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La belle de Joza
Legátová Kveta ; Antolin Eurydice
NOIR BLANC
14,20 €
Épuisé
EAN :9782882502018
Traquée par la Gestapo, une jeune doctoresse tchécoslovaque doit lier son destin à Joza, un "idiot de village" qu'elle a remis sur pied. Pour effacer toute trace, il lui faut suivre cet homme jusque dans ses montagnes, en Moravie, et devenir sa femme. En un instant, Eliska abandonne une vie pleine de promesses, des amis aussi brillants qu'elle-même, un amant bien en vue, une carrière. Là-haut, elle trouvera une baraque au sol d'argile, un village d'hommes rustres et de femmes soumises, des usages d'un autre temps. Roublards comme des maquignons et crédules comme des enfants, ceux de Zelary n'aiment rien tant que se battre et écouter des fables. Joza, lui, est une force de la nature. Lorsqu'il avait quinze ans, son père l'a plus ou moins vendu au patron d'une scierie. Isolé, exploité sans vergogne, Joza ne se plaignait jamais. Il a vécu ainsi, sans même espérer que la vie pût changer. Dans un paysage qui est comme en suspens, pour quelques instants encore, au-dessus de la catastrophe européenne, ces deux-là vont vivre leur "miracle personnel".
- On ne prend pas les vieilles, ici. Les hôtes n'eurent pas à subir d'autres traits d'esprit du même genre. De sa dextre aguerrie, Lucka le frappa sous l'oeil. À la taverne, elle ne craignait pas de bondir au milieu de gaillards éméchés, alors même que les couteaux volaient. Bien entendu, le lieutenant n'en pouvait rien savoir." Zelary, "des maisons, un bout de forêt", est un hameau perdu dans le massif des Beskides, en Moravie du Nord. La vie y est difficile, faite de passions simples qui se nouent dans la violence et se dénouent parfois dans la grâce. Au fil des neufs récits qui composent ce roman, le paysage révèle ses splendeurs et ses gouffres. Sous le réalisme implacable du texte, le lecteur sent poindre la tendresse de l'auteur pour ses personnages: Helenka, une adorable petite fille, qui voudrait tant avoir une barque qu'elle propose de l'échanger contre son âme; Lucka, l'impossible sorcière; Lipka, l'orphelin que l'on suit dans sa fugue éperdue; le curé, l'instituteur, Joza le forgeron, chacun livré à ses démons intimes. En mêlant passé et présent, souvenirs et destin, Kvéta Legatova fait jaillir le glorieux grouillement de la vie quotidienne. D'abord tiré à 400 exemplaires, ce livre d'une débutante de quatre-vingt-deux ans a semblé si neuf et si beau au public tchèque qu'il fallut en imprimer 50 000 de plus.
Biographie de l'auteur De son vrai nom Vera Hofmanova née en Moravie en 1919, enseignante obstinément affectée dans des zones de montagnes par les autorités communistes voyant en elle « un cas problématique », Kveta Legatova, connaît un succès littéraire foudroyant au début des années 1990 avec la parution de son recueil de contes intitulé Zelary. Le prix d'État pour la littérature est aussitôt décerné à cette jeune auteur de 82 ans.
Hérétique, schismatique, Juif converti à l'islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakób Frank a traversé l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n'y avait qu'un pas ? et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant des plus simples : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect d'autrui. Il voulait l'égalité. La vie de ce personnage historique, qui fut considéré comme le Luther du monde juif, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire. Un critique polonais, saluant la réussite absolue de ce roman de mille pages, dit qu'il a fallu à Olga Tokarczuk une " folie méthodique " pour l'écrire. On y retrouve les tragédies du temps, les guerres, les pogroms et la ségrégation, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les cuisines, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l'on peine, l'étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu'on raconte aux petits enfants, les mariages où l'on danse, les rires et les premiers baisers. Ainsi que le dit le père Chmielowski, l'autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est " la perfection des formes imprécises ". Au milieu du XVIIIe siècle, dans le royaume de Pologne et bientôt à travers toute l'Europe des Lumières, le singulier destin de Jakób Frank : mystique, habile politique, débauché, chef religieux ou charlatan, il fut pour les uns le Messie de la tradition juive, pour les autres un hérétique, ou pire, un traître. Pour conserver à son héros toute son ambiguïté, sa complexité et la polysémie de son apparition, la romancière a choisi de ne le montrer qu'à travers les yeux et les propos d'une foule de personnages de tout milieu et de toute condition. Cette épopée universelle sur l'appartenance, l'émancipation, la culture et le désir, est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l'oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu'elle soit religieuse ou philosophique.
A Saint-Pétersbourg, les bolcheviks ont déjà gagné la guerre civile. Mais en Sibérie, à l'extrême est de la Russie, les Iakoutes résistent et tentent un dernier assaut contre l'Armée rouge. En 1922, le général Anatoli Pepeliaïev, poète à ses heures, défenseur de la justice et de la liberté, rassemble les soldats dispersés de l'Armée blanche et met sur pied un détachement de volontaires pour soutenir l'insurrection iakoute. Face à lui se dresse un commandant de l'Armée rouge, Ivan Strod, anarchiste et futur écrivain à succès. Lui aussi est une figure énigmatique de la révolution de 1917. Les deux hommes, guidés par des idéaux très proches, sont devenus ennemis par la force du destin. Dans cet épisode méconnu de la guerre civile russe, Youzefovitch dépeint les passions humaines : l'amour et la souffrance individuelle qui se cachent derrière les idéologies, la soif de justice, mais aussi l'ambivalence des personnages, tout à la fois oppresseurs et victimes. Au coeur du récit, la rivalité tragique des deux héros, dans les neiges de Sibérie, se révèle comme une captivante histoire de vie, d'amour et de mort.
Résumé : De 1952 à sa disparition en 1977, Charlie Chaplin vit avec sa famille au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse). Dès son installation sur les bords du lac Léman, le génie du 7e art choisit comme photographe personnel un jeune homme arrivé de Paris quatre ans plus tôt : Yves Debraine. Leur collaboration perdurera jusque dans les années 1970. Le photographe est chargé de réaliser les cartes de voeux des Chaplin, mises en scène dans des situations à chaque fois différentes par le grand cinéaste. Mais aussi de documenter les fêtes de famille, les réceptions, la vie de famille, les remises de prix, les visites en Suisse, le maître au travail sur ses derniers films et l'écriture de ses mémoires. Pour la première fois réunies dans un livre, ces photographies montrent un Chaplin apaisé, toujours créatif, à l'abri du tumulte du monde derrière les hautes frondaisons du manoir de Ban. Discret observateur de l'intimité de Charlie Chaplin, de sa femme Oona et de leurs enfants, Yves Debraine donne la pleine mesure de son talent, alors reconnu par les plus grands magazines internationaux, dont Life aux Etats-Unis. Chaplin personal propose une sélection des archives Chaplin d'Yves Debraine, dont un bon nombre d'images inédites. Il accueille également un texte inédit du photographe, où il témoigne de son expérience à la fois professionnelle et humaine au manoir de Ban. Le livre comporte une introduction et une biographie du reporter-photographe par son fils Luc Debraine, directeur du Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (Suisse). Un témoignage de l'un des enfants de Charlie Chaplin est aussi attendu.
Né en 1933 à Zurich, René Burri est partout où l'histoire se joue. Membre de l'agence Magnum depuis 1955, il photographie le Moyen-Orient, la Guerre des Six Jours et celle du Viêt Nam ; il parcourt le Japon, la Chine, l'Europe, l'Amérique du Nord et du Sud. De nombreuses personnalités sont passées devant son objectif : Picasso, Le Corbusier, Niemeyer, Giacometti ou Tinguely. En 1963, il réalise son célèbre portrait du "Che au cigare" qui le fera connaître auprès de tous les publics. Les liens entre René Burri et le Musée de l'Elysée sont ancrés dans l'histoire de l'institution. Son exposition "Les Ruines du futur" y est présentée en 1987, suivie d'une rétrospective en 2004. En 2013, René Burri décide de créer une fondation à son nom au Musée. A partir de ce fonds exceptionnel, le Musée de l'Elysée a programmé une nouvelle rétrospective. Celle-ci révélera pour la première fois l'ensemble de l'oeuvre multiple de Burri. Les photographies seront mises en perspective avec ses films, carnets de voyage, collages, dessins, aquarelles... On y découvrira ainsi la part plus intime d'un des plus grands photoreporters de notre temps.