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Un album de silence
Lefèvre Françoise
MERCURE DE FRAN
13,70 €
Épuisé
EAN :9782715228498
Toutes ces fibres en moi qui vibraient au moindre souffle de vent, au sourire d'un enfant, au chant d'un violoncelle, à l'arrivée du printemps... je ne savais pas que ce sentiment d'allégresse, maintes fois ressenti depuis l'enfance, c'était la joie. Cette joie perdue, je suis restée prisonnière d'une saison d'amour où j'erre sans fin, je reconnais ces murmures, ces rires étouffés, ces comptines, ces chuchotements derrière les persiennes tirées sur la pierre brûlante des siestes. Rien encore ne m'avait tuée. Aucune lame ne m'avait transpercée, j'aurais préféré perdre l'usage d'un membre plutôt que la joie, l'amour, le goût du partage et cette gaieté qui était la mienne. Aujourd'hui, restent les mots pour dire ce qui a disparu. Il est temps pour sauver les images heureuses du passé avant de tourner la page ultime de cet album de silence. Biographie: Françoise Lefèvre est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont La première habitude, Le petit prince cannibale, prix Goncourt des Lycéens, Consigne des minutes heureuses, Alma ou la chute des feuilles, Se perdre avec les ombres.
Ce livre est un instant de doute. Françoise Lefèvre vacille, oscille entre renoncement et exaspération. Renoncement à poursuivre sa lente "consigne des minutes heureuses" et autres "lueurs pâlissantes de la vie" dont elle couvre depuis vingt-cinq ans ces pages blanches qui l'effraient tant. Exaspération face aux critiques aujourd'hui muets qui autrefois savaient la défendre. Une nuit, surgit ce rêve, comme un cri : elle a commis un de ces "best-sellers" que l'on s'arrache. Au réveil, elle tente d'en retenir le sujet, mais il lui échappe. De rage, elle jure l'écrire. Puis le désabusement s'estompe comme une brume. Apparaissent la solitude, la lassitude, l'épuisement de l'écrivain, luttant "pour vivre, simplement vivre". Françoise Lefèvre a toujours écrit "loin de la dictature des meilleures ventes". La Première Habitude, son premier roman n'en reçut pas moins le Grand Prix des lectrices de Elle en 1974 et Le Petit Prince cannibale le Prix Goncourt des lycéens en 1990. Elle n'a pas cessé, depuis, de "glaner encore quelques lumières, quelques merveilles", arrachées aux ténèbres. --Laure Anciel
Résumé : C'était à Paris, le 23 juillet 1974 à la fin de l'après-midi. C'était à l'heure de votre mort. Ni vous ni moi ne pouvions imaginer que vous mourriez la nuit même. Ne dit-on pas que nul ne sait ni le jour ni l'heure?
Y a-t-il un âge pour l'amour, ses joies, ses peines, ses débâcles? C'est l'après-midi d'une fin de printemps que Madame Neige voulut en finir avec ce chagrin qui dévorait sa vie, rongeait son corps et son esprit. Un chagrin d'amour si noir et profond qu'il lui brisait les os, avalait ses forces vives. Elle décida de mettre un terme à sa souffrance. Elle ferma les volets de sa chambre, tira les doubles rideaux, s'allongea sur son lit et s'endormit pour ne se réveiller qu'au bout de vingt-cinq ans. C'est alors que la neige se mit à tomber...
Jeanne est cantatrice. Vivien est photographe et fou amoureux d'elle. Elle abandonne son métier pour se marier avec lui, lui faire des enfants, devenir sa "bergère". Mais un an après leur rencontre, le mari se substitue à l'amant, qui s'éloigne d'elle à jamais.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.