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La grosse
Lefèvre Françoise
ACTES SUD
9,30 €
Épuisé
EAN :9782742702442
Rien ne prédestinait Céline Rabouillot à devenir garde-barrière. Elle lit des livres, parle trois langues, comprend les enfants comme personne. Elle accompagne un homme âgé qui a aimé les abeilles, la bonne chère et les grands crus de Bourgogne. Mais elle est grosse, trop grosse pour les "autres" que dérangent ses manières et ses habitudes. Et la voilà - elle qui porte le poids de l'absence, le chagrin d'un enfant mort - vouée à la haine sournoise de ceux qui n'acceptent la différence sous aucune de ses manifestations. Dans ce récit tragique, aux pages tour à tour fiévreuses et révoltées, Françoise Lefèvre, en même temps qu'elle évoque cette cruauté par phrases impitoyables, s'attache à révéler la somme de grâce et de tendresse qui fait de Céline Rabouillot un être de passion, une Marie-Madeleine d'aujourd'hui.
Ce livre est un instant de doute. Françoise Lefèvre vacille, oscille entre renoncement et exaspération. Renoncement à poursuivre sa lente "consigne des minutes heureuses" et autres "lueurs pâlissantes de la vie" dont elle couvre depuis vingt-cinq ans ces pages blanches qui l'effraient tant. Exaspération face aux critiques aujourd'hui muets qui autrefois savaient la défendre. Une nuit, surgit ce rêve, comme un cri : elle a commis un de ces "best-sellers" que l'on s'arrache. Au réveil, elle tente d'en retenir le sujet, mais il lui échappe. De rage, elle jure l'écrire. Puis le désabusement s'estompe comme une brume. Apparaissent la solitude, la lassitude, l'épuisement de l'écrivain, luttant "pour vivre, simplement vivre". Françoise Lefèvre a toujours écrit "loin de la dictature des meilleures ventes". La Première Habitude, son premier roman n'en reçut pas moins le Grand Prix des lectrices de Elle en 1974 et Le Petit Prince cannibale le Prix Goncourt des lycéens en 1990. Elle n'a pas cessé, depuis, de "glaner encore quelques lumières, quelques merveilles", arrachées aux ténèbres. --Laure Anciel
Le 22 novembre 2002, j'ai eu soixante ans. Le besoin de disparaître a été plus fort que tout. En m'éloignant de la maison, j'aurais voulu effacer de ma mémoire l'amour et le sentiment maternel. Tout ce qui a gouverné ma vie, raflé mon temps. Oublier aussi les livres que j'ai écrits. Oublier les jours, les années à aimer, écrire, veiller comme la sentinelle que je n'ai jamais cessé d'être. Comment retrouver la clé d'un royaume perdu? Il suffit d'une chambre de hasard, de la flamme d'une chandelle, d'un chagrin vieux comme le monde. Ecrire devient le dernier refuge. Le dernier lien. Vieillir. Ecrire. C'est pareil. C'est ramasser le petit bois mort de la vie pour en faire un livre. Mais le livre le plus lumineux, ne serait-ce pas celui dont on laisse les mots défiler sous nos paupières et qu'on n'écrira jamais?
Résumé : " Pour informer les élèves, j'ai placé cette affiche dans le hall du collège : Si tu entends des mots Si ces mots se pressent dans ta tête Si tu n'as pas peur de les écrire, Alors, ose Viens me rejoindre à l'atelier d'écriture, toi aussi, tu peux écrire aussi librement que tu respires. Je peux t'aider. Ensemble, on a frôlé des rêves. On a construit des phrases qui sont comme des maisons, des tentes d'Indiens ou des cabanes de trappeurs. On s'est promené dans des souvenirs tristes ou heureux, on a secoué ses ailes pour essayer de voler, on a plané au-dessus des fleuves, on s'est caché dans des jardins remplis de hautes herbes. On a dormi dans des arbres. On s'est souvenu d'êtres disparus. On a osé parler d'amour. On a osé écrire noir sur blanc ce qu'on a sur le c?ur. "
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.