible aux étiquettes simplifiantes et pourtant tenaces, de "l'écrivain du peuple" à "l'écrivain breton", en passant par le "franc- tireur". Les contributeurs - et c'est tant mieux - n'adoptent pas tous le même regard. Certains insistent sur la continuité des représentations politiques depuis ses premiers écrits (profond malaise devant l'embrigadement politique ; adhésion de surface aux téléologies politiques...). D'autres préfèrent souligner les évolutions, sinon les ruptures des années trente, après le soutien apporté à l'URSS. Mais Louis Guilloux s'il se situait à gauche "de naissance" comme il le disait lui-même, s'il condamnera les dérives staliniennes et les logiques politiques bureaucratiques le fera le plus souvent implicitement, comme "en sourdine", préférant s'attacher à travers la stylisation de ses personnages, à montrer que tout homme, y compris le pire des "salauds", mérite compassion parce qu'il conserve une part d'humanité. Ce livre rassemble douze contributions de spécialistes de Louis Guilloux, venus d'horizons différents (lettres, science politique, sciences de l'information et de la communication...) : Jean-Charles Ambroise, Pascal Dauvin, Arnaud Flici, Sylvie Golvet, Jean-Baptiste Legavre, Grégoire Leménager, Yves Poirmeur, Valérie Poussard-Fournaison, Anne Roche, Michèle Touret, Alexandra Vasic.
Les journalistes aiment rappeler que leur métier se construit dans la distance. Distance avec les pouvoirs, distance avec les "sources" - celles qui donnent des informations aux gens de presse. Mais comment obtenir des informations qui ne seraient pas le reflet des seuls discours des institutions et de leurs stratégies de communication ? Par un apparent paradoxe, les journalistes n'ont d'autre choix que de quitter, au moins un temps, les habits commodes (et utiles) des défenseurs-de-la-démocratie pour se rapprocher de leurs sources. Tout le paradoxe est là : être "au contact" des sources n'est pas sans risque - le spectre de la "connivence" n'est jamais loin - mais permet aussi de recueillir de précieuses informations pour rendre compte. C'est bien ici que prend place ce qu'il convient d'appeler l'informel. Le mot permet d'éclairer un ensemble de pratiques qui s'opposent a priori à la dimension officielle, publique, du métier, d'indiquer et de comprendre des écarts, des tensions, des intrications. Il fait entrer qui s'y essaie dans une zone grise occupée par journalistes et informateurs, une zone faite de compromis, d'essais et d'erreurs. Mais il enrichit la compréhension de l'activité, en laissant aux moralistes le rôle (commode) de dénoncer, loin de la bataille.
Résumé : Qu'est-ce qu'un média ? un discours ? un réseau ? la liberté d'expression ? Voilà quelques exemples qui donnent une idée de l'étendue du champ couvert par les sciences de l'information et de la communication, une discipline encore jeune qui offre des formations très diverses (journaliste, médiateur culturel, webmestre, chargé de communication...). Croiser les approches (sociologique, juridique, historique, économique, sémiologique) est la meilleure façon de construire ces sciences qui cherchent à penser le monde en mettant la communication au coeur de la réflexion. En 100 mots, un collectif d'auteurs se propose de relever ce défi en privilégiant l'entrée "médias".
La communication interne apparaît aujourd'hui comme un enjeu stratégique pour les entreprises comme pour les administrations. Bénéficiant d'une reconnaissance croissante, les services de communication interne ne se limitent plus, comme autrefois, à la simple publication des supports d'information interne. Au contraire, ces professionnels se voient de plus en plus fréquemment invités à accompagner, promouvoir et faire accepter les transformations organisationnelles et managériales qui bousculent les organisations privées et publiques. Croisant les regards d'une douzaine de praticiens et d'universitaires, ce livre explore ainsi les changements dans la communication interne et par la communication interne. Quels rôles sont amenés à jouer les communicants internes ? Comment parviennent-ils à trouver leur place au sein des organisations ? Dans quelle mesure participent-ils à la définition et à l'entretien de nouveaux imaginaires professionnels ? Disposent-ils des instruments pour répondre aux contradictions et aux souffrances suscitées par la généralisation des impératifs de modernisation et d'évolution permanente ?
Louis Guilloux (1899-1980) dispose de marqueurs médiatiques très tôt avec La Maison du peuple (1927) et Le Sang noir (1935). Ils lui offrent des ressources (il est identifiable et dispose d'une place dans l'espace littéraire). Ils le lestent aussi d'un poids (la figure de l'écrivain-du peuple). A chaque fois, les médias semblent "réqresser" vers les oeuvres les plus connues pour confirmer la définition de la situation antérieure, soit un Guilloux écrivain révolté et anti-bourgeois. Analyser les réceptions médiatiques d'un écrivain, c'est aussi mieux voir les transactions à l'oeuvre. Guilloux compose, accepte, masque. Il évite aussi de parler de ce dont il ne souhaite pas parler, comme son voyage en URSS en 1936. Guilloux tente encore dans les médias de lutter contre sa peur de trahir ses origines autant que de dissimuler sa grande difficulté à se penser comme un théoricien de la (de sa) littérature. En observant au fil des contributions les réceptions de l'oeuvre de Louis Guilloux se dessinent en arrière-plan la vie des périodiques autant que le travail de la critique littéraire tout au long du XXe siècle.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.